Le 17 mai, une décision de justice officialise l’interdiction du Parti Communiste ukrainien. C’est le résultat d’un travail de « dé-soviétisation » lancé depuis maintenant 8 ans. Il ne faut pas oublier que depuis 2014 le PCU s’est vu écarter de la Rada Suprême, et par la suite en 2015 le parti s’est retrouvé dans l’impossibilité de se présenter aux élections nationales. Les symboles communistes tel que la faucille et le marteau sont proscrits, les statues de Lénine sont déboulonnées, les fresques socialistes sont modifiées ou détruites. En quelque sorte le PCU était déjà interdit de facto depuis 2014-2015.

La bourgeoisie nationale et l’euro-bourgeoisie ont longuement travaillé à la destruction de la mouvance progressiste en Ukraine. Il faut agir et montrer aux masses la réalité politique du pouvoir bourgeois ukrainien car ce modèle de décommunisation se normalise tranquillement dans toute l’Europe. Cette répression de nos camarades passera sans doute inaperçue dans nos médias nationaux, étouffée sans doute par les appels odieux à la guerre exterminatrice de la bourgeoisie euro-atlantique, la répression et torture d’opposants n’est pas un problème pour nous « démocrates » à géométrie variable quand c’est Kiev qui est responsable.

Cette guerre sert d’ailleurs d’accélérateur à la répression des mouvement progressistes. Il faut tout de même rappeler que 11 partis de gauche se sont fait interdire le même jour sous prétexte d’être « pro-russes ». Dans les faits la répression à l’encontre des communistes est extrêmement brutale, comment ne pas avoir une pensée émue pour les frères Kononovitch toujours emprisonnés -et sans doute torturés- par Kiev car communistes ? Combien de camarades devront souffrir et mourir sous les coups des milices néo-nazies du Capital pour que le monde ouvre enfin les yeux sur le fameux « modèle » de « démocratie » ukrainien ? Il faut se mobiliser à l’international afin d’exiger la fin de cette répression injuste envers nos camarades et d’exiger la libération immédiate des frères Kononovitch, ainsi que tous les opposants politiques au régime de Kiev.

Le collectif international des JRCF