Beaucoup d’eau … et de capitalisme : le PC belge souligne les tragiques conséquences de l’euro austérité

Juillet 2021, d’importantes inondations frappent l’Allemagne et la Belgique. Une catastrophe naturelle évidemment. Mais dont les conséquences sont dramatiquement amplifiées par le capitalisme : c’est ce que souligne les communistes en Belgique,pointant du doigt les conséquences de décennies d’euro austérité imposée par l’Union Européenne. Et rappelant que le budget annuelle de la sécurité civile belge, 147 millions d’euros, c’est moins que l’achat d’un chasseur bombardier F35 par a Belgique pour l’OTAN.

Au moment où la Grèce brule, on ne manquera pas de souligner que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Avec le montant de l’achat d’un rafale, combien de canadair Ahtène aurait elle pu acheter ?


Beaucoup d’eau… et de capitalisme

Catastrophe naturelle, on ne sait rien faire contre ça etc.Deuil national… Pour les très nombreuses victimes.La hausse de la température de la planète, qui est un fait, augmente mécaniquement l’évaporation de l’eau des océans et rivières, “Il est clair que, depuis plusieurs rapports, le GIEC prévoit une intensification des événements extrêmes de ce type, notamment les pluies. Les scientifiques observent déjà une forte augmentation des précipitations extrêmes, ces vingt dernières années. »On ne peut pas dire que l’on n’était pas prévenus.Gouverner c’est prévoir paraît-il. Ça n’a manifestement pas été le cas lors des énormes inondations de juillet. Il y a 15 jours qu’il « pleuvait des cordes », tout qui habite près de cultures sait que quand les terrains sont gorgés d’eau, au prochain gros orage, c’est parti, ça déborde. D’autant plus que sous la contrainte de la productivité imposée aux fermiers, il y a regroupement des parcelles et création d’immenses cultures d’une pièce. Les terres partent à vau-l’eau, s’érodant et se ravinant sous la pluie et le soleil. Le sol s’appauvrit, et les cultivateurs doivent compenser par l’ajout de fertilisants chimiques, les engrais.

Comme « la mode » est de construire sa maison 4 façades, les habitants le long des terrains de cultures en pente le savent à leurs dépens, lors de fortes pluies, l’eau s’invite chez eux, passe parfois par leur salon et leur jardin… De nombreux permis de bâtir en zones inondables ont été octroyés car cela rapporte aux communes via le revenu cadastral.C’est hyper connu que les innombrables parkings commerciaux, bétonnés, asphaltés, envoient l’eau dans les égouts et les ennuis plus loin, plus bas..

.La crise s’approchait à grands pas vu que les responsables locaux ont dû évacuer des camps scouts.Le service météorologique ça existe, il aurait pu savoir que de très grosses pluies arrivaient. Ils auraient pu prévenir les populations, ne pas laisser les habitants se laisser surprendre par la brusque montée des eaux. Il y aurait certainement eu beaucoup moins de morts !Sans création d’un réseau d’évacuation suffisant les capacités de drainage et d’infiltration d’une zone peuvent être insuffisantes pour évacuer les eaux reçues, qui s’accumulent alors, c’est l’inondation. Ce phénomène est accru lorsqu’il y a eu une imperméabilisation des sols (urbanisation effrénée) ou un déficit de curage des petites rivières pour des raisons budgétaires.

De plus, spécifiquement en Wallonie et en Allemagne, dans les bassins miniers, dès le début des concessions minières, pour des raisons de rentabilité les concessionnaires n’ont pas procédé au remblayage complet et systématique des veines déhouillées, ce qui provoqua, petit à petit, l’effondrement des terrains supérieurs. Cela cause des affaissements régionaux de terrain pouvant aller jusqu’à 12 mètres ! Ce phénomène est connu de longue date et après les grandes crues de 1925-1926, l’état décida de créer les sociétés de démergement qui, en collaboration avec les sites miniers, entreprirent de grands travaux de collecte des eaux et la construction de stations de pompage de grande puissance. Ces travaux sont particulièrement nécessaires dans les anciennes régions minières, de Liège au Borinage, ou d’Allemagne, là où le sous-sol jadis exploité pour son charbon doit être sécurisé.A la fin des mines et à l’abandon de leurs responsabilités, l’état repris tout l’assainissement des eaux. Puis viennent les réformes de l’état et la Région Wallonne reprend le fardeau, avec moins de moyens financiers. Coup final : Les traités d’austérité européens verrouillent les finances publiques à tous les niveaux.

Or le réchauffement climatique qui est une réalité exige de procéder à de nouvelles analyses et à de très grands travaux d’infrastructure. Il est urgent de réparer, de restaurer l’actuel réseau de démergement. En 2018 une étude signale que dans dans un avenir très proche que la subvention annuelle en investissement ne suffira même plus à couvrir les coûts de rénovation de l’existant. Alors qu’il faut renouveler sans arrêt les anciennes installations.Quel est l’état réel du réseau de démergement en 2021 ?

En ce qui concerne l’aide civile durant les inondations, la casse des services publics avec, notamment la limitation des pompiers (30% en moins) et la fermeture des postes de protection civile (4/6) sous le gouvernement Michel ont gravement impacté le sauvetage des gens. Manque de personnel, manque de matériel. Appel tardif à l’armée etc.

Les responsables politiques se réjouissent des aides promises : aides communales, régionales, nationales et européennes sont annoncées, dont par la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen. Pensez-vous que l’Union Européenne et le gouvernement Belge à sa suite vont revoir la criminelle politique d’austérité et la continuation des énormes cadeaux aux multinationales et à l’OTAN ? Non, ils foncent dans le mur de plus en plus vite ! On constate que la dotation pour la Protection Civile (147 millions en 2018) est inférieure au coup de l’achat d’un F35 à prix plein.

Ce n’est donc pas uniquement une catastrophe naturelle mais bien à cause du capitalisme : pas d’anticipation, bétonisation à outrance, priorité à la productivité, aux bénéfices. Aucun souci pour le bien de la population, pas d’anticipation, réaction après-coup, plus de grands travaux d’amélioration du démergement.Les rapports de production capitalistes ont rendu ce système tellement obsolète, tellement dépassé, tellement contraire au développement de l’humanité qu’il ne peut se maintenir que par une violence croissance contre les hommes, par la tendance à la guerre, aux guerres impérialistes, par une concurrence dévastatrice de tous contre tous, par l’arasement des souveraineté nationales (via, notamment, l’Union Européenne), par la course au profit de plus en plus monstrueuse qui rase tout sur son passage, l’humain et bien sûr l’environnement

.Il est urgent de nous débarrasser de ce système exterministe !