Antidémocratique, antisociale : la preuve par la Grèce, les Pays-Bas et les ordonnances qu’il faut sortir de l’Union Européenne !

, Pays-Bas : le sort fait aux peuples grec et néerlandais, à leur vote démontre la nature profondément totalitaire de l’, un système anti-démocratique et antisocial.
Une véritable dictature aux méthodes de plus en plus dures et violentes pour priver les peuples de toute souveraineté et écraser les travailleurs sous une exploitation toujours plus intense et dure. Alors qu’en France, le changement de personnel à l’Élysée et à Matignon ne conduit qu’à poursuivre avec encore plus de brutalité l’application de la politique décidée à Bruxelles – Loi travail XXL imposée à coup d’ordonnances, austérité massive avec hausse de la CSG et des impôts pour les travailleurs pour donner des milliards d’euros aux multinationales,casse de la sécu et de l’assurance chômage, destruction de l’environnement … – l’urgence pour tous les travailleurs en Europe, c’est bien pour la démocratie, la paix, le progrès social et l’écologie de sortir de l’UE, de l’, de l’OTAN et du Capitalisme.
En France, le PRCF lance à nouveau un appel au rassemblement tous ensemble et en même temps, à travers un front populaire, un front antifasciste, patriotique, populaire et écologique pour le FREXIT populaire !
Loi Travail, ordonnances, réforme des retraites, privatisation d’EDF-GDF, privatisation de France Telecom, privatisation de la SNCM, libéralisation du rail etc… voici entre autres désastres les résultats bien concrets de l’Union Européenne en France. Quant à l’euro, au- delà de la hausse des prix, chacun peut surtout constater combien la Banque Centrale Européenne est au service des grandes banques, mais via le critère des 3% de déficit public et l’interdiction de financer les États, cette monnaie est avant tout le garrot qui sert à étrangler les peuples pour les contraindre par la force de céder l’ensemble des conquêtes sociales de plus de 150 ans de luttes sociales.

Vous avez dit élections libres ? l’UE piétine les référendums pour faire régner la dictature du Capital.

Juillet 2015, les Grecs votent par sur le plan d’austérité que veut leur imposer l’UE et auquel se soumettent Alexis Tsipras Syriza et le parti de la gauche européenne. À une écrasante majorité et malgré une campagne médiatique de terreur, l’étranglement financier via l’euro du pays, le peuple grec refuse de céder.

Courageusement, des millions de Grecs se rendent aux urnes et envoient un puissant OXY (NON) à l’Union Européenne du Capital et son austérité.

Immédiatement, le président de la commission européenne réplique qu’il n’y a pas de “choix démocratique contre les traités européens”. Et Tsipras, soutenu, faut-il le rappeler, par Pierre Laurent et le P”C”F en France qui fait parti de la même organisation pro-UE, le parti de la gauche européenne, il est vrai généreusement financé par la commission européenne – décide de piétiner le vote démocratique du peuple grec. Et d’appliquer le plan d’austérité imposé par l’Union Européenne.

Entre la démocratie, le progrès social et l’Euro et l’Union Européenne du Capital, Tsipras, Syriza, le PGE choisissent l’Euro et l’Union Européenne.

Deux ans après, l’Union Européenne continue d’imposer de nouveaux plans d’austérité à la Grèce, de faire les poches aux travailleurs grecs. Au mois de juin, l’UE a ainsi imposé une coupe de 5 milliards d’euros dans les dépenses publiques grecques. L’équivalent d’une coupe de 50 milliards d’euros pour la France. 5 milliards d’euros de baisse de retraites, de hausses d’impôts pour les travailleurs, de privatisation des services publics. Notez bien que c’est exactement cela la politique de Macron, à la suite de celle de et Sarkozy.

Tsipras et le PGE ne cessent de crier que l’UE protège, que sortir de l’Euro ce serait la catastrophe : la réalité – et les grecs peuvent en témoigner tout comme les ouvriers de Goodyear, PSA, Continental, Florange etc… – c’est que la catastrophe pour les travailleurs c’est d’y rester !

D’ailleurs, alors que Tsipras ne cesse de promettre que le prochain plan d’euro-austérité permettra un allègement de la dette grecque, la réalité est implacable et cruelle : l’UE ne cesse de faire gonfler la dette grecque. Une dette profitable pour les grandes banques privées, en particulier françaises et allemandes, une dette profitable pour la BCE, qui génère des milliards d’euros d’intérêts. Des intérêts qui sont la principale cause de l’augmentation des dettes publiques.

Rester dans l’UE, pour la Grèce, cela a eu un résultat évident : priver à 100% le peuple du moindre pouvoir, et faire baisser les salaires de 35% entre 2010 et 2016, les retraites de 45% et le PIB de 27%.

Les Pays-Bas enterrent le résultat du référendum UE / Ukraine

Apparemment, c’est en voie de devenir une marotte détestable, chaque fois que le peuple, lorsqu’il est consulté, s’exprime contre l’intégration européenne, les résultats sont systématiquement foulés aux pieds.

Le 6 avril 2016, le peuple néerlandais était appelé à se prononcer par voie de référendum sur l’accord de coopération UE/Ukraine, et le rejetait à 61,1%.

Il n’aura fallu qu’un an pour que le gouvernement de Mark Rutte, appuyé par le Conseil Européen, piétine la volonté souveraine du peuple néerlandais. Sans aucun argument ni justification. À l’image de Sarkozy réunissant un parlement félon pour ratifier le traité constitutionnel européen renommé, vite fait mal fait, traité de Lisbonne, c’est vers des députés godillots du sénat de de la chambre basse néerlandaise que Rutte s’est tourné pour se moquer du vote des citoyens néerlandais. Une récidive totalitaire, alors que le parlement néerlandais avait déjà piétiné le vote à 61,54% des Hollandais contre le TCE le 1er juin 2005.

Il n’y a pas de choix démocratique contre les traités européens proclame le Kommissaire- président de la commission européenne, l’ ex-premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois, J-C. Juncker. En clair, l’Union Européenne ne veut bien respecter les votes des peuples que s’ils disent oui. La nature même de l’Union Européenne, le fonctionnement même de ses institutions sont structurés pour empêcher que les peuples puissent décider de quoi que ce soit.

Conclusion :

Alors une seule solution s’impose pour qui veut défendre un minimum de valeurs démocratiques, ne serait-ce que le droit de voir le vote à un référendum respecté, c’est de briser les chaînes de l’Union Européenne, d’en sortir pour s’en sortir.

JBC pour www.initiative-communiste.fr