Engagée dans une politique d’ »attractivité » sans limite, la ministre en sursis prête l’oreille aux lobbys. Celui des festivaliers se fait particulièrement entendre. « France festival » se vante d’une « feuille de route » co-construite avec le ministère. Cette structure se réjouit que le ministère ait « décidé de reconnaître le fait festivalier ». Elle demande l’institution de « conseillers festivals » dans les DRAC.

 

On peut apprécier ou non les conseillers artistiques des DRAC, leur côté pontifiant et leurs tendances conformistes. Du moins ont–ils la légitimité pour incarner les choix esthétiques de l’Etat et apporter ou pas le label du ministère de la culture. Mais l’apport d’un « référent festival » ne pourrait être que bureaucratique et technocratique, spécialisé dans l’art de remplir les dossiers et favorisant les « gros », engagés dans une logique de gestion, voir carrément confiés au privé lucratif…Le Pôle de Renaissance Communiste en France combat d’autant plus fermement cette idée que les festivals, grands pourvoyeurs d’emploi saisonnier, sont facteurs de précarité. Le travail avec les publics s’effectue en continu et sur tout le territoire. N’ayons pas peur de le rappeler !