Terrorisme d’extrême droite : un soldat allemand préparait des attentats en Alsace !

A quelques jours du second tour de la présidentielle, personne ne doit se voiler la face sur ce qu’est l’extrême droite. Ni sur la façon dont elle utilise le terrorisme et même le génère. A ce titre la terrible affaire qui vient d’être découverte en Alsace – et dont personne ne s’étonnera que les médias du Capital tout à la promotion du FN ne mettent pas à leur Une –  est édifiante. Significative de cette stratégie de la tension qui n’a rien de nouveau. Les attentats du Paris Strasbourg à celui de la gare de Bologne sont là pour le rappeler pour qui se soucie de ne pas oublier l’Histoire. Oui le terrorisme d’extrême droite n’est pas nouveau. Les talibans et les terroristes d’Al Qaida et autres islamistes étant d’ailleurs les rejetons de la guerre menée par l’impérialisme contre les pays socialistes.

Stratégie de la tension : un soldat allemand d’extrême droite s’enregistre comme réfugié syrien et préparait des attentats en Alsace

Les autorités allemande ont révélé avoir fait arreter un soldat allemand d’extrême droite qui s’était enregistré comme réfugié syrien en Allemagne et préparait des attaques terroriste. Ce soldat est un officier de la bundeswehr militant notoire d’extrême droite avait selon les informations qui ont filtré décidé de mener des attentats terroristes pour les faire attribuer aux réfugiés syriens.

Bien qu’il ne parle pas arabe, il a pu se faire enregistrer comme réfugié syrien. Les autorités ont été alerté quand le soldat néonazi a été arrété par la police autrichienne alors qu’il tentait de cacher un fusil dans les toilettes de l’aéroport de Vienne. Il a été relaché peu après, mais la police allemande  et le service de renseignement de l’ ont commencé à enquéter sur lui et ont découver un faisceau d’indices laissant supposer qu’il menait une double vie. D’après les informations diffusées à la presse, il partageait ainsi son temps entre des foyers de demandeur d’asile en Allemagne et sa base militaire allemande située en Alsace ou son régiment est stationné.

Un autre homme a été arrété, un étudient de 24 ans, dans la ville d’Offenbach. Le porte parole du procureur a indiqué savoir ” de plusieurs écoutes que les deux hommes avaient des vues xénophobes”.

Rappelons que cet officier allemand a pu faire carrière après avoir pourtant exprimé des positions ultra-nationalistes et xénophobes dans un travail universitaire en 2013 dans l’académie militaire française de Saint-Cyr. Alertée par l’académie, l’armée allemande n’avait pas jugé bon à l’époque de réagir.

Des reliques militaires de la Wehrmacht, l’ancienne armée du régime , ont été retrouvés dans des locaux utilisés par des militaires allemands sur une base franco-allemande près de Strasbourg.

Il est important que chaque français prennent donc pleinement conscience de ce qu’implique la présence de ces bataillon d’une armée de la RFA dont la dénazification n’a jamais été menée en profondeur sur le sol français. Cette présence est rappelons le le résultat de l’Union Européenne et de la “défense européenne”, soutenue tant par que par Macron qui tout deux se prononce pour le maintien de l’OTAN.

contre le bus de l’équipe de foot du Borussia Dortmund : l’extrême droite impliquée ?

D’après le très informé journal allemand Tagesspiegel , la police allemande a remonté la piste de l’attentat à l’explosif frappant le bus de l’équipe de foot du qui désignerait l’extrême droite allemande. Le journal Welt indique d’ailleurs que «les explosifs présents dans les tuyaux des bombes, qui avaient été remplis d’épingles métalliques, pourraient provenir des stocks des forces armées allemandes, ce qui fait toujours l’objet de vérifications». Depuis un suspect a été arrété, accusé d’avoir fomenté l’attentat pour spéculer sur le titre de bourse du club. Cela dit, aucune explication n’a été avancée sur la présence d’une lettre de revendication visant à impliquer les islamistes ni surtout sur la provenance des explosifs.

FN islamisme insécurité : Y aurait il des accointances entre l’extrême droite, l’insécurité et certains islamistes ?

Que cachent les slogans du FN insécurité

Alors que l’entreprise Le PEN est sur tous les plateaux télés, à tous les micros et dans toutes les gazettes du système, exhibant le sang que fait couler Daech, comme Sarkozy ou Estrosi d’ailleurs, pour faire sa promotion, alors que le FN s’appuie sur un discours médiatique de la peur, faisant monter le sentiment d’insécurité pour terroriser l’électorat et pousser à la fascisation, alors que le FN ne cesse de se présenter comme un « recours » contre l’insécurité, contre le terrorisme islamiste, la moindre des choses est de poser clairement la question : le FN a-t il les mains propres ? Y aurait il des liens entre le parti de Le PEN et les terroristes islamistes, des relations entre extrême droite et insécurité ?

Car si chacun est soumis en permanence à un bombardement médiatique faisant la promotion des Le Pen, père, fille, nièce, gendre, avocats, etc. il est des faits plus que troublant que l’on ne saurait ignorer. Sans même parler des innombrables agressions de l’extrême droite contre des militants de gauche et leurs locaux. Et pourtant ! revue de presse. Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas.

Quand le numéro 2 du FN de la Seine et  Marne Adrien Desport est condamné pour des incendies de voiture servant à une campagne de manipulation anticommuniste
Le 16 septembre 2015, Adrien Desport, numéro 2 du FN de Seine et Marne est condamné à 3 ans de prison ferme pour l’incendie de 13 voitures à Mitry Mory (77), le procureur mettant en avant que ces actes ont servit à une « manipulation électorale pour faire croire à un climat d’insécurité et appeler au vote [front national] ».

Un de ses coprévenus, Benjamin Attias, 21 ans, interpellé en possession de 7 grammes de cocaïne, était quant à lui tête de liste aux départementales de mars 2015 à Villeparisis. C’est que le cadre du FN, décoré de la médaille de l’honneur par Marine Le PEN malgré sa condamnation en 2011 pour port d’arme prohibé et détention de fausse carte de police ne s’est pas contenté de répandre l’insécurité en Seine Et Marne, il a également recouvert de croix gammées le portail et le véhicule de deux cadres locaux du parti et dénoncé à la police une agression fictive. Après son expédition pyromane, Adrien Desport avait publié sur son blog une lettre ouverte dénonçant « la montée de l’insécurité » et pointé du doigt la municipalité communiste. Sorren Selow dans Le journal Le Monde présente à son procès raconte :

« C’est en avril 2015 que commencent les premières sorties « GTA », du nom d’un jeu vidéo d’action consistant à gravir les échelons du grand banditisme. Le point d’orgue est atteint le soir du 8 avril : Adrien Desport invite chez lui son ami Jean-Baptiste Nadji, vice-président des jeunes frontistes du Val-d’Oise. Entre « échanges de médicaments » et « gouttes décontractantes », la soirée atteint bientôt son rythme de croisière.(…)

Passablement avinés, les deux comparses descendent en ville armés de chalumeaux de cuisine et font brûler, un à un, les radiateurs de treize voitures, qui s’embrasent dans la nuit. A la barre, un homme s’excusant pour son mauvais français vient témoigner. Ce modeste plombier a perdu trois clients et le sommeil après l’incendie de son véhicule de travail. Le lendemain du drame, il était accouru au chevet de sa camionnette calcinée quand il a vu Adrien Delport, son voisin, se présenter à lui « tout sourire » en lui tendant sa carte du Front national. » source
Les méthodes de l’extrême droite : Faire porter la responsabilité d’un viol d’une fillette aux « étrangers » ?
Il est vrai qu’il ne fait pas bon sortir le soir quand se tiennent des réunions d’extrême droite. Insécurité vous avez dit ? C’est Ouest France qui nous apprend le 28 février 2015 que deux militants d’extrême droite arrêtés pour un braquage ont été confondu par leur ADN pour l’agression sexuelle à l’encontre d’une fillette de 12 ans commis en 2004 !

En juin 2014, la police judiciaire interpelle deux frères, âgé de 45 ans et 34 ans. Domiciliés à Fougères, ils avouent avoir tenté, en avril de la même année, de braquer, avec une arme factice, un routier sur un parking à La Bouëxière, au nord de Rennes. Lors de la garde à vue, un relevé d’ADN est réalisé sur les deux hommes. L’empreinte génétique du grand frère correspond à celle d’un suspect recherché pour un viol commis près de Vire (Calvados) en octobre 2004. Les gendarmes du Calvados, en charge de l’enquête, se rendent à la prison de Vezin, près de Rennes, où ils sont incarcérés, pour les entendre. Les deux frères passent aux aveux.

En revenant d’un meeting d’un groupe d’extrême droite, en octobre 2004, les deux frères ont enlevé une fillette de 12 ans, qui venait de sortir du collège, dans le but de la violer. Avec l’intention de faire porter le chapeau à des étrangers qu’ils haïssent.

L’aîné, qui fréquente assidûment depuis des années des formations ultranationalistes, et qui arbore des croix gammées et d’autres symboles néonazis comme tatouages, a avoué avoir abusé de la fillette. Un juge d’instruction de Caen l’a mis en examen pour viol et son frère pour complicité de viol. Ils seront jugés, avec deux complices, mardi prochain, par le tribunal correctionnel de Rennes pour la tentative de braquage du routier. Le viol sera jugé ultérieurement par la cour d’assises du Calvados. source
Quand un militant du FN est accusé d’avoir fourni les armes à Coulibali l’auteur des attentats de Paris en janvier
L’analyse des armes utilisées par Coulibali dans l’attentat terroriste contre l’Hyper Casher de la porte de Vincennes à Paris aurait parlé. Deux pistolets semi-automatiques Tokarev, deux pistolets-mitrailleurs, un kalachnikov et une quinzaine de bâtons d’explosifs c’est l’armement retrouvé sur Coulibali. Quatre Tokarev et le fusil d’assaut ont été transformés en Slovaquie, puis auraient été revendus à l’une des sociétés gérées par la compagne d’un certain Claude Hermant.

La Dépêche du Midi nous apprend que ce Claude Hermant est loin d’être un inconnu, puisque c’est un militant du FN dont il était membre du service d’ordre pendant plus de 16 ans. le journal Marianne en a donné un portrait édifiant :

cet ancien parachutiste raconte ainsi, toujours selon la même source, s’être porté volontaire comme instructeur dans une légion croate pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Présenté comme un ancien barbouze par les services de renseignement, il aurait aussi affirmé avoir effectué des missions pour le compte de la DGSE en République démocratique du Congo et en Angola dans les années 1990. Proche des milieux d’extrême droite du nord de la France, il a également été membre du département protection et sécurité (DPS) du Front national de 1994 à 2000. Avant son interpellation fin janvier, il travaillait dans une friterie tenue par sa compagne à Lille et était aussi veilleur de nuit dans un centre médico-pédagogique de la région.

Pour se défendre, Claude Hermant aurait alors assuré aux enquêteurs «être un informateur de la gendarmerie et des douanes dans des affaires de trafic d’armes et de stupéfiants», leur expliquant que «sa compagne achetait des armes. Il s’en servait ensuite comme des appâts pour infiltrer certains milieux». source