Attachés tant à la langue française qu’à la dignité de la femme, les communistes ont peu de goût pour les « fastes » du Lido où le french cancan s’exhibe devant un public friqué.

Toutefois, dans son immoralité, le lieu pigallien joue le jeu du code du travail et plus précisément de l’emploi stable puisqu’il emploie une troupe permanente. C’est appréciable dans un monde où les « créateurs » de haut vol ont souvent tendance à abuser de l’intermittence et de la précarité. C’est aussi une juste contrepartie pour des danseuses astreintes à des exigences énormes, non seulement pour leurs performances de ballerines mais aussi pour l’entretien de leur beauté physique. Notre solidarité leur est acquise ainsi évidemment qu’aux personnels non artistiques, dont les serveuses et serveurs.

En effet, nous sommes en alerte devant l’annonce de la mise en vente du lieu parisien cédée par une multinationale du show-biz’ à un groupe de l’hôtellerie. Des spécialistes, « Les Echos » du 06 décembre font craindre le pire pour le maintien de l’emploi et des acquis