Intervention de Jean-Jacques Candelier, député communiste, en défense du réseau culturel français à l’étranger démantelé par le pouvoir UMP ».

Texte de la question

M. Jean-Jacques Candelier attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et européennes sur la réorganisation du réseau culturel français.

Des hauts fonctionnaires du quai d’Orsay évoquent une liquidation du réseau culturel français dans le monde. En février 2009, la direction économique du ministère a absorbé la direction générale en charge du réseau culturel et de la coopération. Les diplomates qui dirigeaient la direction économique ont été placés à la tête de « la direction de la mondialisation, du développement et des partenariats », un des trois grands pôles du ministère. Les termes de « coopération » et de « réseau universitaire et scientifique » ou de « promotion du français » n’apparaissent plus en tant que tels. Seule subsiste une « sous-direction de la politique culturelle et du français », chargée de renforcer la présence française dans les grands débats mondiaux, de définir des stratégies de promotion de la , de développer les vecteurs d’influence dans les domaines audiovisuels, éducatifs et culturels, d’animer les activités de diffusion culturelle du réseau à l’étranger et d’assurer la tutelle de l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger et de CulturesFrance. De plus, à l’étranger, le budget des actions culturelles a été réduit de 30 à 50 %, provoquant par endroit la quasi-cessation des activités. Sous couvert de rationalisation, la pénurie des moyens de diffusion culturelle et d’enseignement de la devient la règle depuis plusieurs années. Elle s’accompagne d’une externalisation accrue de ces missions de service public à des opérateurs privés lucratifs, ce qui va à l’encontre d’un accès de tous aux biens culturels non marchands. Il estime qu’une mondialisation maîtrisée doit au contraire donner priorité au dialogue des cultures et à la diffusion démocratique des arts et des savoirs. Il estime aussi que la culture française dans le monde ne peut être envisagée comme un sous-produit du monde de l’entreprise. Aussi, dans l’optique du développement du rayonnement culturel de la France à l’étranger, il lui demande de bien vouloir lui préciser les objectifs que le ministre se fixe ainsi que les moyens qu’il compte mettre en oeuvre pour y parvenir.