Péc’resse ou Edith Stein, il faut choisir. Par Floréal

Mme Pécresse la bien-nommée, dont le parti revendique agressivement les « racines chrétiennes de la France » et qui vient de conquérir la région francilienne, a noblement décidé de supprimer les réductions sur les cartes transports des sans-papiers franciliens. Ce geste d’une grande humanité fait honneur à la nouvelle France souhaitée par Sarkozy…

 

C’est pourquoi nous dédions aux « bons  », aux « bons chrétiens », aux « bons Européens » et aux autres néolibéraux dégoulinants d’égoïsme de classe et de bonne conscience ces quelques lignes d’Edith Stein, la religieuse catholique d’origine juive que les nazis firent périr à Auschwitz :

« Pour le chrétien, il n’y a pas d’étranger ; le prochain est toujours celui qui se trouve devant nous et qui a le plus besoin de nous – qu’il soit parent ou non, que nous le trouvions sympathique ou non, qu’il soit ou non moralement digne de notre aide. L’amour du Christ ne connait pas de limites, il n’a pas de cesse et n’est rebuté ni par la laideur, ni par la saleté ».

Peut-être que Dieu, s’il existe, enverra en enfer les mécréants de notre sorte qui se battent pour une société sans oppression ni exploitation. Dans ce cas, son paradis ne nous intéresse pas… surtout si c’est pour y fréquenter des « chrétiens » tels que Thatcher, Pécresse ou autres Sarkozy, que Benoît XVI avait poussé la miséricorde ecclésiale jusqu’à l’introniser « chanoine du Latran »…

Mais en attendant, dans cette « vallée de larmes » où triomphe l’injustice, les vrais chrétiens à la E. Stein sont peut-être plus proches des vrais communistes que nous tentons d’être, non pas dans les mots et dans les postures électorales et xénophobes, mais DANS LA PRATIQUE du combat pour le « PAIN QUOTIDIEN ».