MAIS IL EST OU LE FN ? – Par ARIS

Absent. Inaudible. Et d’ailleurs quasiment muet.

Sauf pour regretter que le gouvernement capitule devant la rue… Un réflexe typique de la vieille droite patronale et réactionnaire plus qu’une position sur le fond !

« On n’a jamais intérêt à sortir de l’ambiguïté » disait Mitterrand, un fin connaisseur en la matière : décoré par Pétain, puis Résistant quand le vent rouge vif de Stalingrad fut arrivé jusqu’à Vichy.

Le FN n’aime pas les luttes sociales. Non seulement par sa nature de classe mais aussi parce que ces périodes lui sont très pénibles. Difficile de se présenter en parti des « petits », des opprimés, quand on ne peut ni ne veut les soutenir dans la défense, CONTRE LE PATRONAT, de leur bifteck et de leur dignité.

Aux petits-bourgeois qui se demandent comment lutter contre le FN, la réponse devrait apparaître assez claire aujourd’hui : d’abord par la lutte sociale, par la grève, par la construction du « tous ensemble et en même temps » qui fait lutter côte à côte les salariés du public et du privé, l’étudiant et le retraité, le salarié et le paysan, l’ouvrier français et l’ouvrier immigré, pour une même République sociale, souveraine et fraternelle.

Il n’y a que sur ce terrain que le masque « social » du FN tombe aux yeux de tous.

Et il n’y a que sur ce terrain que les travailleurs  dépassent leurs éventuels préjugés : dans la lutte, l’origine, la couleur de peau, la religion, on s’en fout, c’est l’appartenance de classe et la solidarité de combat qui s’imposent. Et c’est alors que le FN se liquéfie et se désagrège. Car il ne peut ni renier sa nature de parti au service des milliardaires du capital, ni continuer sa logorrhée démagogique, il est tétanisé par la lutte des classes. Il disparait alors des conversations et du champ politique, il devient ce qu’il n’aurait jamais dû ceser d’être si la fausse gauche et les faux communistes n’avaient pas largué l’une après l’autre toutes leurs références de classe : obsolète.

Oui messieurs des médias, voilà comment on combat vraiment le FN et comment on le bat : par la lutte sociale !

Avec bien entendu un supplément qui n’est pas encore assez visible et fort : une alternative politique clairement antifasciste, populaire et patriotique, car sur le fond, le FN n’est pas plus « national » qu’il n’est « social ». Nous, les militants franchement communistes, totalement antifascistes et 100% anti-Maastricht du PRCF, nous y travaillons chaque jour, dans les manifestations de lutte et à la porte des entreprises. Rejoignez-notre action !

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