F. Asselineau, entre la grenouille, le bœuf et les euro-cabris.

Sans lui faire injure, vous ne connaissez pas forcément François Asselineau et pas davantage sa chapelle, l’UPR.

Mais puisqu’il nous fait l’honneur de parler du PRCF, nous nous faisons bien volontiers l’écho de sa prose. Que dit-il en toute affabilité à l’égard de militants qui, comme lui, sont censés combattre l’U.E. atlantique ?

"Le scrutin des élections européennes du 25 mai 2014 a été marqué, à la surprise générale, par une meilleure participation qu’aux élections précédentes de 2009. L’abstention a atteint 57,57%, contre 59,37% en 2009.

Rappelons que le MRC, le M’PEP et le PRCF avaient cru judicieux de lancer des appels à l’abstention, en tablant sur le fait que celle-ci grimperait mécaniquement de 3 à 4 points comme à presque chaque élection depuis 35 ans. Or c’est le contraire qui s’est produit !

Cette hausse de la participation témoigne de la nullité totale de l’influence de ces mouvements – qui ne comptent plus que quelques centaines d’adhérents – sur la scène politique française ».

Reconnaissons-le, le coup est rude ! Quelle fulgurance dans l’analyse, quelle perspicacité ! 57% des citoyens français – et sans doute 70 % et plus des ouvriers – ont refusé de cautionner la mascarade anti-démocratique des européennes au lieu des 59% de 2009 ; et notre grand politologue, qui n’a pas vu l’énorme propagande quotidienne en faveur de la participation, l’amorçage électoral par le vote blanc (décompté à part pour la 1ère fois), l’intense tapage médiatique autour du F.N., l’entrée en lice de tous les dirigeants syndicaux en faveur du vote, le matraquage électoraliste à l’école, l’engagement des patrons du CAC-40 et autres détails, en conclut aussitôt à la seule chose qui l’intéresse : " la nullité totale de l’influence" de ceux qui, comme le PRCF, le M’PEP, le POI, le MRC, les Clubs penser la France, ont appelé à l’abstention citoyenne, au boycott et qui, malgré la censure totalement qui les a scandaleusement ciblés, ont qualitativement marqué l’élection en posant centralement la question clé que tous les adversaires républicains de l’U.E. auraient dû poser ensemble : celle de la DE-LÉGITIMATION radicale de l’euro-dictature et de ses institutions comme préalable à la rupture totale de notre pays avec l’ U.E..

Il y a là une logique d’analyse qui est tout de même étrange de la part d’un homme et d’un groupuscule qui a réalisé quant à lui….0, 41% à ces mêmes élections…et cela après avoir doctement expliqué en 2009 que participer à ces élections, ce serait quasiment trahir son pays !

Quant à nous,  nous ne dirons jamais que l’influence de M. Asselineau, qui a connu des jours meilleurs quand il se contentait de dénoncer l’influence US sur l’Europe, est d’une "nullité totale". Non… cette influence se situe juste un peu en dessus de zéro… Exactement à….0,41% !

Reconnaissons toutefois que M. Asselineau aura été très utile à l’euro-dictature en déclamant contre l’U.E. tout en participant à sa farce électorale et en divisant ainsi le front de l’abstention citoyenne de masse : en fait, les eurocrates ne lui demandaient rien d’autre et des « gaullistes » de cette sorte, le système en redemande !

A trop vouloir prouver, et en s’obstinant dans le déni de réalité, on finit dans le ridicule. Heureusement que celui-ci ne tue plus. A défaut d’apprendre la modestie au dirigeant génial et auto-proclamé et à son Invincible Armada en déroute, peut-être l’énorme décalage entre les ambitions affichées de leur mouvement et la réalité des résultats fera-t-elle réfléchir les membres de l’ U.P.R. qui veulent encore penser par eux-mêmes.

ARIS 28 mai 2014