Infligeant un camouflet réjouissant au va-t-en-guerre David Cameron, digne héritier du menteur Tony Blair, la Chambre des Communes britannique a quelque peu freiné le dispositif impérialiste mondial de guerre contre la Syrie indépendante.

Mais la victime collatérale du surprenant vote britannique, c’est bien le ridicule Hollande et son hyper-belliqueux ministre Fabius.

Ces tristes représentants de la France officielle apparaissent désormais clairement pour ce qu’ils sont réellement :

·         Plus bellicistes que les travaillistes anglais et qu’une bonne partie des « tories »

·         Plus atlantistes et américano-formatés que l’impérialisme britannique, jusqu’ici premier vassal de l’Empire

·         Mille fois moins démocrates, fût-ce sur la forme, que nos voisins anglais, puisqu’en France, le parlement ne décide pas de la guerre et de la paix et que Hollande ne veut même pas attendre, pour « punir Bachar » (comme si la Syrie était encore une colonie française !) les résultats de l’enquête onusienne sur « l’attaque au gaz » ;  quitte pour cela, à bafouer la constitution française et à mettre la France hors-la-loi sur le plan international ;

·         Plus ignorant du droit que Villepin et Chirac qui, en 2003, avaient dignement fait front (peu importe ici les motivations des ex-dirigeants français) contre « l’unilatéralisme » de Bush et contre son mépris ouvert du Conseil de sécurité de l’ONU ; d’un seul coup, le duo Hollande-Fabius démolit le prestige que le refus français de l’agression US contre Bagdad avait valu à notre pays, notamment dans les « pays du Sud »…

·         Plus ignorant des réalités géopolitiques mondiales que l’incultissime Dabeliou Bush : ce dernier avait attaqué une république d’Irak totalement isolée, alors que Hollande veut « punir »  un pays allié à la Russie, seconde puissance militaire du monde, et à la Chine, locomotive de l’économie internationale ;

Qu’importe, Hollande est content de lui : n’est-il pas promu premier valet d’armes de l’Oncle Sam par la défection anglaise ? Coppé ne vient il pas de féliciter chaudement l’Elysée, qui défend les intérêts néocoloniaux des transnationales « françaises » presque aussi intelligemment que « Sarko l’Américain » ?

Et puis, à défaut de faire reculer le chômage, Hollande adore jouer les « chefs de guerre » de sous-préfecture : une bonne guerre en Syrie, cela ne peut que faire opportunément diversion à l’attaque que vient de lancer Jean-Mark Euro contre les retraites par répartition issues du CNR : après tout, la guerre impérialiste a-t-elle jamais été autre chose que la continuation par d’autres moyens de la guerre sociale contre le peuple français ? Après tout, le Parti Maastrichtien Unique, composé du PS et de UMP, prive déjà le peuple français de toute souveraineté budgétaire au nom du sauvetage de l’euro : que peut bien lui faire dans ces conditions de piétiner en Syrie le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes qui est au fondement de la Charte de l’ONU…

Et si en plus on peut faire plaisir à BHL, à Braumann, à toute la gauche caviar russophobe, hyper-atlantiste et pétrie de « droit d’ingérence » du fort à l’encontre du faible, ce sera « carton plein » pour M. Hollande, comme on dit dans les stands de tir sur cible…

Et dire que des « communistes », qui se disent contre la guerre et pour la défense des acquis sociaux, continuent de courir après des alliances municipales avec des députés-maires PS qui aident le pouvoir à casser nos retraites et à écrabouiller un pays qui ne nous a rien fait !

Comparé au spectacle écoeurant des députés-godillots du PS, votant à l’unisson tous les reculs sociaux d’Ayrault, toutes les ingérences néocoloniales de Fabius et tous les abandons de souveraineté de Moscovici, l’inattendu vote parlementaire britannique donne presque envie de crier « vivent les Communes ! »…

Contentons-nous pour l’heure de crier, plus classiquement, « vive la Commune ! » ; car tant que les travailleurs de France et d’Outre-Manche n’auront pas instauré le pouvoir populaire dans leurs pays respectifs, il restera fécond le ventre du Capital dont surgissent périodiquement, vote parlementaire ou pas, les guerres impérialistes, les régressions sociales et la manipulation des peuples travestie en « liberté de la presse ».