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Accueil articles 4-EUROPE: en sortir, s'en sortir !

Guerre en Ukraine : les armées de Kiev reculent, l’OTAN escalade la guerre au risque de l’étendre vers la guerre mondiale et nucléaire

16 juillet 2026
Temps de lecture10 mins de lecture
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Depuis le début de l’année 2026, les forces russes ont poursuivi une progression lente mais continue sur plusieurs secteurs du front en Ukraine, notamment dans le Donbass. Ces avancées s’inscrivent dans un contexte d’attrition élevée particulièrement pour les forces du régime de Kiev et de l’OTAN, avec une pression particulière sur les positions en directions de Pokrovsk et surtout de la ligne Toretsk-Kostiantynivka. C’est l’axe d’offensive principal de Moscou, qui entend par la prise de Slaviansk de mettre fin à l’occupation par le régime de Kiev du Donbass, détruire ainsi la partie principale de sa capacité militaire, et aboutir à la fin de la guerre en Ukraine. A l’approche de cette échéance et de ce qui serait une défaite militaire sur le terrain, l’UE OTAN, Macron en tête, tentent de prolonger la guerre, en escaladant les attaques tout azimut contre la Russie. Exposant la France à une réplique symétrique et une issue funeste.

Avancées russes dans le Donbass : percée de la ligne de front et des fortifications établies depuis 2014

Dans le secteur de Pokrovsk, les forces russes ont maintenu une pression constante tout au long du premier semestre 2026 après leur forte percée des lignes fortifiée à Advivka en 2024 qui avait permis de mettre fin aux bombardements des quartiers civils de la grande ville de Donetsk qui duraient depuis 2014 avec des milliers de victimes civiles. Cette percée a permis la prise de la place forte de Pokrovsk en 2024. En 2026, il est rapporté des combats intenses à l’Ouest de la ville et au nord de celle-ci, avec une avancée régulière des forces russes et le recul constant, en dépit de tentatives de contre offensive des armées de Zelenski soutenue par l’OTAN. Ce n’est cependant pas l’axe principal de la guerre ces six derniers mois, mais un front secondaire.

Urgence : le sort de la paix mondiale est aux mains des peuples ! par Fadi Kassem et Georges Gastaud

C’est dans la direction de Toretsk et Kostantynovka que se déroule l’offensive principale des forces russes. Elles y ont également enregistré des gains territoriaux – stratégique – très significatifs. Brisant les fortifications de ces zones urbaines denses, elles ont réussies à prendre la ville de Kostantynovka, porte d’entrée sud de Kramatorsk et Slaviansk. Brisant également les fortifications intenses à l’ouest de Lysychansk sur lesquelles l’armée russe butait depuis trois ans, elle est entrée dans Rai Alexandrovka, à à peine 10 km de Slaviansk . Ces avancées ont exercé une pression très forte sur les lignes de défense ukrainiennes dans la partie centrale du Donbass qui concentre l’essentiel des forces armées de Kiev ainsi que ses infrastructures physiques (tranchées, lignes de fortifications) la plus forte. Des analystes notent que ces positions font partie des zones les plus disputées depuis plusieurs mois, avec une utilisation intensive d’artillerie et de drones des deux côtés, mais également des bombes planantes guidées par l’armée russe. De facto, la Russie a largement l’avantage militaire obtenant de nombreux succès tactiques dont l’accumulation menace l’ensemble du dispositif militaire déployé par l’OTAN en Ukraine.

Autres fronts

  • Koursk : L’offensive ukrainienne lancée en août 2024 pour tenter d’envahir la région de Koursk a été largement contenue, nécessitant cependant l’aide de la Corée du Nord pour accélérer sa libération par les forces russes au cours de l’année 2025. La totalité du territoire initialement occupé par l’Ukraine a été reprise par la Russie au premier trimestre 2025. La Russie a en réponse lancée une offensive sur les marges de la grande ville de Soumy. Un temps freiné par les contre offensives de Kiev fin 2025, l’armée russe a à nouveau progressé dans ce secteurs recouvrant et élargissant ses positions de ces zones tampons présentées comme défensives et marquant un net recul des armées de Zelenski.
  • Kupiansk et est de la rivière Oskol : Les combats sont intenses. Des sources ukrainiennes ont rapporté des contre-attaques, sans doute pour tenter d’alléger la pression sur Kramatorsk. S’ils ont permis de reprendre ou de stabiliser certaines positions fin 2025 et début 2026, les forces russes ont repris la plupart de leurs positions dans la ville de Koupiansk mais surtout ont réussi à s’emparer des importantes zones fortifiées à l’Est de la rivière, gagnant ainsi toute la rive gauche de l’Oksol, rivière qui est franchi
  • Nord de Kharkov (Vovchansk) : Les troupes russes ont poursuivi des opérations limitées mais ont consolidé et largement étendues certaines positions. De facto, ce front comme celui de Kupiansk traduisent l’incapacité du régime de Kiev a tenir l’ensemble du front de façon simultanée. C’est une preuve factuelle incontestable des effets d’une guerre d’attrition qui endommage nettement plus ( a minima en proportion) l’armée mobilisée par Kiev et armée par l’OTAN que les forces de la Russie et du Donbass
  • Zaporijjia : Les forces russes ont progressé très largement dans plusieurs zones. Elles ont percées les nouvelles lignes de fortifications établis dans ce secteur pour empécher une offensive sur le Dniepr. La place forte d’Hulliapole a été prise très rapidement. Et désormais s’exerce une forte pression offensive sur les positions ukrainiennes autour d’Orikhiv, considéré comme un point stratégique pour l’accès à la ville de Zaporijjia. Ce qui a obligé l’armée de Zelenski à de couteuses contre offensives, au résultats limités, ne permettant qu’une reprise de quelques kilomètres à l’ouest dans le secteur de bordure du Dniepr à Stepnohisrk, et l’établissement d’une zone grise de plusieurs kilomètre de profondeur au sud de la rivière Votcha, où sont toujours observées des incursions de l’armée russe (a minima).

"Please, let him go!" a woman sobs, begging the draft officers to show mercy to her man.

Conscription in Lviv. pic.twitter.com/sbU3HH4rON

— Marta Havryshko (@HavryshkoMarta) July 15, 2026

Le régime de Kiev fait face à des difficultés majeures en matière de ressources humaines, alors que les homme ukrainiens ont massivement fui le pays, refusant de ce battre, et que ceux en age d’être mobilisés refusent largement d’être envoyée mourrir dans cette guerre dans ces tranchées. Très significatif de ce refus croissant et très larges, des émeutes contre les opéraitons de mobilisation ont été rapportées ces dernières semaines jusqu’au cœur du régime, à Lvov bastion des forces nationalistes d’extrême droite qui ont été le bras armée du coup d’état d’EuroMaidan en 2014. Des affrontements ont opposé des familles aux gendarmes du recrutement territorial (TCC) pour les empêchées d’enlever leurs maris, leurs fils. Ces événements reflètent une opposition publique massive face aux méthodes de mobilisation forcée et à la durée du conflit. De fait, depuis 2022, l’armée de Kiev reconnait officiellement 250 000 cas de désertions faisant l’objet de poursuites.

Dans un régime d’exception, où partis d’opposition et syndicats sont interdits ou réprimés, où les forces antifascistes à commencer par les communistes sont persécutées (à l’image des dirigeants de la JC ukrainienne les frères kononovich) cette opposition populaire ne peut cependant se faire entendre. Il n’y a plus d’élections, et le régime Zelenski, directement aux ordres de l’UE, de l’OTAN et surtout des USA, est complètement verrouillée. Jusqu’à réglé ses comptes internes à l’attentat à la bombe : c’est ainsi cette explication qui est avancée par les milieux autorisées quand à l’attentat à la bombe en pleine rue contre un oligarque ukrainien cet été à Monaco, estropiant la compagnes du milliardaire. Tandis que l’affaire midas n’en fini plus de démontrer la corruption systémique du régime de Kiev, éclaboussant jusqu’au plus proches de Zelenski, en particulier son chef de cabinet Yermak.
Les analystes militaires occidentaux reconnaissent régulièrement les pertes élevées subies par les forces ukrainiennes depuis 2022, bien que les chiffres précis restent difficiles à vérifier de manière indépendante, et en tout les cas, la difficulté croissante pour cette armée à tenir l’ensemble du front.

Si Zelenski reconnait officiellement 31 000 morts parmi ses soldats (début 2024), les analystes occidentaux reconnaissent des pertes massives, bien plus importantes. L’ordre de grandeur selon le CSIS, pro occidental, à mi 2026 serait de 500 à 700 000 soldats perdus dont 150 000 tués. Pour une armée qui revendique un total de 900 000 personnels actif et 575 000 hommes dans les forces de combats à fin 2025. C’est une proportion considérable, même en tenant compte des forces (actives et réserves) totales revendiquées par le régime de Kiev (2.2 millions d’hommes). 500 000 soldats qui plus est éparpillés sur un front de 1200 km. Le site UA losses confirment la perte de 212 974 soldats ukrainiens, dont l’identité est publiée, dont 103418 morts, 97938 disparus, 11618 prisonniers de guerres, et 6331 prisonniers de guerres libérés. A contrario, selon le site web mediazona qui est une collaboration de la BBC, les pertes de l’armée russe s’élèveraient à 230624 décès, celles-ci seraient cependant en forte baisse en 2026 d’après ces même statistiques.

Lire notre analyse : En Ukraine, affaiblie par les désertions, l’armée de l’OTAN craque

Sur le plan démographique, le régime de Kiev a vu sa population prendre la fuite, en Union Européenne et en Russie. 8 à 12 millions d’Ukrainien ont quitté l’Ukraine, qui a vu sa population se réduire de plus de 40 millions à moins de 30 millions d’habitants. La proportion des départs est qui plus est plus importante parmi la jeunesse, encore plus parmi les jeunes femmes. Les hommes appelables sous les drapeaux ne sont plus que 3.7 à 4 millions. Mais 1,2 sont déjà mobilisés ou ont déjà servis, 1,5 millions est inaptes, 1,3 millions a fui à l’étranger, et 600 à 950 000 occupent des emplois réservés (entreprises critiques, économies de guerres) qui ne permettent pas leur mobilisation. Au regard des pertes, certains parlementaires ukrainiens ont indiqué un besoin de recrutement en chair fraiche de 30 000 hommes chaque mois, qui n’est pas satisfait. Selon le chef d’état major de Kiev, la Russie mobilise elle 720 000 soldats en Ukraine. Bref, la guerre de l’OTAN en Ukraine manquent de soldats. D’où l’avancée à marche forcée vers le rétablissement du service militaire en France et en Allemagne. Que la jeunesse soit prévenue !


Le général Kempf, un spécialiste français décrivait dans une de ses analyses dès la fin de l’année 2025 les conséquences très factuel de ce manque de soldats pour l’état major de Kiev : « En campagne, les FAU n’ont plus assez d’hommes pour tenir les tranchées. On parle par endroits de 20, 10 ou même 5 hommes au km linéaire ! Comme les lignes ne sont plus tenues, les infiltrations se font dans la profondeur (…) Pour dire les choses simplement et malgré les comptes-rendus optimistes des commandants d’unité UKR (le commandant en chef Syrski s’en est d’ailleurs récemment plaint), la réalité est simple : ça craque de partout. (…) es places-fortes sont tombées les unes après les autres et aujourd’hui, elles ne suffisent plus à éprouver suffisamment la poussée russe. Il est à craindre désormais que les pertes soient aujourd’hui, en valeur absolue, plus élevées côté ukrainien que côté russe. Autrement dit, la stratégie consistant à dire : « on les tient dans les villes pour les y tuer » ne fonctionne plus. Elle est contre-productive. Le drame est qu’on n’aperçoit aucune stratégie alternative. Militairement, je n’ai pas entendu l’expression d’un seul « chemin vers la victoire » plausible (même pas crédible) au cours de 2025. Tout le monde dit qu’il faut continuer, personne ne dit comment défaire les Russes sur le terrain.) » . Le même analyste, en ce mois de juin 2026, constate : « Les données connues semblent enfin confirmer une plus forte usure des forces armées ukrainiennes, aussi bien en hommes qu’en matériels. L’attrition profite aujourd’hui aux Russes, qui semblent avoir accumulé des réserves pour lancer leur offensive estivale. »

Dans ces conditions, cette guerre est en réalité entièrement supportée par l’Union Européenne, qui finance l’intégralité du régime à hauteur de dizaines de milliards d’euros. Pour 2026, un budget énorme de 90 milliards d’euros a ainsi été trouvé pour financer le régime de Kiev au détriment des budgets essentiels des états membres comme la France obligée de couper dans les budgets de la santé, de l’éducation nationale, de la recherche ou de l’environnement pour financer l’effort de guerre imposée par l’UE). La guerre est conduite au plan opérationnel par l’OTAN qui arme le régime et guide son état major selon le principe qui paye les musiciens choisit la musique.

Face à ces reculs militaires, incontestables, le choix qui est fait pour prolonger la guerre et ses rivières de sangs et de destructions, c’est celui de l’escalade. En ciblant la Russie dans la profondeur, non pas sur des cibles militaires d’ailleurs, mais sur des équipements, des usines, des navires, civils. Pour frapper la population russe. Un choix dangereux, qui peut à tout moment faire basculer dans la guerre mondiale, dans la guerre nucléaire. Avec pour seul résultat l’extermination de l’Humanité. Un choix dont il faut déplorer que Macron – de plus en plus radicalisé dans cet fin de mandat où il est plus minoritaire et illégitime que jamais – est l’un des meneurs les plus excités. Les yeux injectés de sang caché derrière des lunettes noires, il a ainsi annoncé vouloir faire « payer le prix du sang » à la France. Terrible, dangereux.

Plus que jamais, l’urgence est à la paix. Cela passe par une opposition populaire massive contre l’économie de guerre, et pour rétablir les priorités populaires vitales. L’argent pour l’hôpital pas pour la guerre mondiale, l’argent pour les salaires pas la guerre des milliardaires.

La situation du front en cartes

Tags: cartedonbassEuropeguerreguerre en UkraineinternationalOTANRussieUEzelenski
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