Nul ne peut rester insensible à l’appel déchirant lancé par le ministre cubain des Relations extérieures, non seulement à l’adresse de l’Assemblée générale des Nations unies, qui doivent SE RÉVEILLER A TEMPS, non seulement aux amis chinois de Cuba, que le ministre cubain qualifie de « leader de la sécurité internationale » (et dont, disons-le très franchement, on attend plus que des cargos de riz présentement…), mais à toute l’Amérique latine qui sera recolonisée, humiliée et esclavagisée si Cuba devait tomber, au prix d’un bain de sang, aux mains des gangsters mondiaux Trump, Vance et Rubio.
Le PRCF appelle la vraie gauche française et tous les patriotes de ce pays, mais aussi tous les défenseurs de Gaza qui doivent élargir la solidarité à tous les peuples opprimés du monde, à MONTER LA GARDE AUTOUR DE CUBA SOCIALISTE, sentinelle mondiale de la paix, de la souveraineté et des conquêtes populaires.
Cuba a toujours défendu toutes les causes progressistes du monde, renvoyons l’ascenseur, nous sommes tous Cubains comme nous sommes tous Palestiniens!
COMMISSION INTERNATIONALE DU PRCF
Cuba au Conseil de sécurité : une agression américaine provoquerait un bain de sang
Intervention du ministre des Relations extérieures Bruno Rodríguez Parrilla lors du débat ouvert du Conseil de sécurité sur « La défense des buts et principes de la Charte des Nations unies et le renforcement du système international centré sur l’ONU », New York, 26 mai 2026.
« Que nul n’en doute : si jamais arrivait un moment que nous espérons ne jamais voir, le peuple de Cuba combattra jusqu’aux dernières conséquences.
La patrie ou la mort, nous vaincrons ! »
Ministère des Affaires étrangères de la République de Cuba
Monsieur le Président, distingués représentants permanents,
Nous accordons une très grande valeur au leadership de la République populaire de Chine dans la défense de la paix et de la sécurité internationales, dans le respect du droit international, dans la préservation, le renforcement et la réforme appropriée de l’Organisation des Nations unies — en particulier la démocratisation, la transparence et l’efficacité du Conseil de sécurité et l’autonomisation de l’Assemblée générale —, ainsi que dans la construction d’un ordre international multilatéral, fondé sur l’égalité souveraine, juste et démocratique.
Les initiatives mondiales promues par le président Xi Jinping, que nous soutenons, en sont la preuve, visant à relever les défis actuels par le biais d’une véritable coopération multilatérale. La convocation de ce débat ouvert en témoigne également.
Le 26 septembre 1960, à l’Assemblée générale de l’ONU, le Commandant en chef Fidel Castro Ruz déclara : « Que disparaisse la philosophie de l’exploitation et de la spoliation, et la philosophie de la guerre aura disparu ! » Nous l’évoquons avec vivacité en cette année de son centenaire.
Monsieur le Président,
Comment traiter de la défense du rôle central des Nations unies, de la promotion de la paix et du développement, de la sauvegarde de l’ordre international fondé sur le droit international et les normes fondamentales des relations internationales, afin d’éviter de nouveaux conflits où les forts s’imposent aux faibles, sans mentionner le génocide contre la Palestine, ni l’agression impérialiste contre la République islamique d’Iran et la guerre au Moyen-Orient ?
Le gouvernement des États-Unis se trouve, dans les faits, dans une position de rupture de la paix et de la sécurité internationales et de violation du droit international et du droit international humanitaire à l’égard de la République de Cuba.
L’inculpation pénale du leader de la Révolution cubaine, le Général d’armée Raúl Castro Ruz, est un acte moralement infâme et légalement arbitraire : il constitue un abus de la juridiction des tribunaux américains, par la manipulation du lieu où les avions [de l’organisation terroriste Hermanos al Rescate, composée d’exilés cubains] ont été abattus [en 1996], incident survenu dans l’espace aérien et maritime du territoire cubain ; par les missions terroristes et illégales que ceux-ci remplissaient fréquemment, en violation des lois américaines ; par l’impunité et la complicité des autorités de ce pays ; et par le déni du droit à la légitime défense des États.
Il s’agit d’une décision politiquement motivée, frauduleuse, destinée à tromper les citoyens américains et étrangers, 30 ans après les événements, dans le vil dessein de les amener à soutenir une aventure militaire contre Cuba afin d’obtenir un « changement de régime » ou une « construction nationale », comme ils l’appellent euphoriquement désormais.
Le siège pétrolier ou énergétique qu’appliquent les États-Unis à Cuba équivaut, par ses effets, à un blocus naval, qui est un acte de guerre et de génocide soumettant la population cubaine à des conditions menaçant son intégrité et son existence, et qui constitue un « châtiment collectif » cruel et indiscriminé provoquant aujourd’hui des morts, comme en témoigne le doublement du taux de mortalité infantile, passé de 4,0 à 9,2 pour mille naissances vivantes, ou la réduction de l’espérance de vie des enfants malades du cancer de 85 % à 65 %.
Une agression militaire provoquerait un bain de sang. Des milliers de Cubains mourraient en défendant la Patrie et des valeurs et raisons sacrées, et de jeunes Américains périraient également, sans cause ni idéal à défendre, entraînés dans la violence par une politique impérialiste, néofasciste, de domination, de pillage et de conquête.
Je m’adresse tout particulièrement aux citoyens américains, notamment à leur jeunesse, et je fais appel à leurs valeurs humaines, à leurs sentiments pacifistes et nobles ; je leur demande de chercher la vérité et de ne pas laisser une clique élitiste, corrompue et puissante de Miami (non représentative du peuple américain ni des Cubains résidant dans ce pays, qui s’opposent majoritairement à la barbarie de la guerre et du blocus énergétique) les tromper ni les manipuler.
Le président qui donnerait cet ordre d’attaque militaire, le secrétaire d’État et le secrétaire à la Guerre qui l’y incitent, passeraient à l’histoire comme des criminels de guerre, auteurs directs de crimes contre l’humanité. Aucune justification ne peut être avancée pour une agression ni pour des actes inhumains coercitifs comparables à celle-ci par leur impact humanitaire. Laissez Cuba vivre en paix !
Depuis plus de six décennies, le gouvernement américain fabrique des prétextes pour tenter de justifier sa conduite criminelle.
Il a utilisé l’argument absurde de présenter la petite mais symbolique île comme une supposée menace pour la sécurité nationale de la superpuissance nucléaire, une idée qui défie la logique et le sens commun, tout en reposant sur des affirmations et insinuations totalement mensongères.
Comme l’a répété le président Miguel Díaz-Canel, Cuba n’est pas et ne peut pas être une menace. Cuba n’est pas un ennemi des États-Unis et ne souhaite pas l’être, malgré des divergences importantes avec leur gouvernement. Cuba entretient des liens profonds et fraternels avec le peuple et la culture américains. Nous continuerons d’accueillir avec chaleur et hospitalité les voyageurs américains, même si leur gouvernement en restreint les libertés ; et leurs entrepreneurs et leurs entreprises avec des projets compétitifs pourront participer, sans aucune discrimination, à notre développement économique, même si le blocus américain l’entrave.
Cependant, une ploutocratie corrompue et immorale brandit désormais la légende de l’incompétence et de la supposée corruption de notre gouvernement, ainsi que le prétendu danger de « crise humanitaire », comme justification d’une intervention étrangère. Et c’est le bourreau lui-même qui le dit cyniquement ; celui qui, de manière froide, malveillante et délibérée, provoque par ses actions des effets dévastateurs, tels qu’ils affecteraient n’importe quel pays du monde, indépendamment de son potentiel économique, de son niveau de développement ou de la nature de son système politique.
Malgré l’absence de progrès et de bonne volonté, le manque de sérieux et de cohérence de la partie américaine, nous demeurons disposés à poursuivre les conversations, à traiter les problèmes bilatéraux sans ingérence dans nos affaires intérieures, dans notre système politique ni dans nos élections, et à rechercher des formes de comportement civilisé et de coopération multiforme, notamment en matière de terrorisme, de narcotrafic, de criminalité transnationale organisée, de migration régulière et sûre, de traite des personnes, de compensations économiques mutuelles et d’autres questions.
Il s’agit d’une agression unilatérale sans précédent et sans aucune justification. Par l’intimidation et les sanctions « secondaires », applicables à des tiers, le gouvernement des États-Unis entend obliger tous les États à participer, contre leur volonté, à ses politiques atroces contre Cuba, ce qui n’arrivera pas.
Je demande à la communauté internationale de se mobiliser pour empêcher une catastrophe humanitaire qui pourrait être imposée, que ce soit par la voie des armes ou par celle du siège énergétique et du durcissement extrême du blocus qui tuent également et provoquent des souffrances.
Je demande à l’Amérique latine et aux Caraïbes d’agir pour préserver leur statut de Zone de Paix et d’éviter des conséquences adverses qui déstabiliseraient la région.
Il est temps qu’une large articulation internationale, au-delà des différences politiques, des approches idéologiques et des différends historiques, mette des limites et empêche les débordements qui menacent et nuisent aux intérêts nationaux, aux peuples et aux prérogatives souveraines de tous les États.
Le Sud Global devrait se battre pour cela et se protéger collectivement de toute représailles, dans la parole et l’action collectives et dans la coopération mutuelle. Je demande humblement : l’heure est venue de la solidarité avec Cuba, qui l’a toujours été avec tous, sans jamais s’être arrêtée devant les risques, parfois mortels, ni devant les intérêts ou les privations matérielles.
Je ne trouve pas le moyen de traiter de la défense du rôle central des Nations unies, de la promotion de la Paix et du Développement, de la responsabilité primordiale du Conseil de sécurité dans le maintien de la Paix et de la Sécurité internationales et de sa contribution au dialogue et à la promotion de solutions politiques, sans demander à ce Conseil de sécurité d’au moins, avec réalisme, tenter de remplir son mandat premier et suprême face à la menace militaire et au blocus énergétique contre Cuba ; et je ne puis m’abstenir d’encourager l’Assemblée générale des Nations unies à utiliser, dans tous les cas, avec détermination ses larges et décisifs pouvoirs, son autorité morale, juridique et démocratique que lui ont conférés les peuples, dans la situation de Cuba.
Que nul n’en doute : si jamais arrivait un moment que nous espérons ne jamais voir, le peuple de Cuba combattra jusqu’aux dernières conséquences.
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Merci beaucoup.
Voir cet indispensable documentaire (partie 1, partie 2) sur l’épopée cubaine en Afrique contre l’impérialisme et le colonialisme
Cuba condamne l’accusation digne de canailles portée contre le Leader de la Révolution

Déclaration du Gouvernement cubain à l’accusation du département étasunien de la Justice contre Raúl Castro, lue sur les médias à 15 h. Traduction de Jacques-François Bonaldi. Commentaires, précisions et éclaircissements historiques suivent au plus vite. La mafia de Miami au Congrès, on le voit, a les coudées franches et fait feu de tout bois.
20 mai 2026
Le Gouvernement révolutionnaire condamne dans les termes les plus énergiques l’accusation digne de canailles portée par le ministère de la Justice des États-Unis annoncée le 20 mai, mais annoncée depuis plusieurs semaines, contre le général d’armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.
Le gouvernement étasunien n’a pas la moindre légitimité ni juridiction pour adopter cette mesure. Il s’agit là d’un acte de provocation politique méprisable et infâme, qui repose sur la manipulation malhonnête de l’incident qui a conduit au crash, dans l’espace aérien cubain, en février 1996, de deux avions opérés par l’organisation terroriste Brothers to the Rescue, basée à Miami, dont la violation répétée de l’espace aérien cubain à des fins hostiles était de notoriété absolument publique.
Le gouvernement étasunien dénature par ailleurs d’autres vérités historiques sur l’événement qu’il utilise comme prétexte. Il omet, entre autres détails, les multiples dénonciations formelles que Cuba avait présentées à cette époque auprès du département d’État, de la Federal Aviation Administration des États-Unis (FAA) et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), concernant les plus de vingt-cinq violations graves et délibérées de l’espace aérien cubain commises par cette organisation entre 1994 et 1996, en violation ouverte du droit international et du droit américain lui-même.
Il ignore également les avertissements publics et officiels que les autorités cubaines avaient lancés sur l’inadmissibilité de ces violations de leur espace aérien ainsi que les messages d’alerte adressés directement au président des États-Unis sur la gravité et les conséquences possibles de telles transgressions.
La réponse de Cuba à la violation de son espace aérien constituait un acte de légitime défense, protégé par la Charte des Nations unies, par la Convention de Chicago sur l’aviation civile internationale de 1944, et par les principes de souveraineté aérienne et de proportionnalité.
Les États-Unis, qui ont été victimes de l’utilisation de l’aviation civile à des fins terroristes, n’autorisent pas et ne permettront pas la violation hostile et provocatrice d’avions étrangers sur leur territoire et agiraient, comme ils l’ont démontré, en recourant à la force.
L’inaction du gouvernement étasunien face aux alertes envoyées par Cuba à l’époque avait mis en évidence sa complicité dans la planification et l’exécution depuis son territoire d’actions violentes, illégales et terroristes contre le gouvernement et le peuple cubains, une pratique répétée et systématique depuis le triomphe de la Révolution jusqu’à aujourd’hui.
Il est on ne peut plus cynique que cette accusation soit portée par ce même gouvernement qui, recourant à une force militaire disproportionnée, a assassiné près de 200 personnes et détruit 57 bateaux dans les eaux internationales des Caraïbes et du Pacifique, loin du territoire des États-Unis, censément contre des opérations de trafic de drogue jamais prouvées, ce qui constitue des exécutions extrajudiciaires conformément au droit international et des assassinats conformément aux lois étasuniennes elles-mêmes.
Cette accusation fallacieuse contre le Leader de la Révolution cubaine s’ajoute aux tentatives désespérées d’individus haïssant Cuba d’échafauder un récit frauduleux qui leur permet de justifier la punition collective et impitoyable infligée au noble peuple cubain par le renforcement de mesures coercitives unilatérales, dont le blocus énergétique injuste et génocidaire ainsi que les menaces d’agression armée.
Cuba réaffirme son attachement à la paix, mais aussi sa ferme détermination d’exercer le droit inaliénable à la légitime défense que lui reconnaît la Charte des Nations Unies.
Le peuple cubain réaffirme sa détermination inébranlable de défendre la Patrie et sa Révolution socialiste et, avec la plus grande force et la plus grande fermeté, son soutien inconditionnel et invariable au général d’armée Raúl Castro Ruz, leader de la Révolution cubaine.
La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !
La Havane, 20 mai 2026. « Année du centenaire du commandant en chef Fidel Castro Ruz ».
Gouvernement révolutionnaire cubain




![Partage et repartage du monde – par Annie Lacroix-Riz [vidéo]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/05/20260525-lescapitalistessepartentlemonde-120x86.jpg)
