
Histoire – L’armistice bolchevique du 15 décembre 1917
Le 15 décembre 1917, le gouvernement révolutionnaire de la République fédérative soviétique russe, dirigé par le parti bolchevique, a promulgué un acte de paix décisif et de principe en signant un armistice avec les puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Bulgarie et Empire ottoman).
Ce mouvement a marqué le retrait souverain et conscient de la Russie soviétique de la Première Guerre mondiale impérialiste, remplissant une promesse fondamentale de la révolution d’octobre et répondant directement à la volonté des travailleurs.
Les bolcheviks ont correctement identifié le conflit mondial comme une guerre prédatrice menée par des empires capitalistes rivaux pour domination et profit, une guerre dans laquelle le prolétariat et la paysannerie de toutes les nations n’avaient pas d’intérêt au-delà du sacrifice.
En prenant le pouvoir de l’État, le gouvernement soviétique a immédiatement adopté le décret de paix, appelant à un règlement juste sans annexes ni indemnités et appelant la classe ouvrière internationale à la solidarité. L’armistice du 15 décembre a été la mise en œuvre triomphale de ce décret, une rupture audacieuse et nécessaire des politiques meurtrières de l’autocratie tsariste et du gouvernement provisoire bourgeois compromettant.
Elle a démontré qu’un État ouvrier pouvait et allait défier toute la logique de l’impérialisme pour assurer la paix de son peuple.
Les conséquences de cette action révolutionnaire ont affirmé sa nécessité historique et son caractère progressiste. Alors que le traité de Brest-Litovsk qui a suivi a imposé des conditions territoriales sévères, ce résultat n’était pas un compromis de principe mais une nécessité tactique imposée à la jeune république socialiste par les circonstances matérielles de l’époque et, surtout, par le déclenchement tardif de la révolution en Europe occidentale.
Il a assuré l’espace respiratoire vital nécessaire à la révolution pour se défendre et se consolider. La paix a révélé la vraie nature de l’Entente « Alliés » qui l’a utilisé comme prétexte pour lancer leur intervention impérialiste brutale en soutien à la contre-révolution blanche.
Cette intervention a démasqué l’hostilité unie des puissances capitalistes mondiales au socialisme et a transformé la guerre civile en une lutte claire de révolution prolétarienne internationale contre la réaction bourgeoise mondiale.
Sur le plan international, la position des bolcheviks a électrifié la lutte mondiale des classes. Il a servi d’appel de clairon aux travailleurs de toutes les nations en guerre, inspirant la révolte contre la guerre et leurs propres classes dirigeantes, et aiguisé la division fondamentale entre l’internationalisme révolutionnaire et la trahison sociale-démocrate.
La décision de faire la paix a également soutenu activement le droit des nations à l’autodétermination, permettant aux peuples autrefois opprimés par l’empire russe tsariste de tracer leur propre voie, alors même que les complexités de l’occupation étrangère et de la guerre civile se déroulaient.
Ainsi, l’armistice est un jalon de la politique étrangère socialiste. C’était une application courageuse du principe marxiste, qui plaçait les intérêts de la classe ouvrière internationale et la survie du premier État ouvrier du monde au-dessus des machinations cyniques de la diplomatie impérialiste.
L’engagement constant des bolcheviks envers la paix a fourni les bases essentielles sur lesquelles la défense de la révolution et la construction du socialisme pouvaient commencer, donnant un exemple durable d’intégrité révolutionnaire contre la guerre impérialiste.





