L’auto-organisation nécessaire des gilets jaunes, par Quentin

Dans l’un des derniers tracts diffusés en manifestation, le PRCF appelait les à l’auto-organisation pour chasser le monarque Macron, notamment en élisant des délégués révocables à tout moment.

On peut penser que cela prend sens avec la revendication de  d’initiative citoyenne porté par le mouvement, et dont le PRCF, comme il a pu être souligné dans un article récent, est l’un des porteurs de ce projet depuis 2012.

Toutefois, le RIC est un dispositif qui a ses limites, que ce soit au sein de l’UE ou au fait d’être tout simplement en régime capitaliste. Il faut donc dépasser ce stade, notamment en affrontant et en mettant au pas la grande bourgeoisie monopoliste et européiste et en créant un parlement des travailleurs, fait par eux et pour eux.

Dans notre programme, nous proposons de supprimer le Sénat, ce centre pour grabataires bourgeois élus par des soi-disant grands électeurs pour servir de rempart à des députés trop rebelle, pour le remplacer par une assemblée des travailleurs salariés, indépendants, étudiants et retraités disposant d’un droit de vote sur tout projet concernant le monde du travail. Bref, une assemblée où la majorité de la population gérerait elle-même ses conditions d’existence, ce qui n’est pas le cas de notre actuelle Assemblée nationale.

Nous indiquons aussi, toujours dans notre programme, notre volonté de mettre en avant la directe à la base (pas à la méthode Macron). C’est ce que faisait naguère les cellules d’entreprises du PCF au temps où il était encore du côté du prolétariat, mais ce que tente aussi de faire certaines entreprises reprises en main par leurs salariés, bien sûr avec les contraintes du capitalisme.

Il faut aussi permettre aux citoyens de discuter en amont du budget de l’Etat. Tout simplement parce que celui-ci prévoit les ressources des services publics, qui sont les biens de tous (et notamment «de ceux qui n’ont rien»), mais aussi les impôts et taxes, les cotisations sociales et tout un tas de politiques qui impactent concrètement le peuple. Il est donc nécessaire que celui-ci puisse se concerter sur tous ces sujets.

Ces choses que nous souhaitons -et que sans doute un certain nombre de gilets jaunes ne souhaitant pas s’arrêter au simple référendum partagent avec nous-, c’est ce que souhaite le mouvement ouvrier depuis la Commune de Paris !

La fameuse Commune de Paris dont le camarade Lénine disait dans son ouvrage L’État et la révolution qu’elle était le modèle de la démocratie prolétarienne : toutes les fonctions étaient contrôlées ; le peuple était armé ; les élus étaient nommés par mandat impératif ; les parlementaires avaient un salaire d’ouvrier et quand ils faisaient une loi, ils l’appliquaient eux-mêmes, à la différence de nos parlementaires bourgeois complètement déconnectés du monde du travail et des réalités ; un parlement réunissant pouvoir législatif et exécutif, etc.

Si le référendum d’initiative citoyenne peut être une avancée, il est nécessaire d’aller plus loin et de se battre pour arracher aux exploiteurs et à la haute bourgeoisie tous les pouvoirs qu’ils usurpent au peuple.

Après tout, le slogan c’est bien «  », non ?

Désormais partout en France, afin de vraiment prendre le pouvoir, il est nécessaire que les travailleurs en gilets jaunes ou rouges s’organisent en Assemblée, avec les bases syndicales qui sont toujours au front de la lutte des classes, pour reprendre pouvoir de décisions sur leur pays !

http://jrcf.over-blog.org/2018/12/l-auto-organisation-necessaire-des-gilets-jaunes-par-quentin.html

Commentaire de lecteur “L’auto-organisation nécessaire des gilets jaunes, par Quentin

  1. guéret james
    3 janvier 2019 at 10:27

    Le constat que l’on peut faire c’est que la Gauche est toujours mal représenté, nous n’avons pas en France un grand parti pour défendre le peuple sur des bases marxistes et donner l’espoir de mettre en place une autre société pour en finir avec le capitalisme. Le Pardem a un excellent programme pour le peuple, le PRCF a aussi de bonnes idées, mais on arrive pas à avancer. Par contre le PCF lui est malheureusement toujours bloqué sur cette Europe capitaliste et à complétement oublié Marx. On n’avance pas, et pourtant il faut avancer car ce qui se passe dans notre Europe et notre monde est trop moche.