Info luttes – Avec Macron, les riches s’empiffrent et les seniors sont de plus en plus précaires – n°38 – septembre 2017

 

Depuis quelques années, on assiste dans notre pays à un phénomène très inquiétant : les seniors font de plus en plus appel aux organisations caritatives (Restos du cœur, Secours populaire, Secours catholique…).

Les sont bien aveugles sur ce phénomène. Ils préfèrent ouvrir les yeux sur ce qui se passe à l’étranger et notamment en donnant de fausses informations sur le Venezuela qui doit faire face à une contre-révolution orchestrée depuis les États-Unis.

L’information sur ce que vivent les retraités de notre pays est pourtant à leur portée.

Actuellement, plus d’1 million de retraités¹ vivent avec moins de 1000 euros par mois et c’est largement le résultat des contre-réformes de 1994 (Balladur), 2003 (Fillon), 2007 (Fillon), 2010 (Sarkozy) qui ont allongé les durées de cotisation, retardé l’âge de départ et mis en place les ruineuses « décotes » . Des contre-réformes que Macron veut encore aggraver en alignant par le bas les retraites des fonctionnaires et les régimes spéciaux !

Depuis 2010, le nombre de personnes aidées par le secours populaire est passé de près de 166 000 personnes à plus de 246 000 en 2016 !² Et parmi elles, on dénombre de nombreuses femmes âgées précaires et isolées, suite à la disparition de leur conjoint.

Alors que Macron ponctionne près de 25 % les pensions de retraite pour donner aux riches, un grand nombre de retraités doivent faire face à de nombreuses difficultés au quotidien : minimum vieillesse insuffisant, petite pension, carrière incomplète au moment de la retraite…

 

Avec Macron, son gouvernement fantoche et ses députés godillots, notre modèle de société issu de la révolution de 1789 et des grandes de 1936, 1945 et 1968 va disparaître pour laisser place à une société euro-libérale, ayant comme modèle les États-Unis où seuls l’argent et les armes sont rois.

Face à cette volonté de destruction de nos valeurs républicaines et de solidarité, la résistance des travailleurs s’organise et les 19 % obtenus par les insoumis à l’élection présidentielle sont une force que nous devons amplifier dans la lutte. Les 12 et 23 septembre doivent ouvrir la voie à la poursuite d’action tous ensemble et en même temps dans la durée jusqu’à faire plier ce pouvoir au service exclusif des gros patrons et de la finance.

En combattant Macron et ses sbires, nous combattons également l’Union Européenne qui est aux manettes de la destruction du Code du travail, de l’ qui touche essentiellement les travailleurs, en faisant la part belle aux grands patrons du CAC 40 et à leurs actionnaires. Rappelons que ce sont les accords de Barcelone, signés par Chirac et Jospin en 2002, qui cadrent la destruction des retraites en Europe puisqu’ils stipulent en toutes lettres que l’âge moyen du départ à la retraite « sera porté à 67 ans en moyenne dans l’UE » (déjà des pays ont largement dépassé cette « moyenne » et ils tirent tous les autres vers le bas).

Afin de combattre cette société que nous promet Macron, le PRCF appelle les communistes, les syndicalistes de classe, les vrais patriotes progressistes, non seulement à participer massivement aux manifestations du 21 et 23 septembre, mais aussi à faire monter l’exigence d’une rupture progressiste avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme.

 

Jo Hernandez pour la commission luttes du PRCF

¹ Source INSEE.

² Source Secours populaires

 

Les grèves en cours :

 

  • nationale chez Veolia dès le 11 septembre 2017
  • au collège Vercors à Grenoble dès le 8 septembre 2017
  • Depuis le 07/09/2017 : Grève des bus Aléo à Moulins à partir du 7 septembre 2017
  • au collège Endarra à Anglet dès le 7 septembre 2017
  • au centre médico-social Bayot-Sarrazi à Coulounieix-Chamiers depuis le 7 septembre 2017
  • chez Gautier meubles en Vendée depuis le 7 septembre 2017
  • chez Tellier à Argenteuil depuis le 5 septembre 2017
  • au Centre Hospitalier du Val-d’Ariège dès le 1er septembre 2017
  • illimitée chez Air France dès le 1er septembre 2017
  • au McDonald’s de Villefranche-de-Rouergue depuis le 23 août 2017

 

Les grèves à venir :

 

  • générale et nationale le jeudi 21 septembre 2017
  • nationale le samedi 23 septembre 2017
  • chez Engie le 26 septembre 2017

Revue de presse des luttes

 

Amazon : Douze caristes sous-qualifiés et sous payés attaquent le géant du e-commerce

 

Source : Ensemble journal mensuel de la CGT

 

Douze caristes employés par l’entreprise américaine se sont pourvus en justice pour réclamer un rattrapage sur salaires et l’application de la convention collective du commerce qui régit leur secteur. Ces salariés bloqués au niveau 2 demandent à ce que leur statut soit reconnu au niveau 5, prévu par la convention. Soit un différentiel de salaire de 450 euros par mois. « Il y a une seule grille de salaire chez Amazon qui est appliqué dans le monde entier quel que soit le droit social du pays où cette société est implantée, détaille Alain Jeault, délégué syndical central CGT. Cette société refuse d’appliquer notre convention collective en disant que nous sommes des conducteurs d’engins, pas des caristes. Mais c’est la même chose !. » Une seconde plainte vise aussi Amazon pour discrimination syndicale. Les intimidations dont le géant du e-commerce est coutumier ne sont pas prêtes d’avoir raison du syndicat créé en 2013.

 

Animateurs : Pas nés pour subir

 

Source : Ensemble journal mensuel de la CGT

 

Au cours de l’été, une quinzaine d’étudiants, animateurs au centre de loisirs de Thouars (79) ont multiplié tracts, pétitions en ligne et camping revendicatif itinérant ! Sous-payés sur une bas e de 48 heures hebdo, ils ont obtenu de la municipalité le passage aux 35 heures payés au Smic et des heures sup. Preuve pour l’UL CGT locale qui les a soutenus, que « de jeunes salariés [,,,] peuvent se mobiliser très fortement contre la précarité.

 

Deliverdo : Cources au rabais

 

Source : Ensemble journal mensuel de la CGT

 

Les livreurs à vélo manifestaient fin août contre le changement de leur mode de rémunération. De 7,50 euros de l’heure, assortie d’une prime à la course de 2 à 4 heures, ils passent désormais à 5 euros par mission. Selon le syndicat CGT de Gironde, ce changement pourrait faire perdre jusqu’à 475 euros mensuels aux coursiers pédalant plus de 35 heures par semaine.

 

Lapeyre : Pas vu, pas…

 

Source : Ensemble journal mensuel de la CGT

 

1776 salariés de l’enseigne ont assigné en justice le 2 juin, aux côté de leurs syndicats CGT et FO, le groupe Lapeyre, fillialle de Saint Gobain. Ils réclament leur participation aux bénéfices de 2002 à 2008. Grâce à des expertises indépendantes, les syndicats ont découvert en 209 que 96 % des bénéfices s’évaporaient vers des holding sans aucun salariés. Ce qui permettait à Lapeyre de calculer la participation des salariés du groupe sur seulement 4 % des bénéfices réalisés. Le préjudice est estimé à 81 millions d’euros.

Un mouvement de grève exceptionnel chez Gautier meubles en Vendée

Source : France Bleu

Cela n’arrive jamais dans cette entreprise de fabrication de meubles vendéenne. Depuis jeudi 7 septembre, un très grand nombre de salariés est en grève pour réclamer des hausses de salaires.

Les salariés de Gautier meubles ont entamé leur grève jeudi matin sur les sites du Boupère, de Chantonnay et de Saint-Prouant en Vendée. Ils réclament une hausse de leur salaire, une revalorisation de l’intéressement et de la participation ainsi que le retour au 13e mois de salaire. 80% des 600 salariés du pôle production ont cessé le travail depuis jeudi selon les syndicats, environ 60% selon la direction, et ils devraient poursuivre leur mouvement la semaine prochaine.

Pas de grève chez Gautier depuis 1999

« La dernière fois que Gautier a fait grève, c’était pour sauver la place de son patron. Il n’y a jamais eu de grève chez Gautier, même avant, même après », explique David Garrec, représentant du personnel Force ouvrière. Mais si aujourd’hui les salariés en sont arrivés là c’est qu’il y a « un ras-le-bol général ». « On nous supprime tout : l’intéressement et la participation, les heures supplémentaires, les salaires sont très bas. Tout ça cumulé fait que les gens se mettent en grève » , raconte le syndicaliste.

La direction dit avoir été surprise par ce mouvement de grève et se dit prête à négocier avec les grévistes, à condition qu’ils reprennent le travail.

Grève illimitée au centre médico-social de Coulounieix-Chamiers

Source : France Bleu

Les salariés du centre médico-social de Bayot-Sarrazi de Coulounieix Chamiers sont en grève illimitée depuis ce jeudi pour protester contre la baisse du nombre d’heures de travail hebdomadaires.

Les syndicats FO, CGT, et CFDT appellent à une grève illimitée au centre médico-social de Bayot-Sarrazi de Coulounieix Chamiers depuis ce jeudi. Un mouvement pour l’instant serait très suivie, puisque 75% des salariés se sont déclarés en grève.

La direction de l’établissement veut baisser le nombre d’heures de travail chaque semaine. Une annonce faite en juin dernier, mais cette mesure est progressivement mise en place depuis début septembre, et cela aura plusieurs conséquences, selon les éducateurs.

Conséquences sur les enfants et les soignants

Ce qui les inquiète le plus, ce sont les pensionnaires. Ce centre médico-social accueille 120 enfants, adolescents ou jeunes adultes. Certains ont de graves troubles psychologiques, voire psychiatriques, qui sont longs et difficiles à traiter.

Les éducateurs ont donc sorti leur calculette : passer de 38 à 37 heures travaillées par semaine, cela représente 2000 heures de présence en moins chaque année pour les enfants, et des encadrants qui vont aussi être plus souvent seuls, ou alors en sous-effectif .

Deuxième conséquence : le nombre de jours de repos. Cette baisse du temps de travail équivaut à six jours de RTT en moins, ce que regrettent bien sûr les salariés. Du repos en moins, alors qu’ils se disent déjà fatigués, physiquement et psychologiquement par leur quotidien.

Dernière chose qui ne passe pas : le manque de dialogue. Les syndicats affirment qu’ils ont appris cette nouvelle en juin dernier, mais qu’ils n’ont eu aucune explication de la direction sur le pourquoi d’une telle décision.

Un service minimum est malgré tout assuré. Une délégation de salariés a été reçue ce jeudi par la direction du centre médico-social, qui va faire remonter leurs demandes à sa hiérarchie. Direction qui n’a pas répondu aux sollicitations de France Bleu Périgord.

Quel avenir pour la dernière clinique Gersoise et ses 100 salariés

Source  / Syndicat CGT santé du gers

 

A Hauch dans le Gers, le paysage sanitaire est en passe d’être profondément modifié. En effet, après la fermeture de deux cliniques dans les années 2000, aujourd’hui il reste un hôpital public et une clinique chirurgicale en terme d’offre de soin sur le territoire. Celle-ci appartient au groupe Elsan : 2ème groupe de la santé privée en France.

Complémentaire du Centre Hospitalier d’Auch elle a permis de garantir une offre de soins indispensable à la population de notre département.

Pourtant le 18 Mai 2017 le groupe ELSAN propriétaire, a annoncé brutalement l’arrêt de l’activité chirurgicale au motif d’un manque de rentabilité. Ce groupe n’a que faire des conséquences que cela pourrait engendrer pour la population « c’est  le monde de la santé business ».

Les inégalités territoriales d’accès aux soins s’aggravent dans notre pays et notamment dans certains départements ruraux.

Les patients nécessitant une intervention chirurgicale en urologie, ophtalmologie, chirurgie vasculaire, ou stomatologie seront contraints de se déplacer vers Toulouse, Tarbes ou ailleurs…pouvant entrainer une perte de chance.

 

En effet, comme nous l’avions évoqué dernièrement dans la presse, les salariés de la Polyclinique de Gascogne continuent de solliciter un rendez vous en urgence à l’ARS Occitanie afin d’obtenir des informations fiables sur les divers scénarios envisageables.

 

Malgré le caractère de gravité de la situation tant pour les gersois concernant l’offre de soins, que concernant le devenir des salariés, mais aussi de tous les partenaires qui travaillent de près ou de loin avec cette clinique (ambulanciers, laboratoires d’analyses, de radiologie…etc.) ,l’ARS ne nous reçoit pas.

 

L’inquiétude est très vive chez les salariés de la polyclinique qui sont plongés dans une grande angoisse et incertitude sur leur devenir. En cas de fermeture, c’est une centaine d’emplois qui pourraient être menacés. Mais aussi une dizaine d’autres dans les laboratoires, cabinet de kiné, de radiologie, ambulances…le serait tout autant.

 

Devant le silence assourdissant de l’ARS Région Occitanie, devant le mépris qu’elle oppose aux salariés mais aussi aux Gersois, nous appelons à une grande manifestation pour dire toute notre opposition à la fermeture, et rappeler que les gersois souhaitent être soignés de la même manière que les Toulousains, les Bordelais, ou les Parisiens. Les départements ruraux doivent pouvoir bénéficier du même dispositif de santé que les grandes métropoles.

 

C’est pourquoi nous appelons tous les salariés, tous les usagers, tous les gersois, les laboratoires d’analyse, les radiologues, les ambulances, tous les partenaires qui travaillent avec la Polyclinique de Gascogne à venir s’opposer à la fermeture de cette clinique en participant au rassemblement le samedi 16 septembre à 10h00 devant la polyclinique de Gascogne.

Grève des transports à Moulins : Perturbations à prévoir les 7 et 8 septembre

Source : France Info

Les 7 et 8 septembre, le trafic des bus de l’agglomération de Moulin (Allier) va être fortement perturbé. À l’appel de la CGT, 27 des 39 conducteurs de bus de Moulins Mobilité – filiale de la RATP Dev – se mettent en grève illimitée à partir de jeudi 7. La grève peut être reconduite à la semaine suivante.

Les salariés de la société de transports entendent protester contre la décision de la direction de ne pas accéder à leur demande d’augmentation de salaire et de versement d’un 14e mois, alors que la RATP Dev a dégagé d’importants bénéfices au cours des années précédentes.

Au vu de l’absence importante de conducteurs, le service sera surtout concentré sur le début et la fin de journée, pour coïncider avec l’entrée et la sortie des classes. Certains service ne pourront cependant pas être assurés.