2021 s’achève dans un climat crépusculaire. Mais sur tous les terrains, les militants politiques, sociaux et culturels de l’avant-garde font face en s’adressant aux travailleurs et en cherchant dans le(s) peuple(s) les voies de la contre-offensive gagnante.
Sur le terrain international, les USA de Biden « cherchent la bagarre » avec la Russie et la Chine tout en continuant d’assiéger Cuba, les autres pays de l’ALBA et, par l’entremise de l’Etat  colonialiste d’Israël, l’indomptable peuple palestinien. Mais il faut voir l’autre côté de la médaille dont ne parlent jamais nos médias, trop occupés à diffamer la Chine, à calomnier Cuba, à présenter la Russie, fût-elle « postcommuniste » comme un enfer. Et cette autre face de la médaille, c’est que les peuples russes et chinois font face ensemble, avec pas mal de répondant politico-militaire, aux fauteurs de guerre du bloc euro-impérialiste qui paradent agressivement des frontières Ouest de la Russie à l’Indopacifique et à la Mer de Chine. Ce que demandent ensemble Pékin et Moscou? Un « monde multipolaire » affranchi de la tutelle despotique de l’Oncle Sam, ne peut que séduire la majorité de l’humanité. Celle-ci refuse de plus en plus, les votes à l’ONU le prouvent, l’emprise globalitaire de Washington. Sourdement, la majorité de l’humanité ne supporte plus la chape de plomb du dollar et de l’énorme dette inacquittable des USA. Les peuples rejettent désormais de plus en plus vigoureusement les interventions militaires US (toutes en faillite en Afghanistan, en Irak, en Syrie, ou tenues en échec par les peuples de Caracas à La Havane en passant par Managua, où les Sandinistes viennent de regagner haut la main la présidentielle). Tôt ou tard, le monde « unipolaire » oppressif et invivable issu de la contre-révolution en URSS, de la victoire de la mondialisation néolibérale et de l’émergence de l’Empire euro-atlantique du capital, sera remplacé par un monde multipolaire: car sans cela, l’humanité périra emportée par les pulsions exterministes du capitalisme-impérialisme pourrissant. Or l’humanité, qui est composée très majoritairement de jeunes qui veulent vivre et de travailleurs qui ne veulent plus seulement survivre, n’acceptera pas de mourir pour complaire à Biden, à Scholtz, à Le Drian. A nous, organisations et militants franchement communistes de France et d’ailleurs de prendre la tête de ce mouvement très divers pour la paix, la souveraineté des peuples, la diversité des cultures, la défense de la vie et de l’environnement, trois causes anti-exterministes et objectivement anti-impérialistes et anticapitalistes.
Car trente ans après la liquidation honteuse de la patrie socialiste par les renégats Eltsine, Gorbatchev et Cie, les Russes regrettent massivement l’URSS. 67% des Roumains sondés constatent qu’on vivait mieux sous la République Socialiste Roumaine et cela ne signifie pas qu’ils n’aient tiré aucune leçon d’avenir sur la confiscation de la démocratie socialiste à l’époque de Nicolae Ceausescu.
Au Chili, malgré le tapage médiatique mondial annonçant par avance la victoire « très probable » du candidat fasciste promu par le MEDEF chilien, un candidat soutenu par le PCC a gagné la présidentielle et le peuple de Santiago est massivement descendu dans la rue pour exiger que le changement commence. Au Pérou, au Nicaragua, les candidats de l’Oncle Sam ont été battus.
En Inde, les plus grandes grèves de l’histoire humaine ont eu lieu sous la conduite des deux PC indiens et le fascisant Modi, l’intégriste hindou favoris des USA, a dû retirer ses projets destructifs.
Au Portugal, le PCP porte fièrement son projet de Gauche patriotique et populaire. L’Initiative européenne des PC qu’anime le KKE et dont fait partie le PRCF maintient le cap du marxisme-léninisme.
En réalité, pour qui sait voir, le mot d’ordre de « Renaissance communiste » que portent les fondateurs du PRCF depuis 1991, s’emplit peu à peu d’un contenu international très encourageant !
Sur le plan sanitaire, la triste prestation récente de MM. Castex et Véran s’est signalée derechef par un mélange de laxisme sanitaire, de maintien de l’euro-austérité pesant sur l’hôpital et d’autoritarisme stigmatisant, liberticide et diviseur.

Lamentablement, Blanquer est toujours en place et les syndicats les plus influents de l’Éducation nationale ne sont même pas capables d’exiger la démission de ce Terminator scolaire : il n’a toujours pas mis en place un protocole sérieux et pourvu des moyens matériels et humains nécessaires (il a même rendu à Bercy 75 millions d’euros alors que les salles de classes ne sont toujours pas équipées en purificateurs d’air!). Le même individu a dynamité le bac national en tant qu’examen final anonyme, égalitaire et donnant accès directement à l’Université; il a institué le très sélectif Parcours Sup, a désarticulé les disciplines  et les séries scolaires (contre-réforme du lycée), a dévoyé la notion de laïcité pour fliquer le contenu idéologique des cours, et n’a cessé de réprimer les syndicalistes (pourtant, les états-majors syndicaux continuent de cautionner le « dialogue social » bidon qui ponctue la casse scolaire et l’abandon sanitaire de l’école).

En revanche, Castex stigmatise une partie de la population dans le but de diviser le mouvement populaire. Plus facile que de permettre enfin à la population d’accéder à l’ensemble des vaccins mondialement disponibles, y compris russes, chinois et cubains!  Bref, ce pouvoir réactionnaire surfe sur la pandémie en naviguant entre les pressions du MEDEF, les diktats de l’UE, les conseils intéressés de Sanofi et des autres monstres de la pharmacie capitaliste mondiale, tout en continuant… de sanctionner des soignants et de fermer des lits d’hôpital !
À l’échelle mondiale, le capitalisme et ses institutions iniques, UE, OMC, FMI, etc. continuent d’empêcher une riposte coordonnée permettant de mutualiser les recherches, de lever les brevets sur tous les vaccins et surtout. Sur le fond, il faudrait en finir avec la dé-segmentation sauvage de l’économie qui caractérise l’euro-mondialisation capitaliste et lui substituer une coopération internationale égalitaire et solidaire entre pays souverains soucieux coordonnant une planification sanitaire et environnementale mondiale porteuse d’espérance.
Il apparaît donc que le capitalisme n’est pas la solution mais le problème lui-même : d’ailleurs les résultats médicaux du riche Occident sont bien pires que ceux des pays socialistes ou de tradition socialiste qui ont conservé un plan d’État, une forte recherche publique, un système de santé ramifié, un « soin permanent du soin », un riche réseau médical de proximité, bref, une priorité de principe à la santé publique sur le profit patronal qui obsède l’Occident!
Sur le plan de la politique française, les forces du capital ne demandent qu’une chose à la prochaine présidentielle: face à la fronde latente du peuple français, dont les fracassantes irruptions récentes, type Gilets jaunes et luttes pour les retraites, ont percuté la feuille de route euro-macroniste, l’oligarchie veut que l’élection légitime, ne serait-ce que pour la façade, un Macron, une Pécresse ou tel autre candidat du grand capital et de l’UE qui continuera à saccager les conquêtes de 1945, Sécu et retraites en tête, à bloquer les salaires et pensions, à délocaliser l’industrie, à privatiser les services publics et à favoriser le « saut fédéral européen » (Scholz dit crûment « les États-Unis d’Europe »), à promouvoir le tout-anglais paneuropéen qui, tout en assassinant la langue française et les autres langues nationales d’Europe, mettront fin à la République française indépendante et aux acquis sociaux, sociétaux et culturels qui lui sont attachés.
Ne mettant jamais tous ses œufs dans le même panier, le grand capital favorise aussi des candidats ouvertement racistes comme Zemmour, le petit télégraphiste de l’oligarque Bolloré, sans parler des Le Pen toujours aux avant-postes de la haine antimusulmane, non seulement en tant que rabatteurs électoraux de second tour, non seulement en tant que fers de lance de l’État-policier, mais parce qu’en période de crise de la légitimité politique, la grande bourgeoisie doit toujours disposer d’une solution fasciste lui permettant d’écraser le mouvement populaire sans s’encombrer de phrases sur la « démocratie ».
Pour combattre cette tenaille qui prend le peuple français en étau entre l’euro-dislocation de la Nation et la fascisation galopante de la République, un large FRont Antifasciste, Patriotique, Populaire et Écologiste (FRAPPE) serait indispensable et c’est à quoi ont travaillé cet automne le PRCF et son secrétaire national Fadi Kassem en promouvant l’Alternative rouge et tricolore et l’idée d’un Frexit progressiste orienté vers le socialisme. Or aucun des candidats médiatiquement adoubés ne propose ne serait-ce qu’un débat sur cette question stratégique, la seule capable de « parler » à la classe ouvrière (80% des ouvriers ont voté Non à la constitution européenne en 2005!), de fédérer les progressistes, de rompre la domination de l’euro-réformisme petit-bourgeois sur « la gauche », de faire en sorte que le camp progressiste, parlant aussi aux patriotes antifascistes, ait une chance d’accéder au second tour et de gagner l’élection. A ainsi disparu du débat officiel la phrase de M. Mélenchon, si structurante en 2017: « l’UE, on la change ou on la quitte ». Comment croire en effet que l’on puisse amender l’UE au coup par coup, comme l’a cru jadis le Grec Tsipras, si l’on commence par renoncer à jamais à, ne serait-ce que… menacer de claquer la porte de ces monstrueux dispositifs impériaux que sont l’UE arrimée à l’OTAN et la zone euro calée sur le Mark?
C’est pourquoi, tout en discutant dans le cadre de l’organisation du positionnement final qu’adoptera en mars le Comité central du PRCF, les militants du Pôle portent dans les manifs et à la porte des entreprises les trente mesures d’urgence « pour de nouveaux Jours heureux ». Sur des bases franchement communistes, 100% antifascistes et 100% anti-UE.
De même le PRCF continuera-t-il de soutenir le syndicalisme de classe sans ménager ces états-majors syndicaux qui ne font rien pour percuter l’élection présidentielle euro-verrouillée… Souhaitent-ils à nouveau, comme en 2017, appeler à voter Macron au second tour pour « faire barrage au fascisme »? Comme si Macron, Darmanin et autre Castaner, n’avaient pas tout fait, comme leurs prédécesseurs Sarkozy et Valls, pour fliquer comme jamais la société!

Pour faire face aux périls guerriers, pour une politique préférant la santé publique au profit capitaliste, pour une Alternative rouge et tricolore, la reconstruction du parti communiste de combat est urgente. C’est à quoi travaille le PRCF. Rejoignez son combat!