VGE, ou le grand tournant euro-atlantiste destructeur pour notre pays …

Par Georges Gastaud et Fadi Kassem

 

L’ex-président Valéry Giscard d’Estaing vient de mourir à un âge avancé. Quoi qu’il en soit de l’homme, que nous n’avons pas à juger comme tel, ou de la douleur de ses proches, que nous respectons, les militants franchement communistes et progressistes que nous sommes ne peuvent porter qu’un jugement très sévère sur son bilan politique.

UNE OBSESSION DES LES ANNÉES 1960 : COMPRIMER LES SALAIRES, CORSETER LES DÉPENSES DE SANTÉ

Né à Coblence – tout un symbole ! – et héritier d’une dynastie de grands bourgeois qui, c’est un euphémisme, ne s’est guère illustrée par un patriotisme flamboyant*, VGE fut, en tant que ministre de l’Économie et des Finances du Général de Gaulle, un artisan majeur de ce que l’on ne nommait pas encore austérité mais “plan de stabilisation” : en clair, la compression des petits et des moyens salaires et le maintien de millions de Français, ouvriers et employés mais aussi petits et moyens fonctionnaires, artisans, paysans et petits commerçants, aux marges de la gêne et de la misère. En effet, l’explosion sociale de Mai-Juin 1968, qu’avaient précédée de nombreuses grèves de masse organisées à l’initiative de la CGT (ces grèves exigeaient la hausse du SMIG, l’abrogation des ordonnances contre la Sécu et la retraite à 60 ans), n’est nullement née des gesticulations sur-médiatisées d’un étudiant anarchiste bouffi de mépris de classe et d’anticommunisme, mais d’un élan général de la classe ouvrière et de la jeunesse populaire contre une politique durement inégalitaire : celle qu’incarnaient alors solidairement Giscard et Pompidou, l’ex-fondé de pouvoir de la Banque Rothschild qui fut premier ministre du général de Gaulle avant de devenir le second président de la Vème République.

AUX SOURCES DU CONFLIT ENTRE GAULLISME ET EURO-ATLANTISME DÉBRIDÉ

S’il n’y avait que cela à dire de celui qui se faisait appeler “VGE”, la présente nécrologie serait fort courte tant la politique de réduction des salaires, d’asphyxie des services publics et de destruction des acquis sociaux hérités des ministres communistes de 1945 est une constante de l’histoire bourgeoise française contemporaine. Outre ce “fonds commun” à toute l’oligarchie capitaliste, le chef de file des “Républicains indépendants” qu’était Valéry Giscard d’Estaing s’est toujours signalé par son atlantisme déclaré et par son attachement à la “construction” d’une Europe supranationale supervisée par Washington et de plus en plus dominée par BerlinDe ce point de vue, les tensions n’ont cessé de s’aggraver entre VGE et le général de Gaulle qui incarnait une politique extérieure, de classe et anticommuniste certes, mais indépendante à l’égard des États-Unis, de l’OTAN et de cette “Europe des Six” qui deviendra l’Union européenne. À la fin des années 1960, on faisait en effet de moins en moins mystère dans les milieux oligarchiques, notamment « centristes », « libéraux » et giscardiens, de l’exaspération que provoquaient les initiatives gaulliennes de dialogue avec l’URSS, de reconnaissance de la Chine populaire, de critique de la politique annexionniste israélienne, de soutien au souverainisme québécois, de désaveu de la politique américaine en Indochine (Discours de Phnom Penh), de refus de laisser l’Angleterre entrer dans la CEE, de rupture de la France avec la direction intégrée de l’OTAN ; sans parler de la “politique de la chaise vide” menée par de Gaulle à Bruxelles dans le but de préserver la France des ingérences permanentes de l’Europe supranationale. Circonstance aggravante aux yeux de cette oligarchie financière et capitaliste que représentait Giscard, cette volonté gaullienne de mener une politique internationale française non alignée sur Washington obtenait alors le soutien public du PCF dont on sait qu’il avait déjà soutenu de Gaulle, pour des raisons analogues (lutte contre l’Occupant allemand, mais refus non moins catégorique de laisser s’instaurer après guerre une tutelle anglo-saxonne directe sur la France), durant la Seconde Guerre Mondiale. Ce qui n’empêchait nullement les communistes de combattre durement la politique antisociale et antidémocratique du régime gaulliste et de travailler à mettre en place une alternative populaire orientée vers le socialisme. 

1974, ÉLECTION DE GISCARD ET VIRAGE DE CLASSE CONFIRMÉ VERS L’EURO-ATLANTISME

Ces tensions latentes devinrent manifestes lorsque l’affrontement de classes se durcit en France au point de jeter près de dix millions de travailleurs dans la grève illimitée. Giscard resta prudemment sur la réserve, mais la tendance bourgeoise “centriste”, alors extérieure au gouvernement gaulliste, celle de Jean Lecanuet (maire de Rouen et euro-atlantiste enragé), soutenue par Jean-Jacques Servan-Schreiber et son journal L’Express, se détacha de plus en plus ostensiblement du mouvement gaulliste auquel elle finit par refuser la confiance à l’Assemblée nationale (mai 1968), au risque de voter avec une opposition de gauche alors dominée par le PCF. Après la reprise en main du pays par de Gaulle (31 mai 1968) et surtout par Pompidou, alors même que le parti gaulliste UDR disposait d’une écrasante majorité à l’Assemblée nationale, Charles de Gaulle voulut restaurer son autorité ébranlée par la grève de masse et par les frictions dans son propre camp. Il décida d’un référendum sur la régionalisation, sur la “participation” (c’est-à-dire la vieille lune de la collaboration capital-travail) et sur la transformation du Sénat en une sorte de chambre corporatiste. Le chef de l’État pensait qu’une réponse positive des Français lui permettrait de refaire l’unité du camp bourgeois derrière lui en triomphant du Non attendu de la gauche communiste et non communiste. Durant la campagne référendaire, Georges Pompidou se fit des plus discrets : il espérait notoirement un “destin national” (= l’accès à l’Élysée) en cas de victoire du Non et de démission du Général. Quant à Giscard d’Estaing, il appela carrément à voter Non, ce qui devait permettre au Non de l’emporter, provoquant la démission de De Gaulle et induisant un recentrage euro-atlantique de la Vème République. Le calcul de Giscard devait se révéler exact : la victoire du Non (1969) provoqua la démission de de Gaulle et permit dans la foulée – le PS-SFIO ayant tout fait pour diviser la gauche et pour empêcher le communiste Jacques Duclos de parvenir au second tour de la présidentielle – de faire élire Pompidou, Giscard redevenant ministre des Finances et la tendance euro-atlantiste Lecanuet-Duhamel entrant en force dans le nouveau gouvernement néo-gaulliste/centriste dirigé par Jacques Chaban-Delmas. L’oligarchie financière française, qui avait parachevé la concentration capitaliste et les fusions monopolistes en France (mise en place de géants nationaux comme Péchiney-Ugine-Kuhlmann, Schneider-Creusot-Loire, BNP-Paribas, Roussel-Uclaf, BSN/Gervais-Danone, etc.) tenait son “tournant” euro-atlantiste et pouvait se lancer dans ce que, ultérieurement, le MEDEF appellerait son “Besoin d’aire”: il faut entendre par là une forme de Monopoly transnational régi par les nouvelles règles libre-échangistes débridées de l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Traité de Maastricht). Rompant avec la politique gaulliste, Pompidou avait déjà fait entrer la Grande-Bretagne et le Commonwealth dans le Marché commun. Quand survint la mort prématurée de Pompidou, la droite oligarchique marqua nettement la fin de l’ère gaulliste : au premier tour de la présidentielle de 1974, les beaux quartiers préférèrent très logiquement Giscard, ce fils de collaborateur patenté, et son programme « libéral, centriste et européen » comme il l’avait lui-même défini, au Compagnon de la Libération Jacques Chaban-Delmas pour battre François Mitterrand, dont le principal tort était de s’être allié à un PCF qui, à l’époque, était encore prédominant à gauche**. 

GISCARD PRÉSIDENT : DES ANNÉES DE BASCULE POLITIQUE, TANT POUR LA CLASSE DOMINANTE QUE POUR LA CLASSE DOMINÉE

Giscard d’Estaing l’emporta au second tour de la présidentielle de 1974, avec quatre objectifs stratégiques de classe affichés :

 – en finir avec la politique gaulliste d’indépendance relative à l’égard de l’Europe supranationale et de l’OTAN ;

 – prendre un virage, au nom de l’efficacité, vers une énorme casse du “produire en France”, une casse que n’avait pas encore engagée aussi franchement Pompidou. Ce fut notamment la mise à mort de la sidérurgie française par l’application du plan européen Davignon (héritier de la tristement fameuse CECA) et la ruine du vignoble français méditerranéen par l’entrée dans l’UE – pour leur plus grand malheur ultérieur – de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. Pour mater la rébellion des sidérurgistes ou celle des mineurs du Gard, le sinistre Poniatowski, bras droit de VGE et ministre de l’Intérieur, n’hésitait pas à user des pires provocations policières, suscitant la rage croissante de la classe ouvrière ;

 – « moderniser » en surface la politique française, c’est-à-dire rompre avec les rêves de “grandeur” de l’impérialisme français décadent, courtiser la jeune génération (instauration d’un vote à 18 ans depuis longtemps demandé par la gauche ; mais en réalité, casse de l’école républicaine avec la désastreuse réforme Haby), prendre appui paradoxalement sur les députés PCF et PS pour faire passer la loi Veil sur l’IVG. L’objectif était clair : donner une coloration moderniste trompeuse à la politique profondément réactionnaire du pouvoir giscardien sur les terrains international et social, tout en faisant la part du feu à certaines réformes sociétales qui devenaient objectivement inévitables si la gauche parvenait au pouvoir ;

 – refouler et démolir le Parti communiste français et la CGT en lançant contre eux des campagnes répétées (y compris sur le front culturel) en s’alliant avec la fausse gauche “modernisatrice” (secteur droit du PS emmené par l’eurocrate Delors, direction rocardienne du PSU, appareil de la CFDT, milieux ex-maoïstes recyclés dans l’antisoviétisme: les July, Glucksmann, etc.). On vit alors fleurir les campagnes anticommunistes, antisoviétiques et anti-vietnamiennes, ou encore émerger médiatiquement la pseudo “nouvelle philosophie” dite « antitotalitaire » de Bernard-Henri Lévy et Cie, quand ce n’étaient pas les campagnes de promotion du slavophile Soljenitsyne, ce grand admirateur des Chouans. Malheureusement, ces campagnes commençaient à trouver un relais actif au sein du PCF dans lequel émergeait une aile ouvertement antisoviétique autour, successivement, des “rénovateurs” Henri Fiszbin, Jean Elleinstein et Pierre Juquin. Tout ce battage antimarxiste, antisoviétique, européiste et anticommuniste fut d’ailleurs ponctué d’intenses campagnes de déstabilisation du camp socialiste, particulièrement de la Pologne populaire où la droite et toute la fausse « gauche », mollement contrées, hélas, par la direction du PCF, prenaient fait et cause pour Lech Walesa, le “syndicaliste” anticommuniste préféré de la C.I.A. et du nouveau Pape polonais.

DOUBLE FRACTURE POLITIQUE EN GESTATION : les années GISCARD

Cette politique de classe ne put produire immédiatement tous ces effets, notamment parce que le PCF du début des années 1970 disposait encore d’une solide assise de classe (cellules d’entreprise, liens fraternels avec la C.G.T.), parce qu’il soutint impartialement les quelques réformes sociétales (initialement demandées par lui d’ailleurs !) engagées par Giscard, et surtout parce que la direction du P.C.F. d’alors, si dérivante qu’elle fût déjà sur le terrain idéologique, n’en continuait pas moins de combattre sur son principe même la funeste “construction” euro-atlantique du pouvoir. Le ver était cependant dans le fruit : dérives théorico-idéologiques “floutant” l’identité communiste (“abandon” de la dictature du prolétariat, du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien sur le plan doctrinal, tout cela de 1976 à 1979), défense inconséquente du produire en France (juste sur le principe, cette défense fut menée sur des bases ambiguës, Georges Marchais ne distinguant pas entre “produire en France” et “produire français”), développement de l’ “eurocommunisme” (sous la houlette des révisionnistes italien et espagnol Berlinguer et Carrillo), concessions de plus en plus graves à l’antisoviétisme, etc. ; tout cela creusait le lit du social-européiste et atlantiste flamboyant Mitterrand au sein de l’alliance de plus en plus instable entre le P.C.F. et le P.S. Par ailleurs, au sein de la droite gouvernementale, la “fracture européenne” devenait de plus en plus béante : le Premier ministre néogaulliste puis ex-premier ministre démissionnaire de Giscard, Jacques Chirac, ne tardait pas à faire dissidence en feignant d’adopter une ligne d’indépendance nationale (Appel de Cochin ciblant les giscardiens, implicitement qualifiés de « parti de l’étranger ») distincte de celle, très ouvertement atlantiste et européiste, du chef de l’État. 

De GISCARD à MITTERRAND : RUPTURE OU EURO-CONTINUITÉ ANTICOMMUNISTE ET ANTI-NATIONALE ? 

Comme on sait, Mitterrand fut élu en mai 1981 et la défaite de Giscard ne fut pas seulement acquise par la prétendue “vague rose” : il y fallut, au second tour de la présidentielle, la défection tonitruante de Chirac qui refusa d’appeler ses électeurs à rallier Giscard pour battre Mitterrand. La suite, on la connaît : l’élection de Mitterrand au prix de l’affaissement préalable du P.C.F. (perte d’un million de voix en mai 1981 par G. Marchais, puis entrée du P.C.F. au gouvernement Mauroy en position subalterne et humiliée !), le semblant de politique de gauche des années 1981-1983 n’ayant d’autre but que de parachever le discrédit du P.C.F. dans la classe ouvrière tout en paralysant la C.G.T. au nom du prétendu “état de grâce”. Une fois ces conditions sociopolitiques enfin réunies et solidement établies, Mitterrand put montrer son vrai visage et reprendre sereinement, tout en l’aggravant considérablement, la politique de classe de Giscard, notamment la ligne de dissolution de la France dans l’Europe supranationale dominée par Berlin, le passage à la monnaie unique (c’est-à-dire l’arrimage, désastreux pour la France, du franc sur le Deutsche Mark), l’alignement total de notre pays – par l’inamovible Yves Le Drian interposé – sur les menées bellicistes antisoviétiques de Washington. Tout ce qui, en un mot, a mené notre pays dans l’impasse tragique qui est désormais la sienne : casse des services publics, écroulement de l’Éducation nationale, dévastation de l’industrie française (en particulier de l’industrie lourde), érosion rapide de la protection sociale, déclassement de millions de jeunes issus des mondes ouvrier et paysan, endettement massif auprès des marchés financiers (puisque la France importe la plupart des biens industriels – médicaments compris ! – et n’exporte plus grand chose), abandon croissant de la langue française au profit du tout-anglais (rappelons que le premier discours de V.G.E. après l’annonce de sa victoire électorale de 1974 fut prononcé en anglais à l’adresse de la presse internationale : à l’époque, de tels manquements dont Macron fait son ordinaire faisaient encore un peu scandale !), etc.

APRÈS LA DÉFAITE GISCARDIENNE DE 1974 : V.G.E., OU LE PREMIER PRÉSIDENT MANQUE de l’ÉTAT FÉDÉRAL EUROPÉEN

Après sa défaite devant Mitterrand, Giscard tenta de revenir sur le devant de la scène politique en prenant la direction de la Région Auvergne, et surtout, en tentant de devenir le premier président élu de l’Union européenne : on sait qu’il inspira, voire qu’il rédigea le « traité constitutionnel européen » qu’allait bientôt rejeter le peuple français. Ce traité instituait rien moins qu’un État fédéral doté d’un hymne, d’un drapeau… et d’une présidence ! À l’époque, V.G.E. se définissait, à toutes fins utiles, comme un “Européen de sensibilité française“, ce qui montre les limites étroites de son patriotisme français… De ce point de vue, Mitterrand ne valait du reste pas plus cher que Giscard, lui qui ringardisait la France en déclarant que “la France est notre patrie, l’Europe notre avenir“, et qui cédait en tout au nouvel expansionnisme américano-allemand : prétendue “réunification” allemande par absorption pure et simple de la R.D.A., démantèlement “doux” de la Tchécoslovaquie suivi de l’écartèlement violent de la Yougoslavie (bombardée puis occupée par l’O.T.A.N.), satellisation des ex-Républiques soviétiques de la Baltique et des ex-pays socialistes est-européens annexés à l’U.E., stationnement des troupes de l’O.T.A.N. tout au long des frontières Ouest de la Russie postsoviétique, etc. On voit ainsi clairement de quel côté va le curseur géopolitique d’une oligarchie maastrichtienne qui n’a eu de cesse de se dégager de la “menace” que fait peser sur elle le prolétariat toujours frondeur de notre pays dont l’imaginaire porte encore, on l’a vu avec la crise des Gilets Jaunes, l’imaginaire révolutionnaire des Sans-Culotte, si ce n’est celui des Communards. En réalité, peu importe à « notre » oligarchie capitaliste que disparaisse la France, que dépérisse sa langue (y compris sur le sol national), que se réduisent drastiquement les libertés civiles et que se « tiers-mondise » une large partie de sa population laborieuse : l’essentiel au yeux de cette caste sans âme est que perdure la quête du profit maximal à l’échelle mondiale et surtout, que les pécunes des milliardaires « français » soient définitivement placées sous la haute protection de Berlin (pardon, de la “gendarmerie européenne”) et de l’OTAN en cas de nouveau soulèvement du peuple français, type Commune de Paris, Front populaire, Mai 68, grèves de décembre 1995, fronde anti-CPE des jeunes ou mouvement des gilets jaunes.

MACRON: UN GISCARDISME SANS GISCARD

Par conséquent, même si nous respectons le deuil qu’impose toujours à ses proches la perte d’un être cher, nous ferions tristement figures d’hypocrites si nous, militants franchement communistes, amis du monde du travail et patriotes républicains, déclarions regretter en quoi que ce soit la politique giscardienne. C’est d’ailleurs celle que mène, avec plus de brutalité encore, E. Macron, après ses prédécesseurs maastrichtiens les Chirac, Sarkozy et autre Hollande. Réactionnaire, impérialiste, antinational, antidémocratique et anti-ouvrier, le giscardisme sans Giscard continue.

Quant à la politique de Frexit progressiste menant au socialisme que prône le PRCF, elle n’est au fond que le prolongement actualisé de l’opposition radicale au giscardisme que conduisit vaillamment le P.C.F. à la fois patriote et internationaliste des années 1960/70 avant que ce parti ne s’enlisât irréversiblement, hélas, dans le marécage de l’eurocommunisme, du révisionnisme anti-léniniste, de l’anti-soviétisme de confort et de la socialo-dépendance en oubliant la devise que devrait faire vivre tout militant de l’émancipation sociale : “la France des travailleurs est notre patrie, l’humanité affranchie de toute exploitation de l’homme par l’homme est notre avenir“. 

* V.G.E. descendait en ligne directe d’un membre du conseil national mis en place par Vichy.

** Rappelons qu’aux législatives de 1967, le PCF en nette progression obtenait 22,7% des voix, loin devant la Fédération de la Gauche Démocratique et Socialiste présidée par Mitterrand.


UNE du journal l’HUMANITÉ du samedi 22 novembre 1975

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