AVEC LES RÉPUBLICAINS ESPAGNOLS
COMBATTONS LE NÉGATIONNISME HISTORIQUE NÉO-FRANQUISTE !

Ce juge avait osé inculper Pinochet, lancer des investigations sur les militaires argentins qui, sur ordre de Washington, ont torturé des milliers d’Argentins de gauche, et il prétendait faire en sorte que les criminels de guerre franquistes – et ceux qui leur ont succédé au pouvoir sous les habits de la droite espagnole – ne finissent pas leurs jours, dans leur lit alors que les millions de combattants de l’Espagne républicaine pourriraient dans le sol espagnol sans souvenir ni mémoire.

La « justice » espagnole vient donc de briser la carrière du juge Balthazar Garzon. Bien évidemment l’Union européenne, si empressée d’ordinaire quand il s’agit de criminaliser le communisme et de commémorer à l’envi toutes sortes d’évènements propices à déployer l’anticommunisme, restera silencieuse. A l’encontre des uns, – les vilains « rouges » -, prévaut le ressassement anticommuniste, antisoviétique et contre-révolutionnaire, et si possible, comme en Pologne, Hongrie, Roumanie, Ukraine, Pays baltes, etc., la criminalisation des P.C., des luttes des grévistes et de la résistance populaire qui monte contre l’U.E..

A l’avantage des autres, c’est l’oubli (sélectif !), le pardon (impossible sans que les salauds qui criaient « Viva la muerte ! », aient jamais… demandé pardon !), l’ « amnistie ». Ce qui ne peut signifier qu’une chose : la mémoire aussi, telle que la conçoivent les élites européennes pro capitalistes, a un contenu de classe: « Selon que vous serez fachos ou communistes, Les juges vous feront amnistiés ou maudits »…

Et cela en dit long aussi sur la nature crypto-fascisante du régime en place en Espagne, qui avec l’aide de la social-eurocratie de Zapatero, saigne à blanc le pouvoir d’achat des travailleurs espagnols, réprime à nouveau insidieusement les communistes et ment par omission sur l’immense boucherie franquiste et sur l’ascendance politique réelle du « parti populaire » au pouvoir.

Plus que jamais les militants du PRCF, qui défendent clairement la mémoire des Brigades internationales mises en place par le Komintern avec l’aide du PCF de Thorez et Frachon, sont et seront aux côtés des communistes, des républicains et des travailleurs espagnols pour que la vérité éclate enfin sur les horreurs du franquisme : car la mémoire ne vaut pas seulement pour le souvenir, elle vaut aussi et surtout pour l’avenir !

Pour le PRCF,

* Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, officier de la Légion d’honneur, Grand mutilé de guerre, Médaille de la Résistance.
* Pierre Pranchère, ancien F.T.P.F., ancien député, vice-président du PRCF, médaille de Combattant volontaire de la Résistance.
* Jean-Pierre Hemmen, vice-président du PRCF, fils de Jean Hemmen, commandant des Brigades internationales, militant du Komintern, commandant des FTPF, fusillé par les nazis au Mont-Valérien.
* Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de Résistant.
* Annette Mateu Casado, trésorière nationale du PRCF, fille de Républicains espagnols.
* Jany Sanfelieu,  secrétaire à l’organisation du PRCF, fille de Républicain espagnol.
* Dr Claude-Emile Tourné, membre du CC du PRCF, fils du brigadiste André Tourné.
* Joseph-Edouard Almudever, PRCF 09, combattant de la Batterie Carlo Rosselli, 129ème Brigade internationale.