Décès d’un ouvrier internationaliste : Jean Réveillac.

Aujourd’hui 3 juillet, j’ai, nous avons beaucoup de peine: je viens d’apprendre de mon camarade Gabriel, son ami, le décès de Jean Réveillac à Guantanamo, République de Cuba.

Ce camarade un peu rugueux mais fondamentalement fraternel, dévoué corps et âme au communisme, a travaillé très dur toute sa vie. D’abord comme petit paysan, militant lotois du MODEF, puis comme ouvrier dans le Gers.
Je l’avais connu 1976 quand, tous deux jeunes membres du comité fédéral du Lot, rejoints notamment par Jean-Claude Gandiglio, professeur, et par Pierre Cayrol, ouvrier soudeur, nous avons refusé le virage révisionniste, anti-léniniste, eurocommuniste et antisoviétique du PCF. Qu’il était alors difficile d’expliquer aux copains du parti, qui nous tournaient le dos, voire pire, que ces choix seraient suicidaires pour la classe ouvrière et pour la nation !

Jean était viscéralement attaché à l’Espagne républicaine, à l’URSS et à Cuba socialiste où il s’est marié et où il est allé finir ses jours après un AVC fort mal soigné France. Encore un ouvrier qui aura peu profité de sa retraite !
Pendant près de 40 ans, ce prolétaire marxiste très calé histoire et en géopolitique m’aura écrit presque chaque mois pour me donner ses analyses, la plupart du temps vérifiées par les évènements ultérieurs.

Jean Reveillac participant à une manifestation du PRCF à La Bastille à Paris

Jean, l’un des pionniers de la Coordination communiste du PCF, du Comité Honecker de Solidarité Internationaliste, puis de la FNARC et du PRCF, s’est donc éteint le 1er juillet à Cuba à la suite d’une accumulation de soucis de santé.
Le PRCF salue sa famille cubaine, ses amis du Gers, Gabriel tête, et il incline son drapeau rouge frappé des « outils » ouvriers et paysans à la mémoire de ce travailleur irréprochable, l’incarnation même de la droiture, de la fermeté politique et de l’union entre la théorie et la pratique.

Georges Gastaud

Annie Lacroix- Riz salue la mémoire d’un communiste exemplaire témoignant de son » admiration pour un militant si typique de ceux qui ont fait la grandeur du communiste français ». Daniel Antonini, militant communiste internationaliste, rend un hommage vibrant à ce camarade qu’il connaissait bien.