Crise sanitaire: de quoi la crise virale est-elle le nom ? – G. G. et la Commission Santé du PRCF

Qui ne le voit, tant les hôpitaux débordent à nouveau de malades intubés, tant des proches succombent dans tant de familles, voire traînent de lourdes séquelles après leur “guérison”, tant des jeunes sont désormais frappés par le mutant anglais, tant de nouvelles opérations lourdes doivent être reportées avec de lourds effets à craindre : la crise du coronavirus prend à nouveau des allures de bérézina médicale globale.

C’est qu’à la tête du pays siègent des gens qui ont constamment en tête la réélection de Macron et surtout la préservation « quoi qu’il en coûte » du profit capitaliste : Tout ce qui, de façon rentable dans l’économie,  peut continuer à « tourner », doit continuer à tourner ! Quelles que soient les conditions sanitaires très souvent précaires auxquelles sont confrontés les travailleurs ! C’est ainsi que le patronat ne se mobilise que très mollement pour le télétravail et que les conditions d’accès aux grandes enseignes alimentaires (et les conditions de travail in situ) bafouent très souvent les mesures de protection sanitaire sociale, pourtant efficaces et de simple bon sens. C’est ainsi que continue l’ouverture, dans des conditions souvent lamentables, des établissements scolaires, dont le rôle de garderie ne cesse de s’affirmer au fil des contre-réformes scolaires.

C’est que cette équipe, qu’on pourrait gentiment qualifier d’incompétente mais qui n’est rien moins que criminelle tant elle gère au jour le jour (voir la gestion de la vaccination !), veut avant tout “sanctuariser” le maintien de la France dans les euro-dispositifs monétaires et budgétaires qui ont conduit au dépeçage de l’hôpital public, à la destruction de la Recherche, à la délocalisation massive des usines produisant des médicaments, à la rétraction durable de la formation de médecins libéraux de manière à réduire l’offre de soins. Résultat: une France, pays natif de Pasteur, l’inventeur du mot même de vaccination, devenue incapable d’élaborer un vaccin et plus encore de produire en masse quelque vaccin que ce soit. Avec en prime le refus buté de tout ce qui pourrait ressembler à une politique de soin… et des milliers de gens qui meurent dans des conditions épouvantables, quelquefois laissés seuls chez eux et abandonnés par la médecine, pendant que de fait, le tri des patients, comme en mars 2020, reprend à l’entrée des urgences.. !

Face à cela, nous devons répéter que la vie, et la vie de TOUS, quel que soit son âge ou sa classe sociale, doit passer avant les profits, que l’argent public distribué sans compter aux patrons, y compris aux plus gros et à ceux qui ne sont pas en difficultés, doit être strictement soumis à contrôle et à conditions (maintien de l’emploi et de 100% du salaire, c’est un minimum!), que la priorité des aides publiques doit aller aux millions de gens qui ne mangent plus à leur faim – en particulier les étudiants pauvres. Et cela devient une simple question de décence, pour tous ceux qui se réclament de la gauche ou du syndicalisme ouvrier ou étudiant, que d’exiger que le sinistre – l’homme qui, au printemps 2020 misait froidement sur l’inhumaine « immunité collective », dégage au plus vite avec un examen par la justice de son effroyable bilan.

De manière plus globale, le PRCF renouvelle son exigence que l’équivalent d’un Institut hospitalier universitaire soit construit et pourvu dans chaque région, que des moyens massifs soient restitués à l’hôpital et à l’école publique, qu’une grande politique du soin soit mise en place au plus tôt en concertation démocratique avec tous les soignants, que l’État cesse de bouder mesquinement, pour des raisons d’allégeance euro-atlantique, les vaccins russes, chinois et cubains dès lors qu’ils sont médicalement validés: le virus n’a pas de patrie, les vaccins, qui doivent devenir un bien commun, pas davantage !

Et que, bien entendu, il faut exiger que les restrictions sanitaires cessent d’être l’occasion permanente de mesures liberticides corsetant la liberté d’expression (par ex. de libre affichage) dans notre pays.