Colonisation sioniste en toute impunité, massacre des Palestiniens en toute immunité

Communiqué du Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) – 12 mai 2021

           Après avoir érigé la différenciation et l’apartheid en loi fondamentale sous l’impulsion du raciste sioniste Netanyahou, bénéficiant d’une totale impunité, Israël a de nouveau poussé à l’explosion. Comme cela fut le cas avec le sinistre Ariel Sharon, Israël a occupé l’esplanade des Mosquées pendant la période de ramadan et poursuit, comme depuis plus de 70 ans, sa politique de colonisation, cette fois-ci en grignotant toujours davantage Jérusalem-Est qui, selon les accords d’Oslo de septembre 1993 de facto caducs, est sous administration palestinienne. Mais Israël peut agir en toute impunité, d’autant plus que les États-Unis ont reconnu Jérusalem comme capitale de l’État hébreu et y ont transféré leur ambassade, ont accepté l’annexion du Golan syrien, n’ont jamais condamné la colonisation sioniste et ne cessent de traiter les Palestiniens comme des « terroristes ».

            Comme toujours, les médias occidentaux, les États-Unis, l’Union européenne (UE), « s’inquiètent de la montée des escalades », renvoyant dos à dos le terrorisme d’État promu par la droite dure et l’extrême droite israéliennes et les islamistes du Hamas, dont l’arrivée au pouvoir a grandement été favorisée par le combat acharné contre le patriotisme laïc et progressiste que représentaient Yasser Arafat, le Fatah et le Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP). Comme toujours, l’énorme « deux poids deux mesures » se répercute sur la vie des Palestiniens, dépouillés de leurs droits politiques, de leurs libertés dont celle de mouvement, de leurs terres, et tout simplement de leur condition d’être humain. Comme toujours, les dirigeants euro-atlantistes de la France appellent Israël à un « usage proportionnel de la force », présentant les Palestiniens comme des agresseurs et Israël comme la victime des violences.

            La tragédie des Palestiniens, expulsés par centaines de milliers de leurs terres en 1948, prend jour après jour une ampleur catastrophique, débouchant sur la lente destruction d’un peuple par le sionisme colonialiste et raciste, sans émouvoir le moins du monde les hypocrites complices que sont les États-Unis et l’UE, la France en tête depuis le tournant atlantico-sioniste de la diplomatie impulsé par Nicolas Sarkozy. Il fut un temps où de Gaulle et Chirac tenaient une position juste et digne sur la situation au Proche-Orient ; depuis, leur ont succédé des porte-paroles avérés du sionisme, que ce soient Sarkozy, Hollande, Valls qui affirmait être « lié de manière éternelle à Israël » et bien entendu Macron, au chevet de son « cher Bibi », son « ami » qui peut, en toute immunité, poursuivre les crimes de guerre à l’encontre des Palestiniens. Ces positions sont d’autant plus abjectes qu’elles alignent servilement la France sur le prétendu « choc des civilisations » porté par l’impérialisme états-unien, transformant la France en cible prioritaire pour les terroristes islamistes qui se déchaînent depuis l’invasion criminelle de la Libye en 2011.

            Le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) condamne avec la plus grande fermeté les massacres continus commis envers les Palestiniens par le sionisme colonialiste et raciste et réaffirme sa solidarité pleine et entière avec le peuple martyre et l’ensemble des forces résistantes progressistes et patriotiques palestiniennes (dont le FPLP), tout en réaffirmant son hostilité fondamentale aux islamistes du Hamas. Le PRCF exige la stricte application de la résolution 242 de novembre 1967 dans sa version française, selon laquelle tous les territoires occupés doivent être évacués par Israël en cas de reconnaissance de l’existence de l’État hébreu, ainsi que le droit au retour des Palestiniens expulsés de leurs terres en 1948, la fin de la colonisation et le démantèlement de toutes les colonies israéliennes, enfin la réaffirmation de Jérusalem comme ville à statut international. Le PRCF réaffirme pleinement sa volonté de voir naître réellement un État palestinien à côté de l’État israélien, tout en assurant de son appui les forces progressistes israéliennes œuvrant pour la paix, victimes elles aussi de l’extrême droite fascisante en Israël ; si l’État palestinien ne pouvait voir le jour, la solution résiderait alors dans la proclamation d’un seul État laïc et progressiste, incluant toutes les populations – Juifs, Arabes et autres –, afin d’en finir avec l’islamisme et le sionisme colonialiste et raciste.

            En outre, la position indigne de la diplomatie française depuis des années démontre la nécessité absolue de rompre avec l’OTAN et l’impérialisme états-unien, fauteurs de troubles et semeurs de haine par leur bellicisime et leur soutien inconditionnel à Israël, mais aussi avec l’UE qui appuie les dirigeants assassins et fanatiques d’Israël. C’est pourquoi, afin d’en finir avec les dirigeants euro-atlantiques tout acquis, de Sarkozy à Macron, au sionisme raciste et colonialiste, il est indispensable de porter l’Alternative Rouge et Tricolore qui défend la l’indépendance nationale et la souveraineté populaire de tous les peuples combattant l’impérialisme et le colonialisme, notamment les Palestiniens progressivement rayés de la carte par une destruction méthodique et planifiée de leur existence. Plus que jamais, le combat pour le socialisme est la seule solution porteuse de paix contre la barbarie capitaliste, que symbolisent le colonialisme sioniste, l’impérialisme états-unien et l’européisme atlantiste, semant la misère, la rancœur, le chaos et la mort au Proche-Orient depuis plus de 70 ans.


Nous apprenons ce jour 13 mai 2021 l’odieuse arrestation du président de l’APFS

Le président de l’AFPS en garde à vue : il doit être remis en liberté immédiatement

https://www.france-palestine.org/Le-president-de-l-AFPS-en-garde-a-vue-il-doit-etre-remis-en-liberte

Ce mercredi 12 mai peu avant 19 heures, le président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS), Bertrand Heilbronn, 71 ans, a été arrêté à la sortie du Ministère de l’Europe et des où il avait été reçu par un conseiller du Ministre au sein d’une délégation comprenant des parlementaires, des représentants associatifs et syndicaux. 

Ironie de l’histoire : ce sont les policiers qui ont escorté la délégation jusqu’au lieu du rendez-vous, qui ont ensuite arrêté Bertrand Heilbronn à la sortie de l’entretien.

Nous exigeons sa remise en liberté immédiate !

L’AFPS avait fait une déclaration de manifestation appelant, dans le cadre du Collectif pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens, à un rassemblement de soutien au peuple palestinien.

La préfecture de Paris, de manière totalement inédite, avait interdit ce rassemblement alors que jamais il n’y a eu le moindre problème pour les manifestations que nous avons toujours organisées en lien avec les autorités.

L’AFPS avait informé par tous moyens de l’interdiction. Bertrand Heilbronn et les responsables d’associations étaient présents pour informer ceux qui se présentaient de l’interdiction et faire en sorte que les choses se passent le mieux possible.

De fait, à part la restriction de la liberté d’expression, les choses se sont passées sans aucun problème : aucun trouble à l’ordre public. 

Quel est ce pouvoir qui cueille à la sortie d’un ministère le président d’une association défendant le droit et les droits humains, juste après l’avoir reçu, lui signifie sa garde à vue, le menotte à un banc à son arrivée au commissariat ?

L’interdiction de cette manifestation nous amenait à dire – ce que nous savions déjà – que la liberté d’expression et les libertés publiques sont en danger dans notre pays, mais cette arrestation nous amène à dire qu’un seuil a été franchi.

Demain, dans la semaine, la semaine prochaine, les groupes locaux de l’Association France Palestine Solidarité, aux côtés de leurs partenaires, organisent des rassemblements de solidarité avec les Palestiniens de Jérusalem, de Gaza qui sont sous le feu de l’armée d’occupation israélienne. Ce ne sont pas des méthodes dictatoriales qui nous empêcherons de le faire. 

Si les inconditionnels du gouvernement israélien pensent nous faire taire et nous intimider avec de tels procédés, ils se trompent. 

Nous sommes du côté du droit, ils le savent et c’est ce qui fait notre force. Nous exigeons la remise en liberté immédiate du président de notre association.

Le bureau national de l’AFPS

Le 12 mai 2021