La classe ouvrière, que certains disait disparue, est à l’avant-garde avec le rôle moteur des salariés des industries pétrochimiques et les « portuaires » de Marseille. Mais plus largement, ce sont tous les travailleurs de notre pays qui sont engagés dans la grande bataille de classe qui se mène depuis des mois contre le projet gouvernemental inspiré par l’UE de démolition des retraites. Avec l’approbation de 70% de notre peuple.

Ce sursaut ne surprend que ceux qui ne comprennent pas la colère et la détermination des ouvriers, des enseignants, des jeunes, des employés, de notre peuple, exaspérés par des années de chômage, de matraquage, de reculs sociaux, de recul du pouvoir d’achat, de véritable misère que la crise de capitalisme et le luxe insolent des milliardaires ne font que rendre encore plus insupportable : 17% des Français vivent sous le seuil de pauvreté alors que Madame Bettencourt vit avec 700.000 euros par jour!

Chaque citoyen de ce pays a compris que si on donne du travail à chacun il n’y a aucun problème de financement des retraites. Chaque  citoyen a compris que les gains de productivité à eux seuls permettent de payer les retraites. Mais chaque citoyen  a aussi compris que ces régressions sociales sont ordonnées et orchestrée au jour le jour par l’Union Européenne, arme de destruction massive de nos acquis (Accords de Lisbonne signés par Jospin et Chirac en 2001 et prévoyant la retraite à 67 ans dans toute l’UE) parce que ces régressions sont l’intérêt du grand capital qui se refait une santé sur le dos des peuples et de leurs intérêts ! Ces régressions sociales, cette destruction systématique de nos acquis, sont l’expression des intérêts antagoniques  du capital et du travail : c’est cela la lutte des classes !

Cette grande bataille de classe est une expérience inappréciable pour tous ceux qui par millions participent au combat. Les travailleurs peuvent se rendre compte de leur force mais aussi de ce qui manque pour aller à la victoire : le responsable syndical de Grandpuits n’a-t-il pas dit une vérité en appelant les chefs des syndicats à une position de combat ? Pensez qu’en septembre la direction de la CGT ne voulait pas entendre parler de « retrait » du projet gouvernemental ! Il y a là un vrai problème : il faut sortir le syndicalisme des ornières de la collaboration de classe telle que la CES (le syndicalisme jaune européen) le prône et renouer avec le syndicalisme de classe et de masse que la CGT mit en œuvre dans le passé et que les militants du Front Syndical de Classe (avec la FSM –Fédération Syndicale Mondiale-) tentent d’organiser.

Et que dire du débouché politique d’une telle bataille  la perspective que nous avons serait de remplacer Sarkozy par Strauss-Kahn, le bonnet blanc par le blanc bonnet ! Disons non à cette fausse alternative et reconstruisons un vrai Parti Communiste capable d’ouvrir des perspectives politiques à nos luttes, en ouvrant la voie au socialisme et au communisme, seule alternative à la barbarie capitaliste. Un vrai Parti Communiste qui ne soit pas le harki du Parti Socialiste, qui ne soit pas dilué dans des fronts sans cervelle, qui ne soit pas décommunisé mais au contraire fier de son histoire et fidèle à ses principes d’organisation et d’analyse non par fétichisme mais par souci d’efficacité : Duclos faisait 22% aux élections, Buffet 1,9%. Le Parti Communiste faisait trembler la bourgeoisie, le PCF actuel la fait rire. Alors rejoignez ceux des communistes qui veulent continuer le choix du Congrès de Tours, le choix du marxisme et du léninisme, le choix des Thorez, Duclos, Frachon, Péri, Thimbault, Guy Moquet ou Daniel Fery. Le choix qui permit les acquis du Front Populaire arrachés par la grève à Blum. Le choix qui permit de vaincre le fascisme et de libérer la patrie. Le choix qui permit à la classe ouvrière d’être respectée. Le choix qui permit de construire le programme du CNR (Conseil National de la Résistance) l’indépendance nationale et nos acquis sociaux aujourd’hui attaqués par les forces du capital (UE, Medef, Pouvoir sarkozien).

Oui cette grande bataille de classe doit permettre une récolte riche pour l’avenir si nous en tirons toutes les leçons et en particulier l’impérieuse nécessité du syndicalisme de classe et de masse et la renaissance d’un vrai Part Communiste.

Alors, rendez-vous avec le PRCF pour construire un grand meeting des communistes

le 12 novembre à Paris

en l’honneur du 90ème anniversaire du Congrès fondateur du Parti communiste, Section française de l’Internationale communiste. Rendez-vous avec les syndicalistes du Front syndical de Classe. Rendez-vous avec l’Arc Républicain de Progrès qui a décidé de sortir des dizaines de milliers de tracts pour proposer une alternative anti-UE fondée sur les principes du CNR et totalement indépendante du Parti « socialiste » pro-Maastricht!!

AM