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Accueil articles 2-lutte des classes et renaissance communiste

Spéculation, guerre impérialiste, choc pétrolier capitaliste sur l’économie de la France

14 mars 2026
Temps de lecture16 mins de lecture
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Racket à la pompe : comment briser le pillage capitaliste et imposer la justice énergétique [ Prix de l’essence ]

Trois décennies de dépendance : une facture énergétique toujours lourde

Depuis 1990, la France a importé chaque année des dizaines de millions de tonnes d’hydrocarbures pour alimenter son économie. Le pétrole brut, les produits raffinés et le gaz naturel représentent une part majeure de la facture énergétique nationale, avec des volumes et des coûts qui ont fortement fluctué au gré des crises internationales et des tensions géopolitiques.

En 1990, la France importait plus de 85 Mtep de pétrole brut et 30 Mtep de produits raffinés, pour une facture totale de 45 milliards d’euros (valeurs 2026). Trente ans plus tard, malgré une baisse significative des volumes (45,6 Mtep de pétrole brut en 2024), la facture reste très élevée (43,8 milliards d’euros en 2024), en raison de la spéculation capitaliste sur les prix.

Le gaz naturel, dont les importations ont crû jusqu’au début des années 2010, a vu sa part diminuer depuis, notamment après la crise ukrainienne et la recherche d’alternatives à la Russie. Il faut rappeler que depuis la fermeture des mines, la France est totalement dépendante des importations s’agissant de ses sources d’énergies fossiles.

Les chocs géopolitiques : quand la guerre impérialiste et sa spéculation capitaliste dicte les prix

Jusqu’en 2012, la Russie était le premier fournisseur de pétrole et de gaz de la France, avec une part pouvant atteindre 30 % des importations de gaz et 20 % de celles de pétrole. Mais la donne a changé à la suite du coup d’état d’euro maidan voyant l’Axe impérialiste UE OTAN s’appuyer sur des phallanges néo nazies pour renverser le gouvernement légitime de Kiev afin d’annexer l’Ukraine au marché de libre échange européen. La répression militaire ciblant les régions de l’Est refusant ce coup d’état suivi de referendum d’autodétermination de la crimée et du Donbass ont plongé l’Ukraine dans la guerre civile en 2014, puis dans un conflit régional avec l’invasionde l’Ukraine en février 2022 par la Russie. De premières sanctions frappe le commerce avec la Russie des 2014. Les USA et l’Ukraine font exploser le gazoduc nord stream privant l’europe occidentale d’accès aux gaz russe à bas prix et contraignant à l’approvisionnement par les USA et ses états clients du golf ou de la Mer du nord. Les sanctions interdisant l’achat de pétrole russes, renchérissent les prix. En profitant à la fois aux USA, mais aussi à des intermédiaires (Turquie, Inde, pays du golfe..) réacheminant le pétrole russe ou ses produits raffinés, achetés à bas prix et revendus au prix fort, vers l’Union Européenne… En la matière, la France s’est vu plomber d’un énorme boulet économique, le prix de son énergie et une insécurité structurelle d’approvisionnement.

Les sanctions imposées par l’union européenne et les Etats Unis ont forcé la France à se tourner vers d’autres fournisseurs : les États-Unis (devenus le premier fournisseur de pétrole brut depuis 2022), le Kazakhstan, l’Arabie saoudite, et surtout les pays africains (Nigeria, Libye, Algérie). Principales bénéficiaire de ces sanctions, les USA, qui ont

L’Algérie, déjà fournisseur historique de gaz, a vu sa part augmenter après 2022, devenant le premier fournisseur de gaz naturel de la France, cela en dépit d’affrontement diplomatique virulents fomentés par la droite extrême. Le Qatar, via le GNL (gaz naturel liquéfié), a aussi joué un rôle clé pour compenser la baisse des livraisons russes. La fermeture du détroit d’Ormuz et la nouvelle guerre du Golfe avec l’agression américano israélienne contre l’Iran déstabilise donc fortement les approvisionnement en gaz de la France.

Bénin : Macron sur les Talons de la Françafrique

La France a diversifié ses approvisionnements en pétrole brut vers l’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Congo, Gabon) et l’Afrique du Nord (Libye), réduisant ainsi sa dépendance à la Russie et au Moyen-Orient. Ces liens expliquent d’ailleurs l’implication de Paris pour soutenir nombre de dicature, notamment avec une intervention militaire récente au Gabon en appui de Talon.

Guerre de l’Axe USA UE OTAN en Ukraine : l’escalade en 2022 provoque l’explosion de la facture

L’invasion de l’Ukraine en 2022 a provoqué une flambée des prix du pétrole et du gaz, faisant exploser la facture énergétique française : 116 milliards d’euros en 2022, soit presque le triple de 2020. En urgence, le régime Macron décide d’une prime carburant et d’un bouclier sur l’énergie, grévant les finances publiques en subventionnant en réalité la spéculation capitaliste. Dans le même temps, Total et les autres pétroliers battent des records de bénéfices et de dividendes. C’est le principe des vases communiquants.

Les sanctions européennes ont interdit l’importation de pétrole russe par voie maritime à partir de décembre 2022, puis du gaz russe via pipeline.

Conséquences pour la France :

  • Hausse des prix : le prix du gaz a été multiplié par 4 en 2022, celui du pétrole a atteint des sommets.
  • Diversification forcée : la France a accéléré ses achats de GNL (notamment auprès des États-Unis et du Qatar) et augmenté ses importations de pétrole en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient.
  • Impact sur la balance commerciale : en 2022, le déficit énergétique a atteint 70 milliards d’euros, contribuant pour près de la moitié au déficit commercial total de la France.

Iran 🇮🇷

Dans le détroit d'Ormuz, un tanker a été touché par un missile. Le navire serait en train de couler. Le détroit est stratégique car 20 % des flux mondiaux de pétrole y transitent. pic.twitter.com/i0ZG6XFQid

— Cartes du Monde (@CartesDuMonde) March 1, 2026

The war on Iran likely brings a new oil price shock and windfall profits.

So, who stands to win?

Our research shows: Last time around (2022), the US reaped the largest fossil fuel profits of any country ($377bn). 50% went to the top 1%, only 1% to the bottom 50%. A🧵 pic.twitter.com/WPNmm0l3Hu

— Isabella M Weber (@IsabellaMWeber) March 1, 2026

Dans le même temps, sous la pression de l’Union Européenne appliquant d’une part une politique énergétique dictée par l’Allemagne (et partant les Etats-Unis), d’autre part des directives européennes de libéralisation et de privatisation du marché et des services publics de l’énergie, la France a entravé le développement du service public de l’Energie, en s’attaquant à Electricité de France. D’abord privatisé, puis bloqué dans le développement de l’electro nucléaire et de l’hydroélectricité, l’avantage compétitif très fort d’une électricité sûre, abondante et bon marché garantie par le service public, a été perdue. Les prix sont indexés sur ceux du gaz, tandis qu’EDF est obligé de vendre à des spéculateurs à bas prix l’électricités électro nucléaire. Ses barrages, essentiels aux fonctionnement du réseau et à la sécurité des centrales électro nucléaires sont privatisés par une mise en concurrence des concessions hydroélectriques.

Contribution des hydrocarbures au déficit commercial : un fardeau persistant, la nécessité de nationaliser… et de rompre avec le système de l’Europe capitaliste

Les importations d’hydrocarbures pèsent lourdement sur la balance commerciale française. En 2022, elles ont représenté près de 50 % du déficit commercial total de 164 milliards d’euros, un niveau record. Même si la situation s’est améliorée en 2023-2024 (grâce à la baisse des prix et à la diversification), la facture énergétique reste un point faible structurel de l’économie française.

Avec la crise durable engendrée par la guerre en Iran, la situation de très difficile peut devenir catastrophique pour l’économie française. Le pétrole dépasse les 100$ le barril, augmentant d’ores et déjà de +40% . Qui plus est, privé de sa liberté de commercer – avec la Russie, le Venezuela ou l’Iran par exemple de part les sanctions supranationales imposées par l’Axe USA UE OTAN – et alors que les USA ont mis la main sur le pétrole venezuelien, la France va se voir imposer les conditions des spéculateurs. C’est à dire le prix fort.

Dès ce 11 mars, il est rapporté par les analystes que des bateaux chargés de cargaisons de gaz liquéfiés pour la France et l’Europe sont détourné vers l’asie. Ce qui est le début d’une crise d’approvisionnement. Rappelons que c’est dès le printemps que doivent se constituer les réserves de gaz européenne pour l’hiver. Alors que ce stockage qui se faisaient de façon très sécurisé par les approvisionnements par gazoducs depuis la Russie est stoppé pour des raisons impérialistes, l’Europe se prépare soit un hiver sans gaz, soit en le payant au prix fort. C’est la le prix de l’alignement vassal dérrières les USA impérialistes. Ceux-ci avec leur guerre, de l’Ukraine au Venezuela en passant par l’Iran font coup double. Ils essayent de renforcer ou rétablir leur hégémonie, et ce faisant ils affaiblissent et rendent encore plus dépendant leurs « alliés » européens, désormais réduits au rang de payeurs et de marche pied sur qui s’essuyer.

Ils font demi-tour en pleine mer pour aller en Asie: des navires chargés de gaz se détournent de la France parce qu'en Corée et au Japon le GNL se vend plus cherhttps://t.co/DQPGPSjinP

— BFM Business (@bfmbusiness) March 11, 2026

Cette hausse des prix du pétrole ne concerne pas que l’essence et le gaz. Elle concerne aussi l’électricité puisque grâce à cette merveille qu’est l’Union Européenne (dont certains alliés du PS, locataire du Colonel Fabien estime, qu’elle protège, pour refuser d’en sortir, comme ils ont pris prétexte de la guerre en Ukraine pour dire que la priorité n’est pas de sortir de l’OTAN) le prix du kwh est indexé sur le gaz. Quand bien même le gaz est marginal dans la production d’électricité en France. Plus grave, les hausse des prix de l’énergie va provoquer une transmission quasi immédiate des hausses de prix vers les consommateurs finaux. Selon les dernières données de l’Insee et du ministère de la Transition écologique, les produits pétroliers et le gaz représentent à eux seuls près de 20 % de l’indice des prix à la consommation. Les économistes s’accordent à dire que chaque hausse de 10 dollars du prix du baril réduit la croissance mondiale de 0,2 à 0,3 point de PIB, un effet qui se fait d’autant plus sentir en Europe, où la dépendance aux importations d’hydrocarbures est plus marquée qu’aux États-Unis ou en Chine. Pour la France, dont la balance commerciale est déjà structurellement déficitaire – en grande partie à cause de sa facture énergétique –, cette nouvelle flambée des prix risque d’aggraver un déficit extérieur qui a atteint 164 milliards d’euros en 2022, soit près de 6 % du PIB. « Une telle situation pèse non seulement sur la compétitivité de nos entreprises, mais aussi sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà mis à mal par deux années d’inflation record », souligne Henri Sterdyniak, économiste à l’OFCE, qui rappelle que l’énergie est le premier poste de dépenses contraint pour les foyers modestes.

Pas de panique ! Le ministre n’est « pas inquiet » pour le gaz qui a pris +80 % en 2 j. Tant pis pour l’industrie, tant pis si on ne voit pas bien comment sortir de cette guerre insensée, tant pis pour les ménages qui ont déjà morflé. Ils ont « appris de leurs erreurs » https://t.co/QVemm8xitk pic.twitter.com/Sa8BMzN6a9

— Olivier Berruyer (@OBerruyer) March 4, 2026

Les premières estimations de la Banque de France, publiées en mars 2026, tableraient sur un ralentissement de la croissance de 0,5 à 0,8 point de PIB si les prix du pétrole devaient se maintenir au-dessus de 100 dollars le baril pendant plus de six mois. « Dans un contexte où la consommation des ménages est déjà atone et où les marges des entreprises sont compressées, un tel choc pourrait plonger l’économie française dans une récession technique dès le second semestre 2026 », avertit Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Ostrum Asset Management. Les secteurs les plus exposés – l’automobile, la chimie, l’agroalimentaire et le transport – pourraient subir des hausses de coûts de production de 10 à 15 %, avec un risque accru de licenciements et de faillites en cascade.

Un cercle vicieux inflationniste
Pire encore, cette hausse des coûts énergétiques risque de relancer l’inflation, alors même que la Banque centrale européenne (BCE) venait à peine d’esquisser un assouplissement de sa politique monétaire. « Si les prix de l’énergie repartent à la hausse, la BCE n’aura d’autre choix que de remonter ses taux directeurs, ce qui étouffera un peu plus une économie déjà asphyxiée par le coût du crédit », explique Isabelle Job-Bazille, chef économiste du Crédit Agricole. Un scénario qui rappelle étrangement celui des années 1980, lorsque le second choc pétrolier avait plongé la France dans une décennie de stagflation. Le choc pétrolier provoqué par les sanctions européennes contre la Russie en 2022 avait généré une poussée inflationniste de 6,2 % en France, largement attribuable à la flambée des prix de l’énergie (+28 % sur un an). Aujourd’hui, l’inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) reste élevée (4,1 % en février 2026), signe que les tensions sur les coûts se sont généralisées. « Avec la guerre en Iran, nous risquons une résurgence de l’inflation globale vers les 5–6 % d’ici l’été 2026 », prévient Isabelle Job-Bazille, chef économiste du Crédit Agricole.

La France a entamé une réduction de sa consommation d’hydrocarbures, mais cette transition nécessite un profond changement de politique : un changement systémique. Nous y reviendrons dans un prochain articles.

Pour comprendre concrètement l’impact de cette flambée des prix, rien ne vaut une plongée dans le budget des ménages français, et plus particulièrement de ceux qui, faute de marges de manœuvre, subissent de plein fouet chaque variation du prix du litre de carburant ou du kilowattheure de gaz.

Cas n°1 : Un ménage au revenu médian (2 000 € net/mois), chauffé au gaz et propriétaire d’une voiture thermique

  • Chauffage : Une maison de 100 m², mal isolée (cas fréquent dans le parc immobilier français), consomme en moyenne 15 000 kWh de gaz par an. Avec un prix du kWh passé de 0,08 € en 2021 à 0,12 € en 2026, la facture annuelle est passée de 1 200 € à 1 800 €, soit une hausse de 50 % en cinq ans.
  • Carburant : Pour un trajet quotidien de 40 km (20 km aller-retour), avec une consommation moyenne de 6 L/100 km, ce ménage consomme ~1 500 L d’essence par an. À 1,80 € le litre (contre 1,50 € en 2021), la dépense annuelle atteint 2 700 €, soit 600 € de plus qu’il y a cinq ans.
  • Impact global : 4 500 €/an consacrés à l’énergie, soit plus de 22 % du revenu net, contre 15 % en 2021. « Pour ces ménages, c’est un budget insoutenable, qui se fait au détriment de l’alimentation, des loisirs, ou même des soins », souligne Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France.

Cas n°2 : Un travailleur au SMIC (1 400 € net/mois), dépendant de sa voiture pour se rendre sur son lieu de travail

  • Carburant : Même trajet de 40 km/jour, mais avec une voiture plus ancienne (consommation de 7 L/100 km) → 1 750 L/an. À 1,80 €/L, la facture atteint 3 150 €/an, soit plus de 26 % de son revenu net.
  • Chauffage : Locataire d’un petit appartement chauffé au gaz, il dépense 900 €/an (6 000 kWh à 0,15 €/kWh, après les aides de l’État).
  • Impact global : 4 050 €/an, soit près de 30 % de son revenu. « Dans ces conditions, comment épargner, comment faire face à une panne ou à un imprévu ? Ces travailleurs sont au bord du basculement dans la précarité énergétique », s’alarme Manuel Domergue, directeur des études à la Fondation Abbé Pierre.

Un risque social majeur
Selon une étude de l’Insee publiée en février 2026, près de 12 millions de Français (soit 18 % de la population) seraient aujourd’hui en situation de précarité énergétique, un chiffre qui pourrait grimper à 20 % d’ici la fin de l’année si les prix continuent de flamber. « Nous assistons à une paupérisation accélérée des classes moyennes et populaires, avec des conséquences dramatiques sur la santé, l’éducation et la cohésion sociale », résume l’économiste Thomas Piketty.

D’ores et déjà ce choc pétrolier remet en évidence une mesure d’urgence forte du programme du PRCF, une mesure historiquement revendiqué par les syndicats de lutte de classes : le rétablissement de l’indexation des salaires avec l’échelle mobile des salaires.

La parade structurelle ? maitriser l’énergie avec un service public 100% nationalisé capable de mener la transition énergétique et une production souveraine VS rester dans l’UE et escalader les guerres impérialistes et coloniales

Les énergies renouvelables et le nucléaire restent les seules alternatives crédibles pour réduire la dépendance aux importations. Il est cependant impossible d’investir dans ces modes de productions : de fait, l’investissement public est bridé en raison de l’euro. A la différence de la reconstruction dans l’immédiat après guerre qui avait vu la France en capacité de développer grands barrages et centrales nucléaires en s’appuyant sur les puissants financements publics à travers à la fois le monopole du service public nationalisé de l’énergie (EDF GDF) et celui de la politique monétaire (la Banque de France nationalisée), sous la contrainte de l’Union Européenne austéritaire, la France est sous le joug de la spéculation privée, l’appétit vorace et court termiste des milliardaires capitalistes, et sans capacité d’investissement public.

JBC pour www.initiative-communiste.fr


50 milliards d’euros, l’énorme facture de pétrole de la France

tableau détaillé des importations d’hydrocarbures de la France depuis 1990, avec pour chaque année et chaque type (pétrole brut, produits raffinés, gaz naturel) le volume et la valeur en euros constants (base 1er janvier 2026). Les données sont issues des bilans énergétiques officiels et des douanes françaises (https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/edition-numerique/chiffres-cles-energie/fr/12-petrole)

AnnéePétrole brut (Mtep)Valeur pétrole brut (Mds € 2026)Produits raffinés (Mtep)Valeur produits raffinés (Mds € 2026)Gaz naturel (TWh)Valeur gaz naturel (Mds € 2026)Valeur totale (Mds € 2026)
199085,225,530,112,33507,445,2
199184,124,829,511,93557,243,9
199282,323,928,911,5360742,4
199380,52328,311,13656,840,9
199478,722,527,710,73706,639,8
199580,12328,5113806,140,1
199679,222,727,910,8385639,5
199777,822,327,310,53905,938,7
199876,421,926,710,23955,837,9
199975,921,726,19,94005,737,3
200075,321,525,89,84206,237,5
200174,721,325,49,64306,437,3
200273,921,1259,54406,637,2
200372,520,724,69,34506,836,8
200470,820,224,29,1460736,3
200568,719,722,48,54507,135,3
200667,219,221,98,34406,934,4
200765,818,821,48,14306,733,6
200864,318,420,97,94206,532,8
200962,117,819,57,44106,331,5
201055,215,818,97,24707,730,7
201154,715,718,574807,930,6
201253,915,518,16,94757,830,2
201352,41517,76,74707,729,4
201451,814,817,36,54657,628,9
201548,91415,65,94607,227,1
201647,513,615,25,8450726,4
201746,813,414,85,64406,825,8
201846,113,214,25,44306,625,2
201945,713,113,95,34206,424,8
202046,113,214,25,44406,224,8
202147,313,633,212,743011,938,2
202248,72830,518,539019,866,3
202346,525,838,516,73607,550
202445,625,222,510,13408,543,8
Tags: choc pétrolierénergieinflationpétrolesalaires
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