Soutien à la grève des routiers : défendons nos salaires!

Grève des routiersALORS que les médias dominants veulent bâillonner le mouvement populaire et l’enfermer dans l’union sacrée derrière Hollande et l’U.E. du capital, les salariés de la route et leurs syndicats ont le courage de briser le consensus et de faire face au blocage patronal en employant l’arme de classe gagnante des prolétaires : la GREVE jusqu’à satisfaction des revendications.

Alors que les salariés français de la route sont nombreux à être payés au SMIG, voire au-dessous, que leurs sont très bas comparativement à ceux d’autres pays (1400 € pour un chauffeur français 3400 pour un chauffeur belge) et que leur salaire est bloqué depuis trois ans, le patronat se sert cyniquement de l’arme létale de l’UE libérale et de sa « concurrence libre et non faussée » entre salariés européens. Son but est d’accroître ses profits en développant le moins-disant social et salarial entre salariés européens, tout en « coulant » nombre de petits entrepreneurs. Tant pis si les chauffeurs- travaillent beaucoup et gagnent peu, tant pis si la sécurité routière est dégradée pour tous. Dans ces conditions il est salutaire que les prolétaires de la route prennent l’offensive pour le pouvoir d’achat, les salaires et la protection sociale.

charb macronNous appelons les travailleurs et les automobilistes salariés à soutenir ce mouvement qui peut ouvrir une brèche dans l’austérité salariale imposée par l’UE, le MEDEF et le gouvernement social-maastrichtien de Hollande soutenu sur ce point par l’UMP. Non seulement le succès de la grève serait bon pour le mieux-être des travailleurs et pour la remobilisation du mouvement ouvrier, mais toute augmentation des salaires à l’heure actuelle serait bénéfique pour la relance de l’économie et de l’emploi, que l’euro-austérité conduit à la dépression, voire à l’effondrement.

Salariés des transports ferroviaires, aériens, maritimes, routiers, vous représentez ensemble une force sociale énorme dans notre pays. Car si ce dernier a été gravement désindustrialisé par le patronat « français », il n’en reste pas moins le carrefour des transports ouest-européens. Ils veulent vous mettre en concurrence et en opposition. Tout au contraire, si vous développez vos résistances solidairement, vous tenez dans vos mains la contre-attaque du monde du travail non seulement en France, mais dans toute l’Europe de l’Ouest. Faisons germer ensemble l’idée d’une action commune des salariés des transports, il faut que, dépassant les oppositions entre secteurs concurrents, s’affirme l’idée du « M.A.R.R.E. » (Mer, Air, Rail, Route, ENSEMBLE !) !

En attendant, sur la route, manifestons notre sympathie aux grévistes, car en frappant le profit capitaliste, leur grève sert à la fois l’intérêt de tous les travailleurs et celui de la Nation.

 

Mobilisation à l’ordre du jour dans les Transports Routiers et Activités Auxiliaires

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC, CFE-CGC réunie le 18 décembre 2014, appelle dès maintenant, l’ensemble de ses structures en régions et départements à se rencontrer dans l’unité afin de définir et coordonner tous types d’actions à compter du 18 janvier 2015, 22h.

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC, CFE-CGC propose des cibles prioritaires telles que : les dépôts pétroliers et carburants, les centrales d’achats, les grands axes routiers ….

L’intersyndicale CGT, FO, CFTC, CFE-CGC appelle tous les salariés de la branche Transports Routiers et Activités Auxiliaires… ….

Les revendications de l’intersyndicale :

Une augmentation du pouvoir d’achat de 100€.
- Par un taux horaire minimum de 10€ pour les coefficients les plus bas à l’embauche soit 5% de revalorisation,
- Par une mise en place d’une ancienneté linéaire,

Et les demandes :

D’ouverture de négociation pour la gestion des fins de carrière,

D’ouverture de négociation pour une vraie prise en charge de l’inaptitude pour toutes et tous,

D’ouverture de négociation pour une protection sociale plus forte (mutuelle, prévoyance, dépendance),

Le respect des garanties conventionnelles existantes,

La mise en place d’un 13ème mois,