Lisez et signez la pétition : petition_20090507_repression  

Collectif National pour un Front Syndical de Classe

mis en place par les initiateurs CGT et FSU de la « lettre ouverte aux Etats-majors syndicaux »

collectif.syndical.classe@laposte.net  

Alors que la répression-criminalisation des luttes s’aggrave de jour en jour, nous relayons deux documents : 

– le premier est un appel de l’UGTG, principale organisation syndicale de la Gaudeloupe et fer de lance du LKP et de l’exemplaire lutte des travailleurs de l’île, contre la répression en cours des travailleurs et de leurs syndicats.

– le second est un appel-pétition aux directions confédérales que des camarades syndiqués nous ont envoyé pour diffusion. 

En effet, face à la régression sociale et à la répression patronale et étatique, comment ne pas dénoncer, une fois de plus, le silence indigne des directions nationales qui « oublient  » d’organiser la solidarité entre travailleurs par une campagne nationale d’information et de soutien ou par l’organisation de manifestations nationales dans chacun des secteurs en pointe (par exemple, alors que les luttes dans l’automobile sont extrêmement nombreuses contre la casse de l’emploi, à quand une manifestation nationale du secteur que demandent de nombreuses bases syndicales ?), assurant la lutte collective et commune au lieu de laisser les salariés se retrouver seuls dans leur entreprise face au patronat, à ses vigiles, sa police ou sa justice ? 

A la guerre de classe que subit le monde du travail, celui-ci ne peut opposer, pour gagner, que les principes et les méthodes du syndicalisme de classe et de masse, à commencer par la solidarité de classe et l’unité pour l’action à partir de la base, qui firent toutes les grandes victoires des travailleurs de France. 

 

Pointe à Pitre, Guadeloupe, le 14 mai 2009. 

APPEL DE L’UGTG AU MOUVEMENT OUVRIER ET DEMOCRATIQUE INTERNATIONAL

Chers camarades, chers amis, 

Encore une fois l’Etat français, avec la complicité des principaux élus de Guadeloupe, utilise son appareil répressif contre la jeunesse, contre les travailleurs, contre le peuple de Guadeloupe. 

N’arrivant pas à faire reculer le mouvement en cours depuis 5 mois contre les pwofitasyon, à l’appel des organisations de Guadeloupe, singulièrement des organisations syndicales, l’Etat français a décidé d’actionner son appareil de répression judiciaire.  

Rappelons que ce mouvement a déjà permis la signature de l’Accord interprofessionnel, Accord Bino du 26 février 09, de 200 euros d’augmentation des bas salaires, la signature d’un Protocole d’accord le 4 mars 09 suspendant ainsi la grève générale qui avait commencé le 20 janvier 09. 

Ainsi assistons-nous à une cascade d’enquêtes judiciaires et de procès : 

Le 8 mars ouverture d’une enquête judiciaire contre Elie DOMOTA, secrétaire général de notre syndicat et porte parole de LKP ; 

Le 15 mai : procès des jeunes de Gourbeyre ; 

Le 19 mai : Pour avoir dénoncé les écoutes illégales dont ils étaient victimes, Maîtres Sarah ARISTIDE et Patrice TACITA sont convoqués au tribunal de Pointe- à Pitre par un juge du tribunal de grande instance de Paris ;  

le procureur général de la cour de Basse-Terre ayant demandé le dessaisissement de l’affaire par le juge d’instruction du tribunal de Pointe à Pitre ; 

Le 20 mai : Convocation devant la chambre de l’instruction de Michel MADASSAMY et de Gabriel BOURGUINON, dirigeants de l’UGTG ; a noter que maîtres S. Aristide et P. Tacita sont leurs avocats ;

Le 26 mai : procès de Raymond GAUTHEROT, ancien secrétaire général de l’UGTG ; condamné en première instance à trois mois de prison ferme.

Le 29 mai : procès de Jocelyn LEBORGNE, membre du Conseil syndical de l’UGTG ; Le 4 juin 2009 : Procès du camarade Max Delourneau, pour sa participation aux mobilisations du LKP.

Le 9 juin 2009 : Procès du camarade Christophe THEOPHILE, membre du Conseil syndical de l’UGTG.

Pourquoi ce plan de répression contre les travailleurs, la jeunesse, le peuple de Guadeloupe ?

Parce que les travailleurs avec leurs syndicats ne capitulent pas devant les coups qui leur sont assénés de toutes parts : grèves et manifestation massive des salariés grévistes pour faire appliquer l’Accord Bino intégral, refus de l’amputation par le gouvernement, mobilisations contre les menaces et chantages aux licenciements ;

Parce que le 1er mai 09 il y avait plus de 30 000 manifestants à Petit Canal ;

Parce que le LKP continue d’obtenir satisfaction dans les négociations sur la plate-forme de 146 points qui se poursuivent avec le soutien massif de la population. C’est par milliers que les jeunes, les chômeurs, les travailleurs, les retraités, participent aux meetings dans les communes à l’appel de LKP.

Chers camarades, Chers amis,

grâce à la détermination des travailleurs et du peuple de Guadeloupe, par la grève générale de 44 jours, par la mobilisation de la population, jusqu’à 100 000 manifestants, que nous avons pu obtenir satisfaction sur les revendications négociées, c’est aussi grâce à votre solidarité.

Au nom du droit des travailleurs et du peuple de Guadeloupe à se battre pour leurs légitimes revendications et barrer la voie à la répression, nous faisons à nouveau appel à la solidarité internationale.

Le secrétaire général,

Elie Domota

 

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