Pour le #retraitdelaréforme des #RetraitesParPoints : la grève continue, la résistance engagée à l’Assemblée.

6 février. 9e journée de mobilisation nationale depuis le 5 décembre et la détermination ne faiblit pas, dans la grève et les manifestations. Beaucoup de monde dans la rue et de larges secteurs de l’économie en grève, notamment dans le secteur de l’énergie, du ramassage des ordures, dans les lycées et universités. Une journée temps fort après les actions des avocats, plus de 15 000 à Paris le 4, et des catégories actives de la fonction publique le 5.

L’intersyndicale appelle à de nouvelles journées nationales d’action. Et les voix se multiplient pour reprendre la proposition lancée par le PRCF : une nationale à Paris sur les Champs-Élysées pour relancer les actions de blocage des profits. Car c’est bien dans les rues de Paris qu’il faut aller obtenir le retrait.

Dans le même temps, députés LFI et PCF ont engagé la bataille parlementaire. Immédiatement, le régime a tombé le masque. Coupure de micro, division par deux du temps pour défendre les amendements, pour exécuter les ordres données par Bruxelles et le MEDEF, Macron n’a que faire de l’Assemblée Nationale !

La mobilisation ne faiblit pas : quelques chiffres

  • Paris : 130 000
  • Marseille : 120 000
  • Toulouse : 35 000
  • Bordeaux 10 000
  • Lyon : 8 000
  • Lille : 5000
  • Saint Etienne : 5000
  • Nantes 5000
  • Rennes : 4000
  • Montpellier 3500
  • Nîmes 2500
  • Avignon 1500
  • Toulon 1500

Des milliers à Nimes, Alès, Sète ou Bézier, des milliers au Havre et à Rouen où les ports étaient bloqués, des milliers à Clermont-Ferrand ou St Etienne

La manifestation en photos à Marseille

Le ministère de l’Intérieur s’est une nouvelle fois ridiculisé à Marseille en annonçant moins de 5000 manifestants, alors que le préfet aura pu voir défiler sous ses fenêtres un large cortège interprofessionnel plein d’énergie pendant près de deux heures. 120 000 manifestants d’après l’UD CGT 13. Plus que le 29 janvier. À noter la présence une nouvelle fois des gilets jaunes.

À Paris comme à Marseille, la grève impacte la collecte des ordures

Alors qu’un journaliste de la BBC lui faisait remarquer les puissantes grèves en France depuis maintenant plus de deux mois, la macroniste Loison ose déclarer qu’il n’y a plus de grève en France.
C’est faux.
Tellement faux, qu’il suffit de passer sur les trottoirs parisiens ou marseillais, les deux plus grandes villes de France pour voir des tas d’ordures non ramassés.

À Paris, les incinérateurs sont à l’arrêt en raison de la grève à l’appel de la CGT énergie, en grève reconductible jusqu’au 7 février. Le préfet a ordonné la réquisition des travailleurs.

À Marseille, ce sont les éboueurs de la métropole qui sont en grève, là aussi pour le retrait de la . La tentative de briser la grève en faisant venir des camions depuis Montpellier ne suffit là non plus pas à masquer que quand les travailleurs sont en grève le travail ne se fait plus. Puisqu’il n’y a que les travailleurs qui … produisent. C’est pas les actionnaires et leurs hommes de mains de LREM qui font nos villes propres. Mais bien les égoutiers et les éboueurs. Ceux-là mêmes que Macron-UE- MEDEF veulent faire mourir au travail en les obligeant à travailler jusqu’à 64 ans.

À Paris comme à Marseille, les tas d’ordures s’amoncellent : quand les travailleurs font grève les rues ne sont plus nettoyées.

2 Commentaires de lecteur “Pour le #retraitdelaréforme des #RetraitesParPoints : la grève continue, la résistance engagée à l’Assemblée.

  1. alain harrison
    11 février 2020 at 21:38

    Bonjour.

    Bonjour.

    La contestation et développé des actions qui génèrent des avancés concrètes face au système économique financier.

    Les Gilets jaunes pourraient développer l’idée d’une Maison du Citoyen.

    Acheté une bâtisse (avec l’aide du collectivisme large).
    Cette Maison pourrait être multi fonctionnelle avec comme base le resto du citoyen pour rentabilité, d’abord pour payer la bâtisse,
    avec plusieurs salles selon des utilisations adéquates : des salles de réunion, le resto (salle du resto) pourrait servir pour les réunions importantes. Le resto pourraît être aussi une bibliothèque (à lire sur place), En tout cas il en est de l’imagination.

    Une idée comme une action possible pour se positionner sur le plan de l’économie.

    Une idée que j’ai laissé sur le cite de Ricochet
    https://www.ricochets.cc/Luttes-contre-la-reforme-des-retraites-greve-et-actions-analyses-d-une-cheminote-gilet-jaune.html

  2. alain harrison
    13 février 2020 at 19:03

    Bonjour.

    Un petit article:

    Macron ne cédera pas, Il doit dégager !
    par Croa (son site)
    jeudi 13 février 2020

    Le texte qui suit m’a été suggéré par des amis Gilets Jaunes. Ça fait plus d’un an que ces gens se battent pour sortir de l’inacceptable sort fait aux citoyens français et pour que soit accordé un minimum de démocratie.

    Commentaire:

    Séraphin Lampion 13 février 09:10
    « Cet homme ne veut plus d’état français, sinon pour disposer d’une armée et d’une police, et nous savons tous qu’un tel régime s’appelle une dictature. »

    primo, même la police et l’armée peuvent être privatisées

    deuzio, une dictature s’appuie souvent sur un état fort et, pour ce projet libertarien, il vaudrait mieux parler d’« oligarchie » ou de « tyranie » au sens antique du terme

    troisio, Macron est à la classe dominant frnaçaise ce que les têtes de l’hydre son à la bête : si on en coupe une, il en repousse au moins une autre. C’est à la bête qu’il faut s’en prendre.

    https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/macron-ne-cedera-pas-il-doit-221427?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

    Vous soulignez:

    La mobilisation ne faiblit pas : quelques chiffres
    Paris : 130 000
    Marseille : 120 000
    …….

    Il en faudra beaucoup, beaucoup , beaucoup plus.

    Parler adéquatement de la Constituante Citoyenne, en liant la vie quotidienne et les immenses problèmes qui nous guettent tous. Et, comme il est dénoncé par de plus en plus de voix, que le système capitaliste est le problème, l’idée d’un nouveau paradigme économique est incontournable. Mais, vue la disparité des populations (identité, croyance, idéologie fragmenté, la classe moyenne et ses sous-classes, etc., la question d’un nouveau pacte social est nécessaire.
    Ces trois remises en question sont en elles-mêmes un outil rassembleur, si tant, elles sont menées adéquatement. Démontrer leur interrelation synergique pour un véritable changement.
    Commencer par en faire la promotion en démontrant leur bien fait synergique sur l’ensemble: social, éducation, santé, économique, écologique et politique. Et faire reculer la criminalité, les guerres, las injustices…..

    Développer les contenus, faire voir leur interrelation et les bienfaits pour tous.