
Plusieurs membres des ARCs franciliennes ont participé, mardi 20 janvier, au rassemblement, près de l’Assemblée nationale, contre la proposition de loi portée par la députée Caroline Yadan visant à criminaliser la critique de la politique conduite par le régime d’Israël et de ses autorités d’extrême droite dont les crimes sont dénoncés par la Cour Internationale de Justice. Cette proposition de loi est une menace planant tant sur la liberté d’expression que la manifestation de solidarité avec le peuple palestinien et la revendication de l’application de ses droits nationaux. Plusieurs centaines de personnes ont participé à ce rassemblement organisé par, entre autres, Urgence Palestine, Europalestine, l’AFPS et l’UJFP.
Au delà, ce précédent ouvrirait grand la porte de l’accélération de la fascisation pour permettre d’intensifier la criminalisation des oppositions politiques qui oseraient contester l’impérialisme, ses régimes répressifs son économie de guerre et d’exploitation, et ses guerres impérialistes.
La proposition de loi n° 575, portée par la députée Caroline Yadan et examinée à l’Assemblée nationale en janvier 2026, suscite depuis plusieurs semaines une vive controverse en France. Présentée comme un texte « visant à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », cette initiative législative est dénoncée par les organisations de défense des droits humains, et les associations comme une menace grave pour les libertés fondamentales et le débat démocratique.
Sous couvert du renforcement du cadre juridique français pour lutter contre les campagnes antisémites, ses promoteurs qui s’acoquine pourtant à une extrême droite qui comporte toujours ouvertement des mouvements antisémites et néonazie, ses promoteurs veulent s’en prendre à ce qu’ils qualifient d’« antisémitisme géopolitique ». Il s’agit en réalité de toutes les formes de discours jugées hostiles à l’État d’Israël. Le texte s’appuie notamment sur certaines formulations de la définition de l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), qui incluent parmi les exemples d’antisémitisme la comparaison des politiques de l’État d’Israël avec celles du régime nazi. L’association altermondialiste attaque dénonce dans cette entreprise une « police de la pensée ».
Des organisations comme la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et plusieurs ONG estiment que la loi Yadan n’a pas pour objet la lutte contre le racisme dont l’antisémitisme : elle introduit des dispositions imprécises et étend la répression pénale à des formes de discours qui relèvent de la liberté d’expression.
Un point particulièrement contesté est l’extension du délit d’apologie du terrorisme pour y inclure des « provocations indirectes », une notion jugée floue par le Conseil d’État, qui a souligné les risques d’inconstitutionnalité d’une telle formulation. Des opposants affirment que ces dispositions pourraient permettre de poursuivre des personnes simplement pour avoir exprimé des opinions critiques envers la politique d’Israël ou pour avoir manifesté leur solidarité avec le peuple palestinien. L’amalgame, à visée politique de soutien au régime en place à Tel Aviv dont les graves crimes sont multi condamnées par la communauté internationale notamment dans le cadre de l’ONU et des résolutions de son assemblée générale, entre antisionisme et antisémitisme, est mis en place pour criminaliser des positions politiques légitimes ou des slogans militants souvent utilisés dans les mobilisations pro-palestiniennes.
Face à ces risques perçus pour la liberté d’expression, des rassemblements et pétitions ont été lancés en France pour appeler les parlementaires à rejeter la loi, dénonçant une dérive vers une « police de la pensée » et une atteinte au débat public démocratique. C’est au rassemblement convoqué par l’association juive UJFP, que le PRCF d’Ile de France s’est joint.





