Info luttes – en finir avec l’euro-austérité et la contre-réforme des retraites ! N° 50 – décembre 2019


Ce 5 décembre 2019, il y avait extrêmement longtemps que l’on n’avait pas vu autant de manifestants dans les rues de nos villes. C’est par milliers que les travailleurs du public et du privé ont défilé pour exiger de Macron et son gouvernement le retrait du projet de contre-réforme des retraites. 

L’ampleur de la mobilisation et le nombre considérable de grévistes aussi bien dans le privé que dans le public démontrent le franc succès de ce mouvement. Dans leurs diversités, une immense majorité de nos compatriotes, et au-delà, se sent concernée par cette contre réforme. Ce qui ressort de cette journée ne porte pas que sur les retraites. Dans bon nombre d’entreprises la question de la continuité est bien évidemment posée. 

L’aspiration à poursuivre la lutte fait honneur à l’œuvre du Ministre communiste Ambroise Croizat qui, s’appuyant sur la lutte héroïque des résistants communistes, a permis aux travailleurs Français, de bénéficier d’une retraite solide et solidaire ainsi que de la Sécurité Sociale.

Pour sauver cet héritage du Conseil National de la Résistance et que reviennent « Les Jours Heureux », il faut en finir avec l’euro-austérité imposée par les critères de convergence de Maastricht et la dissolution de la République Française dans l’Union Européenne anti-sociale et néo-libérale. 

Revue de presse :

Les brèves :

§ Grève du 5 décembre : à la RATP, «on est prêt à perdre un mois de salaire pour défendre nos retraites»

Les syndicats de la Régie misent sur une très forte mobilisation du personnel ce jeudi et au-delà contre la réforme des retraites. Les prévisions de trafic seront dévoilées ce mardi.

§ – Chartres Les pompiers à grande échelle 

Ils demandent que la pénibilité de leur travail soit reconnue. Et refusent de partir à la retraite toujours plus tard. 

§ – Les enseignants dénoncent une réforme « à l’inverse des valeurs de solidarité »

Les professeurs se sont mobilisés en nombre contre la réforme des retraites. Mais ils comptent aussi s’emparer du mouvement pour étendre leurs revendications au malaise global de l’éducation nationale. 

§ – Nice « Les retraites, c’est la goutte d’eau » 

De très nombreux établissements scolaires étaient fermés hier dans les Alpes-Maritimes. Dans le cortège niçois, les enseignants venus de tout le département ne comptent pas s’arrêter là. 

§ – Lyon L’engagement de toutes les générations 

Lycéens, étudiants et jeunes travailleurs étaient massivement présents dans la manifestation, à la fois contre la réforme des retraites et pour faire entendre leurs revendications contre la précarité ou la réforme du bac. 

§ – Marseille Jour de grève et de convergence à Saint-Charles 

La gare était déserte. La fac bloquée. Et le lycée mobilisé. Cheminots, étudiants et professeurs ont marché presque ensemble vers le Vieux-Port, point de départ du cortège. 

Des luttes gagnantes :

A – le Tribunal de Grande Instance donne raison à la CGT.

Source : CGT – 03/12/2019

Depuis 2014 la Fédération CGT Commerce et Services, avec les élu-e-s CGT de Monoprix combattent le travail de nuit après 21h dans les magasins. Aujourd’hui, le Tribunal de Grande Instance donne raison à la CGT et fait interdiction aux sociétés de l’UES Monoprix d’employer des salarié-e-s après 21h au sein de leurs magasins ainsi que ceux situés en Zone Touristique Internationale. 

C’est une belle victoire pour tous les salarié-e-s concerné-e-s !

La Fédération CGT Commerce et Services réaffirme son opposition aux extensions des amplitudes horaires. Elle exige l’arrêt du travail en soirée, de nuit, du dimanche et des jours fériés.

Des grèves et manifestations :

1 – Les bus Macron, briseurs de grève 

Source : L’Humanité du 6/12/2019

L’entorse à un droit constitutionnel n’empêche pas le gouvernement de dormir. Partout en France, des cars privés ont été sollicités pour tenter de réduire l’impact de la mobilisation. 

Non content d’avoir créé les « cars Macron » en 2015 pour libéraliser le secteur, l’hôte de l’Élysée, via son secrétaire d’État aux Transports, entend désormais en faire des briseurs de grève. Pas d’autre mot quand il s’agit de dispositifs spécialement imaginés pour remplacer des grévistes, en l’occurrence les agents de la RATP et de la SNCF mobilisés contre le projet de réforme des retraites Delevoye. Jean-Baptiste Djebbari s’offusquait ainsi ce jeudi que la mairie de Paris refuse des dessertes intra-muros exceptionnelles pour ces cars privés sollicités pour proposer des« solutions supplémentaires et concrètes aux Français »…et donc ré- duire l’impact de la grève, ou au moins y prétendre.« Je mets ça à la compréhension du débat public », a défendu Djebbari sans ciller dès le matin sur la radio RTL pour tenter d’attiser les mécontentements. 

La CGT dénonce une mesure « dangereuse et 

illégale » 

La veille, l’ancien rapporteur du projet de loi sur la réforme de la SNCF avait convoqué une conférence de presse, fier de son « plan de transport – mouvements sociaux », selon l’intitulé barrant son pupitre pour l’occasion.« S’agissant des moyens alternatifs, le gouvernement a souhaité mobiliser tous les opérateurs publics et privés (…). Je vous annonce que ce qu’on appelle les cars Macron pourront circuler demain entre Saint-Denis et Massy en desservant Paris intra-muros », proclamait-il, assurant également que« le nombre de cars Macron sera augmenté partout en France sur les longues distances ». Le tout avec une dérogation spéciale en Île-de-France à la réglementation des transports qui interdit à ces cars de proposer des liai- sons de moins de 40 kilomètres, et qui prévoit un seul point d’arrêt à Paris, la gare de Paris-Bercy. VTC, taxi, bateaux bus… ont aussi été sollicités.« Au total, a fanfaronné le secrétaire d’État,ce sont 500 000 voyages par jour qui seront assurés grâce à ces moyens alternatifs. »Peu importe si ni FlixBus ni BlaBlaBus n’étaient en mesure de mettre en place ces lignes avant vendredi. La com avant tout. 

« La seule RATP assure, chaque jour, 12 millions de voyages. Sur la seule ligne du RER B, c’est 1 million de voyages chaque jour. Pour réaliser le transport de cette seule ligne, il faudrait mobiliser plus de 9 000 cars »,a taclé la CGT RATP. Mais au-delà de son inutilité, le syndicat dénonce surtout une mesure« dangereuse et illégale ». Et de rappeler à un gouvernement qui semble l’avoir oublié :« Le droit de grève est un droit constitutionnel et les dispositions lé- gales qui l’encadrent interdisent de remplacer des salariés en cas de grève. » ■ 

2 – France: Solidarité FSM avec la grève générale du 5 décembre 

Source : FSM – Athènes, Grèce – le 3 décembre 2019

La Fédération Syndicale Mondiale (FSM), seule expression du mouvement syndical international de classe et représentant 97 millions de travailleurs.ses dans 130 pays, exprime son soutien le plus chaleureux et sa solidarité internationaliste avec la grève générale du 5 décembre en France 

La classe ouvrière de France, suite à l’appel de la CGT France, sortira dans les rues et bloquera la production pour défendre leurs besoins contemporains, contre les recettes du capital, du gouvernement bourgeois de Macron et de l’Union européenne. 

Les principaux secteurs du pays participeront aux mobilisations de classe, notamment les transports, le commerce et les services, l’éducation, l’énergie, les services publics, les raffineries et carburants, l’industrie alimentaire, le caoutchouc, la collecte et le traitement des déchets, l’industrie automobile, les hôpitaux, les pompiers et les ports ainsi que les médias parmi d’autres. 

Alors que les mobilisations de la dernière période ont montré que le pouvoir bourgeois peut saigner, les travailleurs.ses français.es peuvent désormais renforcer la résistance des peuples d’Europe, paralysant et bloquant la production, contre les mesures anti-ouvrières promues aux quatre coins du continent. 

La FSM s’engage à continuer de façon constante aux côtés de la classe ouvrière de France, en soutenant ses justes luttes, pour mettre fin à l’exploitation capitaliste. 

Nous appelons tous et toutes les travailleurs.ses en France, quelle que soit leur affiliation syndicale, à participer à la grève du 5 décembre et à ignorer les appels de la nomenclature bureaucratique de la CES qui est alignée avec la bourgeoisie européenne. 

Tenez bon les camarades ! Tous et toutes uni.e.s dans la lutte ! 

Le secrétariat de la FSM 

3- RETRAITES : RETRAIT Négociations Trahison ! 

Source : FSC 4 décembre 2019 

Face à un mouvement qui s’annonce très puissant les manoeuvres du pouvoir et de diverses forces dont la CFDT ne manquent pas et ne manqueront pas!

Le pouvoir tergiverse, entretient le flou, fait miroiter la possibilité de négociations d’étalement dans le temps de l’application éventuelle de la contre-réforme en misant précisément sur les tendances corporatistes et les divisions qui fracturent la société.

Il s’agit pour eux d’affaiblir le mouvement qui se dessine, de donner des arguments aux organisations qui comme la CFDT attendent quelques miettes pour pouvoir justifier leur accompagnement de la contre-réforme

En tentant d’isoler les travailleurs et les organisations qui sont décidées à mettre en échec Et cette contre-réforme mortifère ET la poursuite de la casse de tous les conquis et de toutes les structures et garanties collectives issues des luttes antérieures.

Il s’agit par ailleurs dans la diversité légitime des revendications qui motivent l’engagement dans le mouvement de réaffirmer le caractère central de l’exigence du RETRAIT du projet macronien.

Le RETRAIT c’est une étape infligeant une défaite politique majeure à Macron, redonnant confiance au mouvement syndical et populaire dans sa capacité à obtenir des victoires collectives afin d’aborder en confiance les combats à venir!

– RATP « Avec cette réforme, on est mort » La fin annoncée des régimes spéciaux mobilise l’ensemble des salariés de la Régie 

Source : Le Monde – 2/12/2019-par Simon Auffret 

Conducteurs, agents de maintenance, contrôleurs ou cadres: l’appel à la grève contre la suppression des régimes spéciaux de retraite, le 5 décembre, est général à la RATP. « La mobilisation est telle dans les services que tous les syndicats n’ont eu d’autres choix que de se rallier » au préavis de grève illimitée déposé par le syndicat UNSA-RATP, a constaté Abdelhafid Chiker, conducteur sur la ligne 5 du métro parisien. 

La date choisie a réveillé, chez les plus anciens salariés de la régie de transport, le souvenir de la mobilisa- tion de novembre et décembre 1995 contre la réforme des retraites d’Alain Juppé, alors premier ministre. En 2007, c’est de nouveau la perspective d’un changement du régime spécial des agents qui avait déclenché un mouvement d’ampleur. « Je n’ai que 32 ans, je sais que les réformes vont se succéder jusqu’à ma retraite, reconnaît M. Chiker, décidé à continuer la grève au-delà du 5 décembre. Je sens que, si on laisse passer cette réforme aujourd’hui, on est morts. » 

Pour les conducteurs, les conditions de départ à la retraite sont un élément central de la culture d’entreprise à la RATP. « Quand je suis arrivé en 2001, on m’a vendu du rêve », se souvient Fabrice Nunez, 47 ans, lui aussi conducteur sur la ligne 5, entre les stations Bobigny et Place-d’Italie. «A l’époque, je devais cotiser 37 annuités. Aujourd’hui, avec les réformes successives, il faut que j’approche des 42. Quelle est la suite? Ce n’est pas tenable », lâche l’ancien adhérent de la CGT, membre de l’association de salariés La Base. 

Le projet de suppression du régime spécial est perçu comme un refus de prendre en compte la pénibilité du métier de conducteur, sous terre et au plus près des voyageurs. Abdelha-fid Chiker raconte une sensation permanente de stress dans le tunnel. Les tentatives de suicide et la présence de voyageurs sur les voies reviennent dans ses cauchemars, à chaque nuit de repos. «La vision de l’agent RATP “qui ne fait rien de ses journées”, c’est de l’ignorance. Nous défendons un départ anticipé parce que notre métier est difficile », assène l’habitant de Montmagny (Val-d’Oise), ancien employé de La Poste. 

Autre inquiétude : l’exposition à une qualité de l’air dégradée dans les tunnels. Abdelhafid Chiker porte le souvenir de son oncle, ancien ouvrier du bâtiment, mort à 63 ans d’une maladie liée à l’amiante. «Trimer toute sa vie pour ne pas pouvoir profiter de sa retraite, ce serait vraiment triste », s’inquiète-t-il. Le sujet préoccupe tous les métiers de la RATP amenés à travailler sous terre. «Ce ne sont pas quelques points de pénibilité qui vont donner des poumons neufs aux agents, abonde Vincent Gautheron, délégué du personnel CGT du département des bus à la RATP. Il faut une réelle reconnaissance de l’exposition à ces pollutions. » 

«Plus d’équité» 

En prévision du 5 décembre, le représentant syndical dit aussi avoir reçu un nombre inédit de demandes de cadres sur les modalités de la grève. «Tout le monde relaie la parole des conducteurs, mais il est important de décrire une autre réalité de la RATP », témoigne une cadre, qui soutient la mobilisation et souhaite garder l’anonymat. Elle a été engagée à 38 ans comme contractuelle en CDI, hors du statut d’agent RATP. 

Dans l’entreprise se côtoient plusieurs régimes : sa collègue de bureau, moins diplômée et plus jeune, occupe le même poste mais a un salaire plus élevé, et des conditions de départ à la retraite plus avantageuses. « J’aurais souhaité plus d’équité au sein même de l’entreprise, mais je ne souhaite pas la fin des régimes spéciaux, reconnaît-elle. C’est une belle machine, il faut la préserver. » 

Les salariés interrogés s’opposent enfin à l’analyse d’un mouvement « très corporatiste » portée notamment par la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Abdelhafid Chiker souligne ainsi la longue liste des professions mobilisées. Fabrice Nunez cite, de son côté, certaines institutions bénéficiant d’un régime spécial : l’Assemblée nationale, l’Opéra de Paris, l’Académie française… « Comme eux, la RATP appartient à tous les Français, estime le conducteur. C’est important que nous puissions leur rendre service dans de bonnes conditions. » ■

5 – La CGT fait une percée chez Airbus

Source : Ouest France – 3/12/2019 

Aux élections professionnelles, elle prend la tête du collège des ouvriers. Mais FO demeure première, tous collèges confondus.

Aux élections professionnelles à Airbus Nantes, auxquelles ont parti- cipé 82 % des salariés, la CGT a pris la tête du collège ouvriers, devant FO ; une petite révolution dans l’entreprise. Au parfum de revanche. Les militants CGT n’ont pas oublié « le système scientifique de discrimination issu de l’aérospatiale des années 1960 et 1970 ». 

« Ces élections marquent un tournant, se réjouit Laurence Danet, déléguée CGT. Cette percée histo- rique donne de l’espoir pour l’en- semble des salariés d’Airbus Nantes. »

La CGC chez les cadres et techniciens 

Tous collèges confondus, la CGT se hisse au deuxième rang derrière FO, qui demeure première mais a perdu des voix. La faute sans doute à des dissensions internes. 

Chez les techniciens et agents de maîtrise, la CFE-CGC reste sur la plus haute marche, avec 42,04 % des suf- frages. Idem chez les ingénieurs et cadres, avec 70 % des voix. « D’excellents résultats », commente Xa- vier Dahéron, responsable de la section. 

Autre enseignement de ces élections, la CFDT n’est plus considérée comme un syndicat représentatif. C’est-à- dire qu’elle ne peut pas prendre part à des accords. Elle perd sa représentativité non seulement dans l’établissement de Nantes, mais aussi à l’échelle du groupe. 

Airbus, qui y fabrique en particulier les caissons centraux, emploie à Nantes environ 2 700 personnes, dont 1 550 ouvriers, 650 techniciens et agents de maîtrise et 450 ingénieurs et cadres. ■ 

L’établissement Airbus Nantes compte environ 2 700 salariés. Photo : Archives

6 – La CGT Punch Powerglide Strasbourg n’a pas signé l’accord PSE 

Source : CGT – 4 décembre 2019 

La direction a convoqué ce matin à la dernière minute, les organisations syndicales dans le but d’obtenir une signature. Ses dernières propositions concernant le PSE sont les suivantes : 

  • –  Pour les départs volontaires : indemnité légale de licenciement majorée de 20 000 euros brut pour une ancienneté inférieure ou égale à 10 ans et 35 000 euros brut pour une ancienneté supérieure à 10 ans 
  • –  Pour les licenciements contraints : indemnité légale de licenciement majorée de 30 000 euros brut + prime de rapidité. 
  • –  Les durées d’accompagnement pour les salariés de moins de 50 ans sont de 14 mois et de 17 mois pour les plus de 50 ans ou travailleurs handicapés (MDPH). Les licenciements sont toujours d’actualité alors qu’aucune garantie n’a été donnée pour l’avenir des salariés avec la chute de la production de la 8HP et la fin de la 6 vitesses. Tous les salariés restants vont être soumis à des pressions et du stress permanent durant les deux années à venir c’est-à-dire 2020/2021. Quant à l’avenir et les projets au-delà de 2022, nous avons à ce jour aucune certitude parce que les annonces de la direction restent incertaines. Ce PSE n’est pas de bon augure pour l’avenir des salariés ce n’est malheureusement que le début avec selon la direction : 60 ouvriers de production en trop (hors intérimaires). 

Ne vous fiez pas uniquement aux sommes proposées dans ce PSE, parce que pour beaucoup 

de salariés, il faudra travailler plusieurs années encore et le marché du travail n’est pas aussi 

facile que présenté par ALTEDIA et la direction. 

Combien de salariés seront encore présents en 2020/2021 ? Les productions futures concerneront combien de salariés ? 

La CGT n’a pas signé l’accord pour toutes ces raisons : 

  • –  En tant qu’organisation syndicale, nous ne pouvons prendre la responsabilité du licenciement de collègues de travail avec le risque de précarité que cela entraine. 
  • –  L’accompagnement des « volontaires » restent en-deçà de la réalité des besoins réels et du marché du travail. 
  • –  Les primes de départ sont largement insuffisantes par rapport à ce qui se

fait ailleurs et aussi par rapport au budget de 5 Millions d’euros alloué par la 

direction pour ce PSE. 

  • –  Ce PSE ne donne aucune garantie quant à l’avenir des emplois. 
  • –  La direction propose un PSE au raz-des-pâquerettes alors que notre actionnaire DUMAREY s’est mis 37 Millions d’euros dans la poche. 

Avec la signature de ce PSE, la direction sort grande gagnante et les salariés perdants sauf s’il y a une réaction des salariés à la mesure des enjeux en cours afin d’éviter ces licenciements inacceptables et pour notre avenir à tous.