Les salariés des grandes surfaces culturelles manifestent à Paris

lutte des classes3juin 2015

Alors que se tenait la commission mixte paritaire pour trouver un accord entre le Sénat et l’Assemblée nationale sur la loi Macron, les salariés des enseignes culturelles et des grands magasins parisiens ont manifesté mardi 3 juin à Paris, carrefour de l’Odéon, pour s’opposer aux mesures concernant le travail dominical.

Quelques 200 salariés des enseignes culturelles et des grands magasins parisiens, dont la Fnac et Gibert Joseph, se sont rassemblés, mercredi 3 juin au matin, carrefour de l’Odéon à Paris, autour du Comité de liaison intersyndicale de Paris et des principaux syndicats (CGT, CFDT, Sud, SECI-UNSA…) pour s’opposer au projet de loi Macron, discuté au même moment en commission mixte paritaire entre le Sénat et l’Assemblée nationale.Les manifestants dénonçaient principalement  les mesures concernant la généralisation du travail le dimanche dans leur secteur d’activité.

Pour les grands magasins, la généralisation annoncée du travail le dimanche est liée à leur classement en zone touristique internationale, alors que pour les commerces culturels, elle relève d’un amendement voté par le Sénat, autorisant ces derniers à bénéficier d’une dérogation généralisée au repos dominical.

Contestant l’intérêt économique de la mesure, les salariés dénoncent, en dépit des discours rassurants de leurs directions, l’absence de formule de volontariat ainsi que l’absence de compensations salariales.

L’un des représentants syndicaux de la Fnac Forum estime même que la mise en place du travail le dimanche au sein de l’enseigne, si elle se fait comme il le craint, à masse salariale stable, représenterait, compte tenu de l’augmentation de la productivité qui sera nécessaire, un manque à gagner estimé à 2 000 euros par an pour chaque salarié.

 

Fin de la grève chez Figeac Aéro

La Dépêche, 4 juin 2015 :

Hier soir, le 4e et dernier jour de grève prenait fin à Figeac Aéro, avec l’arrêt du blocage des approvisionnements et des expéditions de l’usine aéronautique. Juste au moment où la direction envisageait une procédure de chômage partiel faute de matières premières.

«Le patron qui se vantait de n’avoir jamais de grève dans son entreprise pourra revoir son discours, car durant ces quatre jours de grève, au plus fort de l’action, nous avons été jusqu’à 200 personnes», constataient les représentants CGT de Figeac Aéro. Un mouvement lancé suite au désaccord dans les NAO (négociations annuelles obligatoires).

Pour le syndicat : «L’action est suspendue par la force des choses, faute d’unité des salariés et des syndicats, mais les salariés sortent la tête haute, même s’ils n’ont rien obtenu».

La direction de Figeac Aéro nous confirmait que la réunion prévue vendredi, dans le cadre des rencontres avec les instances syndicales, permettrait de clore ces NAO, sur les propositions déjà formulées : 35 € d’augmentation générale, plus des hausses de prime et des augmentations individuelles.

«Nous avons bien compris, précisait Béatrice François-Baretta, directrice des ressources humaines, que certains salariés pointaient des conditions de travail non satisfaisantes, des problèmes d’évolution professionnelle, etc. Nous allons travailler ensemble pour voir comment améliorer certaines choses».

Quant à la CGT, elle prévient : «Nous serons vigilants sur ce qui va en ressortir».

 

Collège Bellefontaine (Toulouse) : Mobilisés contre les mutations-sanctions

La Dépêche, 4 juin 2015 :

Quelque 250 manifestants se sont de nouveau rassemblés hier devant le rectorat pour obtenir le retrait des sanctions qui menacent les grévistes du collège de Bellefontaine.

Début décembre 2014, le projet de suppression de la zone d’éducation prioritaire dans le quartier d’Empalot, mobilise enseignants, parents d’élèves et médias. Mais ce conflit populaire masque d’autres tensions.

Au collège de Bellefontaine, les enseignants sont en grève. Du 27 novembre au 15 décembre, dans une indifférence quasi générale, ils demandent que leur établissement «préfigurateur» des futures «REP plus» destinées à remplacer les zones d’éducations prioritaires (ZEP) obtiennent enfin les moyens qui lui ont été promis pour conduire cette expérimentation pédagogique. Le conflit se solde à la veille des vacances de Noël par l’octroie d’un quota d’heures supplémentaires pour l’établissement. Mais il vient de rebondir à la suite d’une procédure disciplinaire et d’un train de mutations engagés par le rectorat de Toulouse à l’encontre de six grévistes de décembre.

Onde de choc de ce conflit oublié du grand public : suite aux tensions qui l’opposent à une partie des enseignants, le principal du collège est muté à Aucamville après seulement deux années en poste à Bellefontaine. Interrogé sur ces mesures, le rectorat ne cesse d’affirmer que les mutations des grévistes ne sont motivées que par «l’intérêt du service» et n’ont rien à voir avec leur engagement durant le conflit.

Mais l’intersyndicale Sud éducation, FSU, Snu-Ipp, FO SE-Unsa et CGT éducation ne croit pas un traître mot de cette version officielle. Elle fait feu de tous bois pour obtenir le report de la réunion de la CAPA qui doit statuer lundi sur les mutations et arracher dans la foulée l’annulation des procédures disciplinaires.

Après un premier rassemblement mercredi 27 mai, 250 manifestants étaient de nouveau réunis hier après-midi devant les grilles du rectorat pour demander une nouvelle fois le retrait de la procédure disciplinaire et l’annulation des mutations. Aucune réponse allant dans ce sens n’a été fournie à l’issue de la rencontre entre la délégation de l’intersyndicale, le chef de cabinet de la rectrice, et le secrétaire général du rectorat. Mais analyse Jean-Philippe Gadier du Snu-Ipp : «la rectrice a la possibilité de ne pas convoquer les instances disciplinaires, ce serait un minimum.»

 

Rassemblement de soutien aux éboueurs de l’agglo du Puy ce jeudi

Zoom d’Ici, 3 juin 2015 :

Les Unions départementales CGT et FO, la FSU et Solidaires de la Haute-Loire apportent tout leur soutien aux agents de collecte des ordures ménagères de la communauté d’agglomération du Puy, qui sont en grève depuis le 26 mai. Un rassemblement est même prévu ce jeudi à 10h30 place de la Libération avec les personnels territoriaux.

Dans un communiqué de presse adressé à notre rédaction, les organisations syndicales CGT et FO, la FSU et Solidaires de la Haute-Loire déclarent :

« Les agents de la collecte des ordures ménagères de la Communauté d’Agglomération du Puy sont en grève depuis le 26 mai. Ils revendiquent notamment une amélioration de leurs conditions de travail et de leur pouvoir d’achat de 150 € par mois. Ils se heurtent à un refus de négocier et à de multiples provocations de la part des élus de la communauté d’agglomération.

Nous nous adressons solennellement aux responsables pour qu’ils ouvrent les négociations et nous appelons nos adhérentes et adhérents à participer au rassemblement initié par nos organisations syndicales de personnels territoriaux devant la communauté d’agglomération place de la Libération au Puy le jeudi 4 juin à 10h30« .

 

Fin de la grève dans les banques de Nouvelle-Calédonie

La grève dans les banques de Nouvelle-Calédonie, commencée le 26 mai, a pris fin jeudi après un accord sur la revalorisation des salaires, ont indiqué à la presse patronat et syndicats.

« Cela a été long mais l’essentiel est d’être parvenu à la signature de cet accord », a déclaré Sylvain Faure, président de la Fédération bancaire française (FBF) de Nouvelle-Calédonie.

Au terme d’une ultime réunion de plusieurs heures à la direction du travail et de l’emploi, l’intersyndicale, qui rassemblait tous les syndicats du secteur, et la FBF se sont entendues mercredi soir sur une hausse du point bancaire de 1,1% en juin 2015, suivie d’une autre de 0,4% en décembre.

En juin 2016, des discussions sur une nouvelle revalorisation auront lieu. L’octroi de primes aux différents collèges (employés, gradés, cadres) ainsi que l’étalement et la prise en charge des jours de grève figurent également dans le protocole d’accord.

« C’est une grande satisfaction pour les salariés qui ont fait grève, une victoire gagnant-gagnant. (…) On a su négocier en bonne intelligence », a déclaré Didier Kaddour, secrétaire général de Force Ouvrière.

L’intersyndicale réclamait une hausse des salaires de 2%, arguant notamment de la progression des bénéfices des banques de Nouvelle-Calédonie, qui ont atteint 9,3 milliards CFP (78 millions euros) en 2014.

Durant le mouvement, la majeure partie des agences bancaires de l’archipel étaient fermées ou fonctionnaient au ralenti avec des effectifs réduits.

Mercredi, sur fond de dissensions au sein de l’intersyndicale, un noyau dur avait organisé une manifestation dans les rues de Nouméa, réunissant environ 400 personnes. Les dirigeants syndicaux avaient menacé de durcir le conflit dénonçant « le pillage des richesses par des multinationales extérieures ».