Euro-casse de l’hôpital public : refuser les mesures Buzyn et s’attaquer aux vraies causes !

Énorme coup de rabot macronien prévu contre la Sécu, près de quatre milliards d’euros en moins annoncés par la nouvelle ministre, Agnès Buzyn, pour rentrer dans les clous des maudits critères de Maastricht (« police financière » de la monnaie unique européenne) qui sont plus « sacrés » pour nos gouvernants successifs, LR, PS, ou LREM, que la santé de leurs électeurs.

Surtout quand on sait que les économies principales porteraient de nouveau sur l’HÔPITAL PUBLIC, déjà exsangue, et où les personnels courent dans tous les sens en perdant parfois le sens de leur métier.

Un comble quand on sait que ce gouvernement n’a que la « compétitivité » à la bouche, l’hôpital est accusé par Mme Buzyn de « faire du chiffre », de provoquer « 30% de dépenses non pertinentes » et de « se comporter en entreprise »… Monstrueuse hypocrisie ! Depuis plus de vingt ans, c’est au nom de l’euro, c’est-à-dire de l’épuisant alignement du franc sur le Deutsche Mark et de la destructive « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (Traités européens) que les services publics, hôpital en tête, mais aussi Poste, SNCF, Education nationale, Equipement, etc., sont soumis à des critères de gestion qui exaltent la rentabilité, l’austérité, l’exploitation sans vergogne des personnels, leur précarisation avec en bout de course l’affaiblissement parfois grave du service rendu aux citoyens.

Bien évidemment, Buzyn va tenir un discours de gauche pour faire passer une politique de droite qui conduira à un surmenage insoutenable des personnels infirmiers (après quoi on multipliera hypocritement les émissions de télé pleurnichardes sur le « burn out » : serait-ce moins douloureux de le dire… en anglais !) et à une énième dégradation des soins hospitaliers : une fois de plus, amplifiant l’action désastreuse de Marisol Touraine (PS) et de ses prédécesseurs de droite, A. Buzyn appelle à supprimer en masse de nouveaux lits d’hôpital et à activer les soins « ambulatoires » pour aligner la France sur la désastreuse moyenne européenne de 7 personnes soignées en ambulatoire sur dix « clients » de l’hôpital. Déjà pourtant, chacun voit combien il est souvent scandaleux de renvoyer précipitamment chez lui (ou chez elle, s’agissant en particulier des accouchées virées fissa des maternités !) des personnes encore mal remises et titubantes dont certaines ne peuvent pas espérer de soutien familial à domicile, sans parler des responsabilités souvent indues qui pèsent alors sur l’entourage familial quand celui-ci existe…

Certes, les syndicats hospitaliers vont réagir. Mais nous leur posons publiquement une question : quand vont-ils enfin mettre en cause, au lieu de soupirer après l’imaginaire « Europe sociale », l’appartenance de la France à une UE et à une monnaie unique qui sont des colliers étrangleurs passés au cou de l’hôpital public et de ses usagers ?

Et plus globalement, que faire pour construire enfin le « tous ensemble et en même temps » des salariés du public et du privé (casse du code du travail, du produire en France, des conventions collectives, des retraites, des indemnités chômage, des statuts…) sans lequel on ne pourra pas stopper Macron-MEDEF, le petit proconsul de l’UE et d’Angela Merkel.

Quant aux militants franchement communistes du PRCF, ils appellent les agents hospitaliers qui ont pris conscience de la nocivité du capitalisme, notamment les syndicalistes de lutte, à rejoindre son combat pour faire renaître un vrai Parti communiste en France : un parti appelant la France à sortir par la gauche de l’euro, cette austérité perpétuelle faite monnaie, de l’UE, cette prison des peuples, de l’OTAN, cette machine à mondialiser les guerres étatsuniennes, et du capitalisme, ce système qui n’est désormais plus porteur que de régressions.

Dans les Hôpitaux, les cliniques  et les maisons de retraite les personnels avec l’aide de leur syndicat CGT relèvent la tête et partout en France ils luttent contre les dégradations des conditions de travail et contre le démantèlement du service public de santé. Ci dessous quelques exemples  de la détermination des travailleurs de la santé à ce faire entendre par les  directions et les pouvoirs publics.

Anticorps : le bulletin rouge de la commission santé du PRCF – novembre 2017


Grève à la clinique de l’Europe à Rouen : la moitié des personnels mobilisés

Mouvement de grève ce jeudi à la clinique de l’Europe à Rouen. La CGT dénonce des conditions de travail dégradées depuis le rachat par le groupe Vivalto il y a un an et demi. La CGT appelle les salariés à la grève. Le mouvement est suivi par la moitié du personnel, selon les chiffres syndicaux.

  Conditions de travail dégradées

Selon le syndicat CGT, les conditions de travail dans l’établissement de santé se sont beaucoup déteriorées depuis le rachat par le groupe Vivalto en février 2016. Le groupe possède 21 établissements de santé privés dans l’ouest de la France, dont la clinique de l’Europe à Rouen et la clinique Saint-Antoine de Bois-Guillaume.

  Tous les services sont touchés par ce mouvement, sauf les urgences et le bloc opératoire. La CGT dénonce une hausse des arrêts maladie, du harcèlement et des burn-out liés à une réduction des effectifs.

Dans le cadre du schéma d’organisation sanitaire, la Clinique de l’Europe, qui compte 460 salariés, a été retenue comme l’un des trois sites de l’agglomération rouennaise à recevoir des urgences.

Grève à la maison de retraite pour personnes âgées dépendantes de Rouffiac Tolosan (31)

80 % des salariés de l’établissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) de Rouffiac Tolosan (Haute Garonne) observent une grève pour dénoncer un manque d’effectifs et des conditions de travail dégradées.

Hôpitaux en grève : le “ras-le-bol” des soignants

Mardi 10 octobre 2017, les médecins hospitaliers ce sont mis en grève aux côté des autres professions de santé. Une mobilisation très suivie qui dénonce la dégradation des conditions de travail et l’étranglement financier de l’hôpital.

LENS : ADIEU DANY LE ROUGE !

Dany Mismacque, médecin communiste s’il en fut, dont le cabinet fut toujours ouvert à toutes les souffrances (ce que certains lui ont fait chèrement payer), s’est éteint le 20 novembre durant son sommeil.

Pendant des décennies, il fut le chef de file du PCF aux municipales, puis celui du PRCF qu’il représentait au conseil municipal avec Karine Van Wynendaele.

Il n’avait pas compris, ni nous non plus, comment après tant d’années d’engagement désintéressé passées à défendre les services publics, le produire en France, les petites gens de Lens, le CHL, l’électeur lensois avait pu brutalement congédier les élus « rouges » du Conseil municipal en leur préférant des démagogues notoires courtisant la droite, ou promettant d’ « animer la nuit lensoise » et autres billevesées (qui n’ont évidemment pas eu l’ombre d’une réalisation).

Salut Dany, les gens comme toi, plein d’humour, de gentillesse et d’humanité, sauvent l’honneur dans les terribles périodes de servitude volontaire que nous vivons.

Tu as tant pris soin des autres, nous prendrons soin de ta mémoire – La section de Lens du PRCF


171120-Anticorps rouges