IC vous propose une première synthèse factuelle des résultats des élections municipales. Une nouvelle fois la France des travailleurs a déjoué les pronostics de propagande des médias des milliardaires. Nous reviendrons avec une analyse politique de ces résultats dans les prochains jours, dès lors qu’ils seront complètement connus.
Le second tour du résultat des municipales 2026 aura été marqué
- par une abstention toujours puissante,
- l’effacement de la carte électorale du parti présidentiel cinglante défaite pour Macron et son gouvernement,
- des victoires de la droite bien souvent obtenues (Toulouse, Bordeaux, Besançon) grâce à la division entretenue par le parti socialiste et ses transfuges qui ont dépensé ( de Ruffin à Autin en passant par Tondelier…) leur énergie à criminaliser LFI et le mouvement social,
- des victoires réjouissantes de la gauche conduite par le PCF, à Nîmes par exemple, ou de la France Insoumise (Roubaix, Creil, Le Tampon …).
Il est indéniable que la France des travailleurs, celles des quartiers et des banlieues populaires s’est mobilisée une nouvelle fois pour barrer la route à l’extrême droite et à la droite extrême. La plupart des grandes villes de France voit, de l’Ille de France à la région lyonnaise, au Nord, l’Ouest de la France ou Marseille et Montpellier un vote marquant une envie de gauche, et ce au delà des magouilles sordides des têtes de listes PS ou de ses faux nez écologistes. Face à des irresponsables pratiquant le chantage et la division (Payan, Grégoire, Trautman,..) et des faux nez ouvert de la droite émargeant chez Macron (Gluckman, Hollande, Valls, Guedj…), la France des travailleurs a envoyé un message assez clair de combativité.
Cela ne doit en rien faire oublier le danger croissant d’une fascisation qui se poursuit : le bloc bourgeois (du PS EELV à la macronie en passant par la droite parlementaire se rangeant ouvertement au coté du RN (face au « danger » LFI !) s’est coagulé pour barrer la route aux forces populaires, fussent elles socio démocrates, dans une campagne de propagande très violente. Les résultats édifiants de Toulouse ou Limoges le démontrent. Et encore plus ceux de l’alliance ouverte des droites de Marseille à Nice. Avec pour corolaire la poursuite de l’extension du RN. De fait, le parti socialiste n’est en rien un barrage solide. Celui-ci allié de la Macronie est de plus en plus un repoussoir. D’autant plus que sa politique entièrement tournée vers la destructive Union Européenne du Capital a dévasté des terres ouvrières entières. Dans le bassins miniers du nord pas de calais, de lorraine, le désespoir est mauvais conseiller, avec une propagation de l’épidémie brune. Liévin, bastion du PS est ainsi tombé dans les mains de l’extrême droite… Cependant le RN est battu, à Toulon comme à Marseille. Il n’aura gagné qu’une seule grande ville, Nice, une grande ville déjà dans ses mains de très longue date, Estrosi ayant succédé à J. Médecin & Peyrat.

Si la victoire d’une tête de liste PCF à Nîmes est la bonne surprise de la soirée, elle n’efface pas les écarts désormais fortement installés avec la droite au Havre et à Arles. Au soir du second tour, dans les villes de plus de 3500 habitants, le journal le monde produit un décompte politique signifiant, ce qui concerne 3 255 communes françaises représentant 46,4 millions :
- LFI : 8
- PCF : 37
- PS : 77
- Générations : 1
- EELV 8
- Gauche ( divers ou rassemblement): 588
- Total gauche et centre gauche : 719
- divers : 538
- Régionalistes : 16
- LREM :8
- Centre (divers) : 524
- UDI Horizons et LR : 173
- divers droite : 1214
- total droite et centre droit : 1919
- RN, UDR et extrême droite : 59
- total extrême droite : 59
Le ministère de l’intérieur n’aura publié aucun chiffre national, et établi des classifications faites pour interdire l’analyse démocratique.
Un résultat qui va peser fortement sur les prochains renouvellement d’un Sénat, toujours plus à droite. Il faut cependant pondérer ce résultat par la taille des villes concernés pour comprendre les rapports de forces électoraux dans le pays.
Dans des villes ouvrières comme Le Havre, Arles, la droite continue son ancrage et les absences de lisibilité d’une proposition politique nationale fortement ancrée à gauche n’aide pas à entretenir des dynamiques locales. On notera également que la France Insoumise, ne perdant pas les mauvaises habitudes mitterandienne, aura pour se faire une place parfois fait chuter des maires PCF, à l’image de Michelle Picard à Vénissieux battue pour une vingtaine de voix. La rédaction d’IC lui adresse, ainsi qu’aux camarades de la section PCF de Vénissieux notre fraternité communiste.
Enfin le choix de se fondre sous l’étiquette et le programme France insoumise pour tenter d’installer à toute force des élus n’apparaît pas payant : prenons ainsi l’exemple de Choisy le Roi, la liste LFI est sèchement battu par un candidat de droite virulent par 9 points d’écart.
Retrouvez la carte des résultats par commune en cliquant ci dessous :
https://indi75018.github.io/Municipales2026
JBC pour www.initiative-communiste.fr
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