IC vous propose une première synthèse factuelle des résultats des élections municipales. Une nouvelle fois la France des travailleurs, ou du moins sa partie la plus active, a déjoué les pronostics de propagande des médias des milliardaires. Nous reviendrons avec une analyse politique de ces résultats dans les prochains jours, dès lors qu’ils seront complètement connus.
Le second tour du résultat des municipales 2026 aura été marqué
- par une abstention populaire toujours puissante,
- l’effacement de la carte électorale du parti présidentiel : nouvelle cinglante défaite pour Macron et son gouvernement. Plus que jamais les forces progressistes et syndicales doivent exiger le départ de ce président qui ne représente presque plus rien (11% d’opinions favorables!) mais n’en continue pas moins, au nom du peuple français, de jouer les chefs de file de la ligne belliciste en Europe.
- des victoires de la droite bien souvent obtenues (Toulouse, Bordeaux, Besançon) grâce à la division entretenue par le parti socialiste et par ses transfuges qui ont tristement dépensé ( de Ruffin à Autain en passant par Tondelier…) leur énergie à criminaliser LFI et le mouvement social,
- quelques victoires réjouissantes de la gauche conduite par le PCF, à Nîmes par exemple, ou de liste conduite par la France Insoumise (Roubaix, Creil, Le Tampon …). Cependant le PCF, sans doute insuffisamment démarqué du PS (discrédité ici), recule dangereusement dans l’ex-bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, perdant des bastions historiques comme Somain ou Billy-Montigny.
Il est indéniable qu’une partie appréciable de la France des travailleurs, celles des quartiers et des banlieues populaires s’est mobilisée une nouvelle fois pour barrer la route à l’extrême droite et à la droite extrême. La plupart des grandes villes de France voit, de l’Île de France à la Région lyonnaise, au Nord, dans l’Ouest de la France ou à Marseille et à Montpellier un vote marquant une envie de vraie gauche, et ce au delà des magouilles sordides des têtes de listes PS ou de ses faux nez écologistes. Face à des irresponsables pratiquant le chantage et la division (Payan, Grégoire, Trautman,..) pour complaire à la bourgeoisie et aux faux nez ouverts de la droite émargeant chez Macron (Glucksmann, Hollande, Valls, Guedj…), la France des travailleurs a envoyé un message assez clair de combativité.
Cela ne doit en rien faire oublier le danger croissant d’une fascisation qui se poursuit : le bloc bourgeois (du PS EELV à la Macronie en passant par la droite parlementaire se rangeant ouvertement au coté du RN (face au « danger » LFI !) s’est coagulé pour barrer la route aux forces populaires, fussent elles sociales-démocrates, dans une campagne de propagande très violente. Les résultats édifiants de Toulouse ou Limoges le démontrent. Et encore plus ceux de l’alliance ouverte des droites ultra soutenues en sous-main par Macron à paris, Marseille et Nice. Avec pour corolaire la poursuite de l’extension du RN dans un nombre inquiétant de villes moyennes. De fait, le PS (parti « socialiste ») n’est en rien un barrage solide. Supplétif honteux de la Macronie, le PS qui a tout trahi notamment depuis son ralliement total aux politiques de guerre, est de plus en plus un repoussoir pour les classes populaires. D’autant plus que sa politique entièrement tournée vers la destructive Union européenne du Capital a dévasté des terres ouvrières entières. Dans les ex-bassins miniers du Nord-Pas-de-Calais, de Lorraine, le désespoir est mauvais conseiller, avec une propagation de l’épidémie brune, dite bleu Marine. Ainsi. Liévin, bastion ouvrier du PS, auquel s’est trop longtemps arrimé un PCF opportuniste et totalement invisibilisé,, est tombé dans les mains de l’extrême droite, de même que la gauche est désormais totalement larguée à Calais, ville rouge pendant longtemps,…
Cependant le RN est battu, à Toulon comme à Marseille. Il n’aura gagné qu’une seule grande ville, Nice, une grande ville déjà dans ses mains de très longue date, le sarkozyste Estrosi (rallié à Macron sur le tard, et mal lui en a pris) ayant succédé à la trop longue série des maires d’extrême droite que furent avant lui le fascisant Jacques Médecin et le lepéniste Jacques Peyrat, auprès de qui il a fondé son entrée en politique et lancée sa carrière politique.

Si la victoire d’une tête de liste PCF à Nîmes est la bonne surprise de la soirée, elle n’efface pas les écarts désormais fortement installés entre le PCF et la droite au Havre et à Arles, naguère mairies communistes. Au soir du second tour, dans les villes de plus de 3500 habitants, le journal Le Monde produit un décompte politique significatif, qui concerne 3 255 communes françaises représentant 46,4 millions de citoyens :
- LFI : 8
- PCF : 37
- PS : 77
- Générations : 1
- EELV 8
- Gauche ( divers ou rassemblement): 588
- Total gauche et centre gauche : 719
- divers : 538
- Régionalistes : 16
- LREM :8
- Centre (divers) : 524
- UDI Horizons et LR : 173
- divers droite : 1214
- total droite et centre droit : 1919
- RN, UDR et extrême droite : 59
- total extrême droite : 59
Le ministère de l’Intérieur n’aura publié du reste aucun chiffre national, et il communique à partir de classifications faites pour interdire l’analyse démocratique des rapports de forces politiques !
Un résultat qui va peser fortement sur le prochain renouvellement d’un Sénat, toujours plus à droite. Il faut cependant pondérer ce résultat par la taille des villes concernés pour comprendre les rapports de forces électoraux dans le pays.
Dans des villes ouvrières comme Le Havre, Arles, la droite continue son ancrage et les absences de lisibilité d’une proposition politique nationale tournée à la fois vers la paix, l’indépendance nationale et le progrès social telle que la portait jadis le PCF d’avant la mutation n’aide pas à entretenir des dynamiques locales. On notera également que certains éléments anticommunistes de la France Insoumise, ne perdant pas les mauvaises habitudes mitterandiennes, aura pour se faire une place, lamentablement fait chuter des maires PCF, à l’image de la dévouée Michelle Picard à Vénissieux, battue pour une vingtaine de voix. La rédaction d’IC lui adresse, ainsi qu’aux camarades de la section PCF de Vénissieux, notre fraternité communiste.
Enfin le choix pour certains de se fondre sous l’étiquette et derrière le programme France Insoumise pour tenter d’installer à toute force des élus n’apparaît pas payant : prenons ainsi l’exemple de Choisy le Roi, la liste LFI est sèchement battue par un candidat de droite virulent, et cela par 9 points d’écart.
Retrouvez la carte des résultats par commune en cliquant ci dessous :
https://indi75018.github.io/Municipales2026
JBC pour www.initiative-communiste.fr





