Casse des retraites, privatisation, la RATP rejoint la grève SNCF !

Face au passage en force à l’Assemblée Nationale et aux provocations de la direction de la , les cheminots poursuivent la grève pour défendre le service public contre l’euro privatisation et les statuts contre la précarité pour tous.

Ces 18 et 19 octobre les cheminots restent massivement mobilisés avec une grève massive. C’est encore près des deux tiers des trains qui ne circuleront pas. Dans le détail très peu de trains circuleront, preuve de la participation très majoritaire à la grève ce 18 octobre

  • 1 transilien sur 5
  • 2 train régionaux sur 5
  • 1 TGV sur 3 (Est 2/3 – Atlantique 1/3, Nord 1/3, Sud Est 1/3, interregionnaux 1/5, ouigo 1/4
  • 1 intercité sur 4

S’agissant des RER :

  • RER A : 1/2
  • RER B : 1/2
  • RER C 1/3
  • RER D 1/3
  • RER E 1/3
  • Ligne H et K 1/2
  • Ligne J 1/3
  • ligne L 1/2
  • Ligne N 1/4 Ligne R 1/5
  • ligne P et U 1/2

Interdire de manifester, interdire le débat à coup d’ordonnances: le totalitarisme anti-social

Face à la très forte mobilisation, c’est par le coup de force permanent que le régime Macron aussi totalitaire que minoritaire, veut exécuter les directives européennes imposant la privatisation de la SNCF et l’ouverture à la concurrence du rail. Les travailleurs français  comme contribuables et usagers payeront la dette et les augmentations de tarifs, comme cheminots et travailleurs subiront le dumping social lié à la casse des statuts pour plus de précarité pour tous. Mais les milliardaires pourront mettre la main sur les bénéfices de la SNCF, un secteur qui quoi qu’en dise la propagande est très profitable comme en témoigne le compte de résultats de la SNCF.

Dans ces conditions et alors que chaque jour plus de français rejoignent le soutien de la grève des cheminots – en témoigne l’afflux massif de dons pour soutenir la caisse de solidarité aux cheminots grévistes – c’est donc à coup d’ordonnances et de débats tronqués à l’assemblée nationale que le gouvernement fait les poches des Français, bradant le service public. Et pour faire bonne mesure, ce régime minoritaire – Macron n’a recueilli que 18% des voix des électeurs en mai 2017 – interdit désormais de manifester aux cheminots. Ce 17 avril, alors que Macron était en déplacement à Strasbourg, le régime a pris la décision anti-démocratique d’interdire purement et simplement la manifestation des cheminots. Comme un Sarkozy usé par des années d’attaques anti-sociales, le triste banquier Macron, en moins d’un an en est déjà réduit à interdire les manifestations.

La CGT RATP appelle à la convergence des luttes le 19 avril

Tous dans l’action le 19 avril, Journée de convergence des luttes !

Les besoins d’agir à la RATP se multiplient, au regard de l’ensemble des mauvais coups et des projets à venir que nous avons subis et que nous subirons sans intervention des salariés dans le cadre du rapport des forces.

Il en va ainsi des questions dites « sociales » à l’entreprise, telles la régression des droits « enfants malades », l’augmentation de la CSG, le gel des salaires, les suppressions de postes, la dégradation des conditions de travail…

Avec un résultat financier net de 213 Millions d’euro pour 2017, soit +50.7% par rapport à 2016, la RATP récolte les fruits d’une politique sociale quasi au point mort, d’une politique salariale qui impacte négativement la rémunération pérenne des agents, des suppressions de postes par centaines qui génèrent des dégradations importantes des conditions de travail.

Au plan national, s’ouvre aussi un débat sur la question des services publics et de leur avenir, particulièrement celui assumé par la SNCF et remis en cause par le rapport « SPINETTA » qui préconise, notamment, la suppression des lignes dites « non rentables » s’attaquant ainsi à l’esprit même de ce qu’est un service public et aussi la suppression du statut des agents de la SNCF…

L’ensemble de ces questions, tant celles propres à la RATP que celles qui, aujourd’hui, touchent la SNCF mais auront inévitablement et de manière indiscutable des impacts pour la RATP, appelle à la mobilisation des agents sur la double question de la défense du service public et des conditions de sa réalisation (Statut, rémunération, dispositions sociales, effectifs…).

Dans ce contexte, la CGT-RATP a déposé un préavis de grève du mercredi 18 avril 2018 -22h au samedi 21 avril 2018 – 7h. Nous appelons l’ensemble des agents de la RATP à se mobiliser les jeudi 19 et vendredi 20 avril 2018 et à se rassembler le jeudi 19 avril au siège de la RATP à partir de 10h30 et à participer à la manifestation régionale qui sera organisée à partir de 14 h devant la gare Montparnasse

Des Assemblées Générales seront organisées les 19 et 20 avril pour que les agents puissent décider collectivement des suites à donner au mouvement social.

Paris, le 16 avril 2018

La Région IDF joue le service public… Contre le service public !

Décidément, la majorité politique régionale d’ Île-de-France est bien plus réactive pour prendre des décisions de renforcement de l’offre de transports lors de mouvements sociaux… qu’au quotidien, comme l’appellent pourtant les usagers et les agents des transports qui, chaque jour, ont à souffrir d’une insuffisance et d’une saturation des transports publics !

Île-de-France Mobilité (IDFM), autorité organisatrice des transports, a demandé à la RATP de renforcer l’offre de transport aux heures de pointe les jours de grève de la SNCF, en semaine.

Cette exigence vise à modifier les services de la RATP, entreprise publique nationale de service public, afin de pallier le mouvement de mobilisation sociale à la SNCF, autre entreprise publique nationale de service public.

Une telle exigence en dit long sur la philosophie politique qui guide cette décision : C’est une tentative grossière pour tenter de contrecarrer l’exigence sociale portée par les cheminots et d’autres salariés en lutte pour un service public de qualité !

Renforcer le service public au quotidien, OUI ! Réorganiser les services RATP pour contrecarrer la grève à la SNCF, NON !

La CGT-RATP invite Madame Pécresse, Présidente de Région et d’IDFM, à donner les moyens pour des transports renforcés au quotidien, pour plus de bus, de tramways, de métros et de RER chaque jour, pour des transports de qualité.

La CGT-RATP appelle les salariés de la RATP à ne pas se déclarer volontaires sur des services visant à pallier  la grève de la SNCF.

La lutte des cheminots a des échos à la RATP, la CGT-RATP invite les salariés de la RATP à s’interroger sur leur propre engagement dans la mobilisation sociale, notamment à l’occasion de la journée nationale d’action du 19 avril prochain.

Paris, le 3 avril 2018

LA LIQUIDATION DU FRET SNCF

Communiqué aux cheminots

Ce 16 avril 2018, par voie de presse, le Gouvernement et la direction SNCF ont annoncé la filialisation du Fret SNCF sous couvert de sa recapitalisation.
Dans un contexte de lutte des cheminots contre une réforme inacceptable, c’est une nouvelle provocation.

En octobre 2017, des fuites internes organisées pointaient les manoeuvres de la direction qui visaient à la filialisation du Fret et à la suppression de 3 000 emplois.

Le 17 octobre, la CGT des cheminots interpellait la direction qui, par l’intermédiaire du président Pepy, démentait catégoriquement cette option.

6 mois plus tard, la direction SNCF et le Gouvernement annoncent dans un communiqué la création d’une société dotée d’une personnalité juridique propre dont le GPF détiendrait 100 % du capital : cela s’appelle une filialisation.

La Fédération CGT des cheminots demande depuis plusieurs années un retour d’expérience sur près de 10 ans de libéralisation dans le transport de marchandises par fer. Cette exigence n’a jamais eu d’écho favorable ni de la part des pouvoirs publics ni de la direction de la SNCF, alors que cette politique n’a fait qu’affaiblir le Fret SNCF.

Les promoteurs de l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire (Gouvernement et direction SNCF) nous servent, dans un contexte de réforme gouvernementale, les mêmes recettes pour l’avenir du transport de voyageurs par train que celles qui nous ont été servies au moment de l’ouverture à la concurrence du transport de marchandises.

La Fédération CGT des cheminots demande au Gouvernement de surseoir à cette décision violente et inefficace pour un réel report modal de la route vers le rail.

Elle appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire massivement dans la prochaine séquence de grève des 18 et 19 avril prochains.

Elle invite toutes celles et ceux qui défendent le train public à participer aux manifestations dans les territoires dans le cadre de la mobilisation interprofessionnelle du 19 avril 2018.

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