Ardoisières d’Angers, non à la désindustrialisation du grand ouest

poingAlors que les ardoisières d’Angers sont menacées de fermeture, le combat pour les conserver mobilise très largement nos concitoyens. Bien évidemment le PRCF apporte tous son soutien aux travailleurs en lutte.
Le PRCF 49 nous rend compte de la situation:

Le moratoire sur l’expertise géologique vise à dédouaner le député maire PS de Trélazé qui a cependant voté au Parlement le NTC avec les sarkoystes contre la volonté des Trélaséens dont un sur deux avaient dit non le 2005. Trélazé est le dernier site d’extraction de l’Ardoise en France. Ce qui se profile : c’est la fin du statut des mineurs et la casse de leur caisse de retraite et de sécurité sociale déjà abandonnée aux appétits financiers des mutuelles privées telles que Le Limousin, Médéric et autres consorts…  La volonté évidente est de briser un traditionnel bastion de luttes historiques. Le PRCF 49 apporte tout son soutien aux ardoisiers en lutte et sera présent à leurs côtés à leur manifestation du 1er février. A chaque fermeture d’entreprise comme à BULL, THOMSON, etc… se déroule le même scénario : plusieurs vagues de licenciements, externalisation des services, délocalisations puis la clé sous la porte sans compter l’effet domino induit sur les sous traitants et le pouvoir d’achat des familles. C’est la désindustrialisation du pays qui se poursuit et ce ne sont pas le Musée de l’ardoise à Trélazé et la Mine Bleue à Noyant la Gravoyre baptisée pompeusement Site de Tourisme Industriel par le maire socialiste de la localité qui remplaceront les emplois perdus et relanceront la croissance ! Laisserons-nous le fameux Arc Atlantique devenir un vaste musée d’usness fermées ? Nous ne le voulons pas et nous appelons à un tous ensemble du ras le bol dans un syndicalisme de classe. Les mesures d’austérité ne se négocient pas, elles se combattent !

Ci-après nous reproduisons un article paru dans Ouest France sur cette lutte :

Ardoisières : 10 000 signatures contre la fermeture.

Jeudi entre 10h et 14 h, les ardoisiers en lutte contre la fermeture des Ardoisières d’Angers et la suppression des 153 derniers emplois étaient dans la zone industrielle sur le boulevard Bahonneau pour continuer leur campagne de pétition.

« Nous avons véritablement un soutien de la population, apprécie Hervé Sabba, délégué CGT des ardoisiers. A ce jour, nous avons recueilli plus de 10 000 signatures. »

Les ardoisiers avaient dressé un barnum où ils accueillaient les gens avec sandwichs et boissons. Une occasion de plus d’échanger avec les Trélazéens et autres habitants des communes limitrophes.

Hervé Sabba a confirmé une rencontre avec le maire, Marc Goua, jeudi matin. « Il semble que le principe de l’expertise géologique soit accepté . Le maire nous a confirmé que nous en saurions plus la semaine prochaine. Pour l’heure la mobilisation ne faiblit pas, loin de là. Mercredi &15 Janvier, les ardoisiers et leurs soutiens se rendront à Paris , au siège d’Imerys. « Nous avons affrété deus cars pour les actifs, un car pour les retraités, dévoile Hervé Sabba. Il y aura également un car pour l’union locale CGT et trois minibus pour la CGC. » Autrement dit, en plus des 120 personnels de l »entreprise, il y aura un fort soutien d’autres personnels trélazéens.

Les ardoisiers ont prévu une manifestation à Trélazé le samedi 1er février  » parce que les gens nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas être avec nous si la manifestation avait lieu sur la semaine explique le leader  de la CGT. La manifestation partira de la Pyramide à 14h et rejoindra le bourg par la rue Ferdinaand Vest.

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