Antifascisme : dans l’action syndicale aussi le cordon sanitaire contre la fascisation s’impose !

Au moment où le veut faire expulser le secours populaire d’Hayange, au moment où l’extrême- droite veut expulser les syndicats des villes qu’il dirige en faisant fermer les bourses du travail, au moment où le à l’Assemblée soutient dans les faits et sans surprises l’offensive anti-sociale de Macron-UE-MEDEF contre les travailleurs, www.initiative-communiste.fr se devait de publier cette alerte d’un militant du PRCF, syndicaliste, choqué par la présence sans aucune réaction de “syndicat” aux idées clairement fascisante.

La lumière du soleil d’automne faisait resplendir les banderoles. En ce 6 novembre les organisations syndicales de fonctionnaires protestaient devant Bercy. En cause, la énième remise en cause gouvernementale d’un non moins traditionnel “accord” (minoritaire) masquant mal la baisse continue du pouvoir d’achat des agents publics. Convié à échanger de mièvres discours en salle, le “syndicalisme rassemblé” boudait sur l’esplanade, entre le palais des sports rebaptisé en anglais et les métros s’élançant sur le viaduc. Un boycott apparemment salutaire.

Parmi les banderoles d’organisations “traditionnelles” où majoritairement, le corporatisme le dispute au réformisme, une désagréable surprise attendait les militants. Le très sécuritaire collectif policier “Alliance” partisan du permis de tuer avait imposé sa présence. Le mouvement syndical semble tolérer ces fascistes décomplexés adeptes de la chasse au faciès, de la déchéance de nationalité systématique etc…

Ce fait accompli est dangereux. La cohabitation entre drapeaux syndicaux et banderoles “bleu marine” peut s’imposer dans l’image médiatique. La politique antisociale des forces maastrichtiennes du capital pave la voie au fascisme. Mais ses chiens de  garde savent parfaitement repérer toutes les faiblesses du mouvement ouvrier et les faire passer pour des complaisances. Ainsi des centaines d’historiens plus ou moins manipulés ont souligné la participation commune de communistes et de nazis à une grève des transports berlinois, voici 85 ans. Soucieux de faire oublier les énormes responsabilités de la bourgeoisie monopoliste allemande, ils ont détourné l’attention vers le mouvement ouvrier.

CGT, FSU et “Solidaires” ont multiplié les déclarations préélectorales contre le Front National. Mais dans l’action syndicale aussi, le cordon sanitaire contre la fascisation s’impose!