À cause de #parcoursup un quart de lycéens sur le carreau en plus qu’avec #APB #parcoursupercherie #NonALaSelection

Hier 22 mai, les premiers résultats de la sélection par la réforme des lycéens sont tombés. Et les chiffres font froid dans le dos. Près de la moitié des lycéens se retrouvent aujourd’hui dans l’incertitude. Là où le système précédant déjà imparfait laissait en 2017 120 000 à 140 000 lycéens sans affectation, en 2018, avec la réforme Macron instituant avec , la sélection à l’entrée de l’, plus de 400 000 lycéens sont sans affectation.

Face à ces résultats catastrophiques, une enquête en ligne a été lancée par des étudiants de Tolbiac pour recenser les problèmes que le gouvernement veut cacher :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSehY8uDup_FSr3gusGGcZzBBo2IhiGvaF8KjuKdqO1uc_Eicw/viewform?c=0&w=1

Rappelons que le régime avait justifié la mise en place de la sélection à l’Université par les ratés du système – un système mal ficelé – pourtant chacun peut constater que le système mis en place fait bien pire. De fait, la réforme macron ne vise pas à assurer une meilleure orientation des lycéens, c’est tout le contraire, ni à trouver des places pour tous dans l’enseignement supérieur, mais bien à barrer l’accès des classes populaires à l’enseignement supérieur et à l’Université. À instituer des barrières à l’entrée pour mettre en concurrence les 800 000 jeunes qui chaque années veulent démarrer des études supérieures. Cela pour impulser la privatisation de l’enseignement supérieur et sa rentabilisation à l’image des très coûteux systèmes anglo-saxons. De fait, aujourd’hui les droits d’inscription modiques et le droit de s’inscrire en Fac pour tous les titulaires d’un Bac ne permettent pas à des établissements d’enseignement supérieur de pressurer les étudiants et leurs familles en France par des frais de scolarité énormes.

La Loi ORE et Parcoursup ne réglent rien car ils ne s’attaquent pas aux causes des problèmes : l’enseignement supérieur, démographie et baby boom de l’an 2000 obligent – doit accueillir 40 000 étudiants supplémentaires chaque année. Or ses moyens sont en baisse et il n’y a donc plus assez de places. La solution n’est pas dans la sélection, mais dans l’ouverture de places, dans le recrutement de profs, la construction de salles de cours, d’amphis, de résidences étudiantes pour offrir à la jeunesse de France l’avenir qu’elle est en droit de construire.

Cette réforme se situe dans la droite ligne de la stratégie de Lisbonne impulsée et ordonnée par l’Union Européenne depuis 1997. Une réforme visant à transformer le secteur de l’éducation en un secteur économique “compétitif”, c’est-à-dire pour les mal comprenants en une machine à cash pour les capitalistes qui pourront s’accaparer les pans entiers de l’appareil éducatif de l’éducation nationale et de l’Université en voie de privatisation.

Cette réforme fait système avec la casse du bac national, transformé en un examen local, démonétisé. De premier diplôme universitaire, de valeur identique au niveau national, le bac avec le contrôle continu et la baisse drastique des horaires d’enseignement et du nombre d’épreuves, ne sera plus avec la réforme Blanquer qu’un simple certificat ne donnant pas accès à l’Université. Une réforme qui fait également système avec la casse des statuts de la fonction publique et des conventions collectives notamment avec les lois et ordonnances “travail”. En effet, les diplômes nationaux et tout particulièrement le bac sont la base des grilles de salaires des conventions collectives. C’est-à-dire le principal référentiel permettant aux travailleurs de défendre leurs droits. On comprend ainsi mieux pourquoi les étudiants et lycéens se battent avec acharnement depuis des mois, et pourquoi avec les cheminots, les fonctionnaires, les travailleurs du privé, il y a une vraie cohérence des luttes, un vrai ”tous ensemble” à construire.

Jbc pour www.initiative-communiste.fr