Depuis début janvier 2026, le mouvement syndical de classe français et mondial s’est positionné clairement contre l’intervention militaire des États-Unis au Venezuela et l’enlèvement du président constitutionnel Nicolás Maduro. La CGT a condamné cette opération comme une « agression impérialiste et coloniale » menée par l’administration américaine, qui viole la Charte des Nations Unies et les principes de souveraineté nationale, dénonçant aussi l’objectif de contrôle des ressources pétrolières du pays. Cependant la direction de la CGT a paraphé un communiqué honteux, signé conjointement avec le PCF d’ailleurs, visiblement rédigé par le PS, texte condamnant avec violance le gouvernement Maduro et la révolution bolivarienne ( citons le texte : ‘Les violations des droits humains et démocratiques perpétrées par le régime de Maduro sont bien réelles’ , un texte qui découle directement des éléments de langage de l’axe USA UE OTAN !)
Sur le plan politique interne en France, une polémique a éclaté entre Jean-Luc Mélenchon et Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT. Mélenchon a critiqué publiquement et courageusement Binet pour avoir, publié une déclaration qui a « abandonné » l’exigence de la libération immédiate de Maduro et dénoncé les violations des droits humains sous l’autorité vénézuélienne sans assez insister sur l’illégalité de l’intervention. Cette critique a suscité une réponse violente de la direction confédérale de la CGT, qui a répliqué par un courrier qualifiant les attaques de Mélenchon d’« inadmissibles » et plutôt que de répondre sur le fond politique du problème s’est caché derrière sa soit disant position syndicale indépendante. Pourtant le texte critiqué n’a rien d’indépendant, puisque celui ci a été signé de concert avec… le Parti Socialiste. Que d’énergie dépensée non pas pour la paix mondiale mais pour polémiquer contre ceux osant condamner clairement les crimes de l’impérialisme.
Le 3 janvier, c’est le communiqué de la CSI, une confédération syndicale internationale issue des fractions syndicales créé par la CIA en 1949 qu’elle s’est empressé de relayer. En 1975, l’ancien agent de la CIA Philip Agee a affirmé dans son livre « Inside the Company : CIA Diary » que la CSI était un « centre syndical mis en place et contrôlé par la CIA pour s’opposer à la Fédération mondiale des syndicats (FMS). »
Le communiqué mis en cause de direction confédérale, adoptée conjointement avec le PS, fait fortement polémique parmi les syndicalistes de terrains qui pointe que le souci du « rassemblement le plus large possible » ne peut jamais être le cache misère de déclaration se rangeant au fond pour l’intervention militaire américaine soutenue par l’Union Européenne, mais qui face aux refus massif des opinions publiques face à cette violence font seulement mine d’en condamner la forme. De fait le texte reproche à cette guerre de ne pas avoir de mandat du peuple vénezuelien ou des nations unies. Une manière de légitimer en réalité les interventions impérialistes à l’image de celles menée contre l’Irak en 1991 ou contre la Libye en 2011, pour s’emparer de leurs richesses, pétrolières notamment, et mettre les peuples sous le joug, par la violence, de l’hegemon impérialiste euro atlantique conduit par Washington. Observons que récemment la même Sophie Binet a osé célébrer la stratégie de la défaite d’alignement derrière la CFDT et la CES. Cette stratégie « brillante » qui a permis en dépit de mobilisations sociale contre la réforme des retraites battant tout les records de manifestation, et atteignant des sommets en matière de grève générale, à Macron de satisfaire l’Union Européenne et le MEDEF en imposant cette retraite. Pour Binet : « notre stratégie d’unité (ndlr derrière la stratégie dictée par la CFDT de se ranger derrière le calendrier parlementaire du 49.3) a mis en échec l’essentiel du projet de régression sociale porté par Macron, le gouvernement et le patronat ». Il s’agit ici pour l’ex cacique du PS, de se féliciter du ralliement sans surprise du PS de Faure derrière le gouvernement Lecornu de Macron. Sans aucune obtention du retrait réel et tangible de la contre réforme des retraites. Casse sociale, casse de la paix mondiale, dans les deux cas, il s’agit derrière des hauts cris hypocrites de tenir la ligne de la Confédération Européenne des Syndicats et de la CFDT d’accompagnement du système.
La Fédération Syndicale Mondiale (FSM), qui fédère des syndicats de classe à l’échelle internationale, a elle condamné sans équivoque l’intervention américaine. Dans un appel à une Journée d’Action Internationale de Solidarité avec le Venezuela le 22 janvier 2026, la FSM qualifie l’opération d’acte d’agression illégal, violant les principes fondamentaux du droit international, et appelle ses membres à organiser des mobilisations devant les ambassades des États-Unis avec des slogans tels que « Impérialisme américain, touche pas au Venezuela ! » et « Libérez Maduro et Cilia Flores ! » Cette prise de position s’inscrit dans un mouvement plus large de syndicats et organisations progressistes qui rejettent l’intervention US, tout en soulignant que les violations des droits humains sous le régime de Maduro ne doivent pas servir de prétexte à une ingérence militaire étrangère
A Paris ce 22 janvier c’est bien les syndicats CGT affiliés à la FSM qui ont répondu présents sous la statue de Bolivard pour affirmer la solidarité des syndicalistes de France avec le Venezuela Bolivarien.
L’occasion de rappeler qu’au dernier congrès de la CGT, c’est bien cette base syndicale de terrain là, cette majorité qui s’était imposée, et qui est représentative de l’action syndicale, de classe et de masse qui est celle reconnue et soutenue par les travailleurs partout en France.
JBC pour www.initiative-communiste.fr
Suite au déploiement des forces américaines dans les Caraïbes sous prétexte de lutte contre le narcotrafic et après la première attaque terrestre dans une zone portuaire du pays, les États-Unis intensifient de manière incontrôlée leur agression en menant une attaque de grande envergure contre Caracas, capturant le président Nicolas Maduro et Cilia Flores.
Les États-Unis intensifient leur agression contre le peuple souverain du Venezuela, menaçant en même temps toute la région, ravivant la doctrine Monroe et plaçant dans leur ligne de mire d’autres régions comme le Groenland.
Cet enlèvement illégal du Président d’un pays souverain constitue un acte d’agression sans précédent qui viole tous les principes fondamentaux du droit et de la pratique internationale, ouvrant un nouveau front de guerre sur la scène mondiale instable. Cette intervention confirme la phase chaotique dans laquelle l’agression impérialiste est entrée, avec des conséquences imprévisibles.

La Fédération Syndicale Mondiale condamne sans équivoque l’intervention impérialiste au Venezuela visant le contrôle des richesses minérales et énergétiques du pays dans le cadre de l’antagonisme inter-impérialiste pour la domination.
Le Secrétariat de la FSM, suite aux initiatives de solidarité du mouvement syndical de classe qui se sont développées dès le premier instant, a décidé de lancer une Journée d’Action Internationale de Solidarité avec le peuple du Venezuela le 22 janvier 2026.
La FSM appelle ses membres à participer activement à cette Journée d’Action Internationale, en organisant des initiatives militantes devant les ambassades des États-Unis sous les slogans : « Impérialisme américain, touche pas au Venezuela ! » et « Libérez le président Maduro et Cilia Flores ! ».
Exprimons concrètement, jusqu’au bout, la solidarité internationaliste, en condamnant l’intervention inacceptable et sans précédent contre le peuple du Venezuela.
Envoyons un message fort et clair :
Les syndicats de classe et militants soutiennent le droit non négociable des peuples d’Amérique latine et du monde entier à déterminer librement et démocratiquement leur propre présent et leur avenir.
Impérialisme américain, touche pas au Venezuela !
Libérez le président Maduro et Cilia Flores!





