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Accueil articles 3-INTERNATIONAL

Venezuela : manifeste pour la République démocratique.

8 avril 2026
Temps de lecture8 mins de lecture
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La situation au Venezuela à la suite de l’agression armée et du coup de force sanglant des Etats-Unis le trois janvier dernier, avec l’enlèvement du président légitime Nicolas Maduro, pose de nombreuses questions. Initiative communiste propose une tradudction de cet article rédigé par l’ancien vice-président d’Hugo Chávez, Frías, Elías Jaua Milano. Une réflexion qui montre la situation coloniale dans laquelle est pressuré le Venezuela.


« Animée par l’amour du plus utile, par la justice et par l’aspiration au plus parfait, le Venezuela, en se séparant de la nation espagnole, a retrouvé son indépendance, sa liberté, son égalité et sa souveraineté nationale. En se constituant en République démocratique, elle a aboli la monarchie, les distinctions, la noblesse, les privilèges et les immunités ; elle a proclamé les droits de l’homme, la liberté d’agir, de penser, de s’exprimer et d’écrire ».

Simón Bolívar, Discours d’Angostura, 15 février 1819.

Le Libérateur Simón Bolívar et la génération qui l’a accompagné avec abnégation pendant la guerre d’indépendance nous ont légué un idéal républicaine qui a inspiré une grande partie de la nation au cours des décennies qui ont suivi cet exploit. Génération après génération, le flambeau s’est transmis, cette flamme qui nous anime dans la quête d’une société libre de toute domination, qui construise le bien commun et où ce soit la souveraineté populaire qui détermine notre propre façon de nous gouverner, de nous diriger, de nous développer, une République démocratique. Telle a été, telle est et telle restera notre inspiration. Toutes les tentatives n’ont pas été couronnées de succès, mais à chacune d’entre elles, même dans les échecs, nous avons raccourci le chemin et accumulé des forces pour continuer à essayer.

Le 3 janvier dernier, en cette année 2026, il y a exactement trois mois, vers deux heures du matin, le Venezuela a été attaqué militairement par les forces armées américaines, sous les ordres de son gouvernement actuel, dans un acte de guerre non déclaré, non provoqué, non justifié, disproportionné, en violation flagrante de l’article 2, paragraphe 4, de la Charte des Nations Unies :

« Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

Les fondements du monde civilisé que l’on a tenté de construire après la Seconde Guerre mondiale reposent sur ce principe, qui a été bafoué ce matin-là. C’est ce que confirme le rapport des experts des Nations Unies à Genève, daté du 7 janvier 2026, sur l’attaque militaire contre notre nation :

« Ces actions constituent une violation grave, manifeste et délibérée des principes les plus fondamentaux du droit international, elles créent un dangereux précédent et risquent de déstabiliser toute la région et le monde (…) cette attaque sans précédent contre le Venezuela ne doit pas être considérée comme un incident isolé, mais comme s’inscrivant dans un schéma plus large et profondément préoccupant de mépris systématique de la paix, du droit international et des institutions multilatérales ».

Cette agression militaire, qui a fait un triste bilan de blessés et de morts, terrorisé des populations entières et conduit à la capture illégale du chef de l’État en exercice et de son épouse, quelle que soit l’appréciation politique que l’on en ait, constitue également, nous devons en convenir, une violation du droit international humanitaire, comme l’a également établi le rapport des Nations unies susmentionné.

Les avions, drones, hélicoptères et systèmes électroniques de dernière génération qui ont violé notre espace aérien, les missiles et autres projectiles tirés sur le sol vénézuélien, ainsi que l’invasion de dizaines de troupes spéciales, ont infligé un affront historique à une nation qui a une tradition de paix, de lutte pour la liberté et l’indépendance, et ont ouvert la voie à des conséquences plus graves pour notre souveraineté et pour le droit international. Immédiatement, l’actuel président des États-Unis et ses principaux porte-parole ont annoncé un plan de tutelle sur un État souverain, sous la menace de nouvelles attaques militaires, qui inclut, selon leurs déclarations et leurs actions, le contrôle de la commercialisation du pétrole, de l’or et d’autres minerais stratégiques ainsi que des revenus qui en découlent ; la gestion de ces ressources ; les plans d’investissement dans divers secteurs, pour lesquels ils ont influencé des réformes législatives favorables à leurs intérêts. De même, ils se sont arrogé le droit de mettre en place des processus politiques et institutionnels relevant de la compétence exclusive de la souveraineté populaire vénézuélienne et de conditionner la politique étrangère de paix et d’intégration.

Cette tutelle en cours viole ouvertement la résolution 2131 (XX) de l’Assemblée générale des Nations unies. « Déclaration sur l’inadmissibilité de l’intervention dans les affaires intérieures des États et la protection de leur indépendance et de leur souveraineté », de 1965 :

1. Aucun État n’a le droit d’intervenir, directement ou indirectement, et pour quelque motif que ce soit, dans les affaires intérieures ou extérieures d’un autre État. Par conséquent, non seulement l’intervention armée, mais aussi toute autre forme d’ingérence ou de menace portant atteinte à la personnalité de l’État, ou aux éléments politiques, économiques et culturels qui le constituent, sont condamnées ;

2. Aucun État ne peut appliquer ou encourager l’utilisation de mesures économiques, politiques ou de toute autre nature pour contraindre un autre État à subordonner l’exercice de ses droits souverains ou pour obtenir de lui des avantages de quelque nature que ce soit.

La violation de ces principes est également confirmée par les rapporteurs des Nations Unies dans le rapport mentionné dans les paragraphes précédents :

« Les vastes ressources naturelles du Venezuela, y compris les plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, ne doivent pas être exploitées de manière cynique sous des prétextes déguisés visant à légitimer l’agression militaire, l’occupation étrangère ou des stratégies de changement de régime ».

Malheureusement, c’est ce qui se produit chaque jour depuis le 3 janvier de cette année 2026. Placés dans cette situation qui porte atteinte aux droits souverains dont nous jouissons en tant que nation, en tant qu’État, en tant que république, nous qui ressentons et aimons cette patrie, la terre où reposent nos ancêtres, sommes tenus et tenues de ne pas accepter ni dissimuler cette situation de tutelle et de promouvoir, par la politique, la diplomatie et la solidarité internationale, la prise de conscience et l’opinion publique nécessaires quant au devoir qui nous incombe de rétablir le plein exercice des droits souverains du Venezuela.

Que les divisions, les craintes, les calculs et les ambitions politiques, y compris la haine qui s’est installée dans certains secteurs, heureusement minoritaires, ne l’emportent pas sur l’amour que nous devons à notre patrie, le Venezuela.

Seul un accord national incluant tous les acteurs, courants, organisations politiques et sociales pourra nous présenter comme un État cohésif et légitime, capable de sensibiliser la communauté internationale et les courants démocratiques de l’État et de la nation états-uniens eux-mêmes à l’inadmissibilité de cette situation qui porte atteinte non seulement au Venezuela, mais aussi à la civilisation internationale que nous avons laborieusement construite entre tous les êtres humains.

Cet accord national doit revendiquer les droits et les devoirs de l’État vénézuélien :

1. De gouverner dans le cadre de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela de 1999.

2. De récupérer la souveraineté sur la commercialisation et sur les revenus générés par ses principales ressources naturelles d’exportation.

3. De gérer ces recettes nationales en fonction des besoins les plus pressants de la population vénézuélienne : salaires, éducation, santé, services, entre autres, ainsi que pour la promotion du développement économique, dans le strict respect des systèmes de contrôle fiscal établis par la Constitution et les lois nationales.

4. Promouvoir et faciliter la reconstitution d’un espace politique démocratique permettant une régulation pacifique, démocratique et électorale du conflit interne, sans ingérence étrangère et avec toutes les garanties quant à l’exercice et la jouissance des droits de l’homme.

5. Développer une politique étrangère en faveur de la paix internationale et du rétablissement de bonnes relations avec toutes les nations du monde, y compris les États-Unis, sans contrainte, sans menaces, selon le principe du respect mutuel.

Nous devons prendre conscience que la seule stabilisation et le seul redressement possibles pour le Venezuela passent aujourd’hui par le plein exercice de sa souveraineté, à partir de ces questions fondamentales pour le fonctionnement du pays, ce qui facilitera en outre des accords stratégiques plus larges entre Vénézuéliens et Vénézuéliennes afin d’avancer vers une société où nous pourrons tous et toutes vivre dans l’égalité, la justice, la dignité et la liberté. Où nous nous sentirons tous et toutes protégés sous notre drapeau tricolore.

La plus grande erreur commise par notre génération politique a été notre incapacité ou notre manque de volonté à gérer le conflit politique de manière nationale et démocratique. Cette grave erreur a ouvert la porte à une ingérence étrangère qui a mis en péril la sécurité et la dignité de la nation toute entière. Cette ingérence étrangère n’a jamais eu pour objectif le bien-être de notre nation, mais bien le contrôle de nos ressources énergétiques et minières, et elle a profité de nos désaccords irréconciliables pour y parvenir. Nous espérons que cela soit clair aujourd’hui pour tous, Vénézuéliens et étrangers.

Il ne s’agit pas d’échapper à quelque responsabilité que ce soit : que chacun assume la sienne, à un degré plus ou moins grand, par action ou par omission, dans le contexte de cette lutte fratricide. Il s’agit d’assumer l’erreur commise, une erreur qui a porté atteinte à notre souveraineté, et de s’engager sur la voie de la réparation afin de répondre aux aspirations de la famille vénézuélienne : paix, réconciliation, développement économique, bien-être social, pluralisme politique, reconnaissance de notre diversité culturelle et, surtout, préservation de notre dignité en tant que nation.

Nous devons faire savoir au monde entier que l’immense majorité des Vénézuéliens et des Vénézuéliennes n’acceptent pas que notre pays soit un État sous tutelle, ni une colonie. Nous devons affirmer que nous ne renoncerons jamais à notre statut de République pour nous fusionner avec un autre État. Affirmons que nous réaffirmons notre indépendance proclamée le 5 juillet 1811, dont l’acte stipule que nous sommes un État libre et qu’en tant qu’État libre, nous avons le droit de nous doter de notre propre forme d’organisation et de gouvernement. Nous devons proclamer, la tête haute et d’une voix de peuple libre, que nous voulons et avons le droit inaliénable de rester un État libre de toute domination.

Il est encore temps, compatriotes, de retrouver la République.  Le droit international nous donne raison, notre histoire, nos fondements républicains et la compréhension de la majorité de la communauté internationale qui partage avec nous les valeurs de la civilisation humaine. Cela dépend de nous. Le Venezuela  avant tout !

Tags: colonialismehugo chavezinternationalNicolas MADUROUSAVenezuela
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