SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE GABONAIS EN REVOLTE CONTRE LES FANTOCHES du NEOCOLONIALISME! NI FRANÇAFRIQUE, NI FRANCEUROPE, la défense de la nation française passe à la fois par la sortie de la France de l’UE et par le DÉMONTAGE TOTAL de la FRANÇAFRIQUE!

Après plusieurs décennies de domination brutale sur le Gabon du fantoche milliardaire Bongo et de son clan corrompu, le peuple gabonais, en particulier la classe ouvrière, espérait un changement profond et, au minimum, le respect du processus électoral prétendument démocratique.

Manifestement le déroulement caricatural des récentes « élections », à l’issue desquelles le fils du potentat décédé s’est auto-proclamé président avec le soutien de l’Etat gabonais et de ses protecteurs élyséens, n’a pas convaincu les masses populaires gabonaises. La situation insurrectionnelle à Port-Gentil, le principal port gabonais, montre que les ouvriers et paysans s’en sont pris aux symboles de l’exploitation capitaliste et du néocolonialisme de la « Françafrique ». Le siège du consulat de France et celui de « Total », la transnationale qui pompe les richesses pétrolières de l’Afrique tout en pillant les automobilistes français, ont été attaqués par la jeunesse des quartiers populaires, ainsi que certains représentants de la bourgeoisie locale, même s’il est fort regrettable que de petits commerçants africains non-gabonais et des travailleurs venus de France aient subi des déprédations de la part de certains des éléments incontrôlés.

Il n’en reste pas moins que l’élément principal de cette affaire est la révolte DE CLASSE et ANTI-IMPERIALISTE d’un peuple trop longtemps maintenu en minorité et pillé par la « Françafrique » et par ses relais locaux qui pillent depuis des décennies les richesses africaines. La situation gabonaise n’est pas sans rappeler la situation en Côte-d’Ivoire: dans tout l’ex « pré-carré » français d’Afrique, les peuples rejettent massivement la dictature néo-coloniale de la « Françafrique » et l’une des questions posées aux forces anti-impérialistes du monde est de savoir si les peuples insurgés seront réprimés par les régimes à la solde du néocolonialisme, s’ils tomberont aux mains de l’impérialisme américain qui cherche à faire main basse sur les matières premières africaines… ou s’ils finiront, avec l’aide des forces progressistes de France par chasser les néo-colonialistes français, américains, européens et autres pour établir un vrai pouvoir populaire et national.

Le PRCF, qui défend fermement la nation française menacée dans son existence même par le MEDEF, par l’UE et par les pouvoirs UMPS successifs au service du capitalisme, n’en condamner que plus fermement la « Françafrique » maintenue et renforcée par Sarkozy malgré toutes ses promesses. Les Africains n’ont rien à espérer de cet homme et de son pouvoir ultra-réactionnaire qui, il y a peu, prétendait encore faire enseigner dans les écoles françaises les « vertus » de la colonisation, qui traque sans pitié les travailleurs immigrés et qui veut priver l’Afrique de ses forces vives avec sa politique d’ « immigration choisie » !

De son côté, le peuple français a tout à redouter de ceux qui le dirigent de Paris et de Bruxelles et qui s’abritent derrière les drapeaux européen et tricolore pour araser les acquis sociaux, l’emploi industriel, les services publics, les conquêtes démocratiques de notre peuple et jusqu’à la langue française marginalisée en France même par le tout-anglais au nom de la « construction européenne » du capital.

Les travailleurs de France et du Gabon, les démocrates des deux pays doivent donc être solidaires pour rejeter à la fois le néocolonialisme français et la désintégration de la France au nom de l’intégration européenne ». Plus que jamais se vérifie le mot de Marx « un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre ». C’est à la fois l’intérêt du peuple gabonais et celui des travailleurs et des démocrates
véritables de France que de dire:

– soutien total aux forces populaires en lutte pour un Gabon démocratique en marche vers l’émancipation sociale et nationale

-retrait total des forces françaises néocoloniales d’Afrique (alors même que Sarkozy a démantelé tous les régiments français situés aux frontières du pays!).

-l’avenir n’est ni à la Franceurope ni à la Françafrique mais au co-développement et à la coopération entre peuples libres, égaux et fraternels.