Retour sur la situation au MALI, suite à la répression barbare du régime IBK contre la peuple malien, condamnée par le #Parti SADI et le #M5-RFP – 20 juillet 2020

Diverses manifestations ont eu lieu à Bamako, au , pour demander la démission du président Ibrahim Boubacar Keita pour insécurité, corruption et répression. Au moins 11 personnes dont un mineur de 15 ans sont mortes au cours des manifestations et au moins 80 manifestants ont été blessés lors de la répression par les forces de sécurité. Les forces de l’ordre ont tiré à balles réelles. 

Le PRCF réaffirme son soutien total à la lutte du peuple malien ainsi qu’au parti SADI, membre du très impliqué dans ce combat !

Voici les nouvelles que nous recevions aujourd’hui matin : 

Point de situation le 20/07, 08h30

À Bamako. Des barricades sont en cours de montage. L’avenue OUA est bloquée niveau de l’Ambassade d’Algérie.
La route de l’aéroport est barricadée au niveau de l’Hôtel Olympe.
Les deux ponts circulent encore.
La route de Koulikoro niveau Banconi est barricadée ; la police se dirige vers les manifestants. Il y a des risques d’affrontements.
Le carrefour Torokorobougou est bloqué, il y a des barricades et des pneus enflammés.
Une barricade en cours d’installation en Commune 3 du côté de l’école de police, et dans le quartier de Sogoniko en allant vers la Tour d’Afrique.
Les militaires sont sur place devant l’ORTM. La circulation est très ralentie.
Les forces de l’ordre semblent concentrer les efforts sur les axes principaux et les ponts. Dans les quartiers, peu de présence pour le moment. À suivre.
À Sikasso, les manifestants commencent à brûler des pneus et à ériger des barricades tout en bloquant des voies de circulation.
Rassemblement à Ségou également depuis 7h.

: “Cette CEDEAO doit comprendre que les Maliens ne se laisseront pas faire”

Entre temps Oumar Mariko ,préfère s’occuper de la structuration de son parti et de l’organisation du MDP ! Il sait que…

Publiée par Dr Allaye Bocoum sur Vendredi 17 juillet 2020

Pour bien comprendre la situation, il convient de faire un retour sur les raisons de la situation actuelle.

Note du #M5-RFP pour la mission de médiation de la CEDEAO sur la sortie de crise au MALI 16-07-20

Le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP) a été enclenché pour obtenir la démission de Monsieur Ibrahim Boubacar Keita des fonctions de Président de la République pour les raisons suivantes:

  • son incapacité à résoudre la crise multidimensionnelle qui frappe le pays : incompétence avérée, manque de leadership, et perte de légitimité ;
  • sa responsabilité face aux maux qui menacent aujourd’hui l’existence même du Mali, en tant qu’État républicain et démocratique ;
  • tout dialogue est infructueux ou quasiment impossible avec lui : refus du dialogue, non-respect de ses engagements, non application des résolutions et accords issus des concertations et négociations (Conférence d’entente nationale, Dialogue national inclusif, Dialogue avec l’opposition politique, etc.).
    Des millions de Maliennes et Maliens, de tout âge et de toute obédience, ont porté cette revendication avec le M5-RFP sur l’ensemble du territoire national et dans la Diaspora, à travers des rassemblements populaires historiques, et des actions légales, légitimes et pacifiques, en application de l’article 121 de la Constitution.

Ainsi, le M5-RFP tient M. Ibrahim Boubacar Keita responsable des faits graves ci-après :

1) Dégradation persistante de la situation sécuritaire constituant une menace sérieuse sur l’existence même du pays : insécurité permanente et quasi généralisée, attaques meurtrières récurrentes avec son lot de morts, de blessés, de réfugiés et de déplacés ;

2) Violations graves et récurrentes de la Constitution et de la loi constituant une menace sur la forme républicaine de l’État : violation du serment de l’article 37 de la Constitution ; violation du principe de séparation des pouvoirs ; immixtion dans les procédures judiciaires, instrumentalisation de la Cour constitutionnelle ; délégitimation des institutions de la République ;

3) Violation graves et persistantes des droits de l’Homme et des libertés individuelles et collectives :

  • Disparitions forcées de journalistes et de leaders politiques, arrestations arbitraires, incarcérations et tortures des responsables et manifestants du M5-RFP, en violation de leurs droits et libertés, et en méconnaissance de toutes les règles de procédure légales ;
  • Répressions sanglantes, ayant causé au moins vingt-trois (23) morts et des dizaines de blessés graves, par des forces spéciales antiterroristes () usant d’armements de guerre et de balles réelles contre des manifestants pacifiques à mains nues, dans les rues, les sièges des organisations politiques, les domiciles privés et même dans des lieux de culte ;

4) Abandon de l’exercice de la souveraineté aux mains des groupes armés et abandon des populations à leur triste sort sur une grande partie du territoire national

5) Fraudes électorales ne permettant plus aux élections de jouer leur rôle régulateur, notamment lors du scrutin présidentiel de 2018 et des élections législatives de 2020 ;

6) Menace sur la cohésion nationale : tolérance, voire complicité avec des milices intercommunautaires, sur fond de d’assassinats en masse et de destruction de villages entiers.

Toute cette situation s’explique par les pratiques de mauvaise gouvernance caractérisées de Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta :

  • Corruption systémique et impunité érigées en système de gestion gouvernementale ;
  • Instauration d’une oligarchie par l’immixtion flagrante d’intérêts privés dans la gestion des affaires publiques ;
  • Détournements massifs de fonds publics, notamment ceux alloués à des secteurs stratégiques comme la défense et la sécurité, l’agriculture, l’éducation, la santé et les infrastructures.

Porteur d’une espérance nouvelle pour le Mali qui a un besoin impérieux de refondation et de sauvegarde de sa démocratie républicaine fondée sur nos valeurs éthiques et sociétales, le M5-RFP exige :

  1. La démission de Monsieur Ibrahim Boubacar Keïta et son régime
  2. L’ouverture d’une Transition républicaine ;
  3. L’ouverture d’enquêtes judiciaires en vue de la poursuite, devant les juridictions nationales et internationales, des auteurs, commanditaires et complices des tueries, blessures et exactions commises contre les manifestants ;
  4. La libération du Chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla CISSE.

Bamako, le 16 Juillet 2020

Pour le M5-RFP
Cheick Oumar SISSOKO / Issa Kaou N’DJIM / Choguel K. MAIGA

Conférence de presse du M5-RFP – 17 juillet 2020

Un article de M. Sotbar qui relate un peu la chronologie des événements depuis août 2017

Point de situation sur le Mali en date du 17 juillet 2020

Ceux qui réduisent la crise malienne à une crise post-électorale consécutive aux élections législatives de mars 2020 se trompent lourdement. Cette crise politique profonde trouve son origine dans une accumulation de crises politiques qui s’ajoutent à la crise sécuritaire, à la crise économique, à la crise sanitaire et à la crise sociale de grande ampleur qui se pointe. Je retiens les périodes suivantes : août 2017, août 2018, avril 2019, mars 2020, juin 2020 et juillet 2020.

Août 2017

Cette crise s’inscrit dans la continuité du rejet du référendum constitutionnel avec les grandes manifestations du mouvement Ante A Bana. Le peuple malien craignait que ce référendum ouvre la porte à un 3ème mandat pour et surtout il rejetait le fait que cet agenda électoral soit imposé par la communauté internationale dans le cadre de l’application des Accords d’Alger comportant certaines dispositions actant de fait la partition du Mali. Plus grave, de telles dispositions ont été entérinées en dehors de toute concertation avec les partis politiques de l’opposition, la société civile et même l’Assemblée Nationale n’a pas été consultée. Le passage en force des autorités maliennes en dehors du cadre Constitutionnel a accentué le niveau de défiance puisque le Gouvernement envisageait de tenir des élections régionales. D’ailleurs, la mise en place des autorités intérimaires régionales est une violence grave de la Constitution malienne.

Août 2018

Cette crise s’inscrit dans la continuité de la crise post-électorale consécutive aux élections présidentielles de 2018 ayant fait l’objet d’une contestation sans précédent dans l’histoire du Mali. La réalité est que le bilan catastrophique d’IBK a été sanctionné par le peuple malien dans sa très grande majorité. Si le candidat de l’opposition Soumaila Cissé n’a pas été en mesure de rassembler certains candidats, il est à noter que certains alliés du camp présidentiel ont rejoint les rangs de l’opposition et que les autres alliés du camp présidentiel se sont abstenus de soutenir IBK. Malgré cela, de nombreux observateurs s’accordent sur le fait que la victoire de Soumaila Cissé était acquise en dépit de très nombreuses irrégularités, notamment dans le Nord du Mali en complicité avec les groupes armés touaregs, et que le Centre du Mali favorable au candidat de l’opposition a été embrasé pour empêcher les électeurs de se rendre dans les bureaux de vote. Les recours déposés tant au 1er tour qu’au 2ème tour ont été rejetés par la Cour Constitutionnel dans un mépris affligeant. En clair, la Constitution a été violée puisque la sanction démocratique du peuple lui a été refusée.

Avril 2019

Manifestation du 5 avril 2019


Cette crise s’inscrit dans la continuité de la grande manifestation du 5 avril 2019 suite au massacre de plusieurs dizaines de civils dans le village peul d’Ogossagou. Il faut d’abord rappeler que la crise sécuritaire s’est soldée par près de 5000 morts militaires et civils depuis 2012. C’est un bilan humain insupportable et ce d’autant plus que la crise sécuritaire initialement présente dans le Nord du Mali s’est déplacée dans le Centre du Mali sous une forme différente et bien plus préoccupante du fait de l’ampleur des victimes civiles et de la menace qu’elle constitue pour l’unité nationale. En effet, la conflictualité de la crise du Nord est en retrait parce que la plupart des rebelles touaregs, déjà minoritaires parmi la population touarègue et ultra minoritaire par les populations du Nord Mali, se sont rangés du côté des autorités maliennes et aujourd’hui c’est plutôt le rôle de la communauté internationale qui interpelle dans son refus de désarmer les groupes armés et d’empêcher l’armée malienne d’occuper la plénitude du territoire Nord malien. Par ailleurs, les combattants islamistes ne prennent plus pour cible les populations civiles. En revanche, il y a une insécurité résiduelle qui profite aux bandits et aux trafiquants rendant le quotidien difficile pour les populations civiles et chaque déplacement est un chemin de croix incertain. En ce qui concerne le Centre du Mali, la conflictualité s’est fortement intensifiée avec la création de milices autochtones encouragées par les autorités maliennes et la stigmatisation systématique des populations peules considérées à tort comme alliées par défaut au groupe islamiste d’Amadou Koufa. Cette stigmatisation a engendré des exécutions sommaires dont s’est rendue coupable l’armée malienne, qui en plus de perdre le soutien des populations civiles est devenue elle-même une cible par vengeance. D’un côté les populations civiles se retrouvent prises en otage entre les groupes islamistes et l’armée malienne, de l’autre côté l’armée malienne perd de plus en plus d’hommes, accroissant le cycle mortifère de la violence et de la radicalisation. Le Premier Ministre de l’époque Soumeylou Boubeye Maiga est tenu pour responsable de cette politique de pourrissement et c’est la raison pour laquelle sa tête a été réclamée et obtenue. C’était aussi une façon de donner un avertissement au chef de l’Etat malien IBK. Devant l’ampleur de la mobilisation et eu égard à la mobilisation de certains chefs d’Etat de pays voisins, notamment les présidents mauritanien et ivoirien, un Accord Politique de Gouvernement APG a été trouvé avec une partie de l’opposition avec une feuille de route devait conduire à l’organisation d’un Dialogue National Inclusif pour résoudre à la fois la crise sécuritaire et la crise politique. Une partie de l’opposition sous la pression de la base militante a préféré se mettre en retrait compte tenu du manque de crédibilité du régime IBK.

Mars 2020

Cette crise s’inscrit dans la continuité de la crise post-électorale consécutive aux élections législatives de mars 2020 au cours desquelles le chef de file de l’opposition Soumaila Cissé a été pris en otage dans des conditions obscures. L’Accord Politique de Gouvernement, APG, puis le Dialogue Nationale Inclusif DNI devait permettre d’éviter une nouvelle contestation des résultats des élections après l’intervention de certains chefs d’Etat suite à la crise post-électorale des présidentielles de 2018. Rappelons au passage qu’une partie de l’opposition a refusé à la fois l’APG et le DNI parce que le contenu du premier et les termes de référence du second n’étaient pas conformes avec la teneur du compromis qui avait été trouvé et ce d’autant plus que la base militante commençait déjà à se radicaliser en redoutant un nième gouvernement d’union nationale perçu plus comme un partage de « gâteau » que comme une solution permettant de résoudre la crise. Qu’à cela ne tienne, même les recommandations du DNI n’ont pas été prises en compte dans l’organisation des élections législatives en plus d’un taux de participation menaçant sérieusement la légitimité du scrutin en raison de la crise sanitaire mondiale du covid 19 impactant désormais l’Afrique. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les résultats ont été violemment contestés dans plusieurs circonscriptions électorales dans un contexte de couvre-feu devenant de plus en plus insupportable du fait de la brutalité de son application par les forces de l’ordre qui se sont rendues coupables de quelques exactions. Le cumul de ces frustrations a entraîné des manifestations réprimées dans le sang et il y a même eu un mort à Sikasso et à Kayes.

Juin 2020

Cette crise s’inscrit dans la continuité de l’importante manifestation du 5 juin 2020, conduite par l’Imam Dicko, des partis de l’opposition et des mouvements de la société civile, a pris d’assaut la place de l’Indépendance du Mali en exigeant la démission d’IBK et de son régime. Un ultimatum a été lancé pour recevoir cette démission jusqu’à 18h au plus tard. N’ayant pas eu de réponse, une partie des manifestants s’est dirigée vers le domicile d’IBK et il y a quelques échauffourées dispersées par les forces de l’ordre après des affrontements au cours desquels on a pu constater une certaine passivité des éléments de la Gendarmerie d’une part et une intervention de la population pour éviter que des éléments de la Police interceptés ne se fassent pas lyncher.
Devant l’absence de réponse à la hauteur des attentes et des enjeux, une nouvelle manifestation s’est tenue le 19 juin 2020. Entre temps, la base de la contestation s’est élargie avec de nouvelles organisations politiques et de la société civile, y compris un syndicat de Police. Le mouvement s’est également structuré davantage avec la création d’un comité stratégique constitué de personnalités politiques de premier plan en plus des leaders historiques de la contestation, et surtout avec une mise à l’écart tactique de l’Imam se positionnant désormais en autorité morale dont la vocation est de conduire la prière et non de conduire la Nation, en plus de gages données sur la défense des principes laïcs et démocratiques. Outre la demande de démission qui a été maintenue, une feuille de route pour la Transition a été esquissée afin de faire taire les critiques sur l’absence de plan pour gérer l’après. Alors que les manifestants étaient bien décidés à déloger IBK et son régime, l’Imam Mahmoud Dicko a finalement décidé d’appeler au calme et à la raison sous la pression de la Communauté Internationale.
Toujours sous la pression de la Communauté Internationale, l’Imam Mahmoud Dicko a usé de son autorité morale pour forcer la main du comité stratégique du M5-RFP (Mouvement du 5 juin 2020 – Rassemblement des Forces Patriotiques) dans l’optique d’un Mémorandum respectant l’esprit de la démission d’IBK dont le rôle serait cantonné une présidence honorifique et la gestion serait confiée à de nouvelles instances en charge de la conduite de la Transition. L’appel au calme et à la raison le 19 juin 2020 et cette proposition ont failli fragiliser le M5-RFP et certains criaient déjà à la trahison tant la base était bien décidée à aller au bout de sa révolution pacifique.
Là encore, devant l’absence de réponse à la hauteur des attentes et des enjeux, à part des discours aux allures de bavardage hors sujet, le M5-RFP sous la pression de sa base était désormais de lancer une nouvelle mobilisation populaire. Outre le mépris du M5-RFP, IBK et son régime ont tenté de mener une contre-manifestation avortée faute de mobilisation et ont essayé d’opposer l’Imam Dicko porteur d’un islam wahabite et plus radical à titre personnel et les tenants d’un islam malékite et plus tolérant à la tête du haut Conseil Islamique. Sauf que dans les faits, même si l’immense majorité des manifestants à l’image de la population malienne est musulmane, l’islam malékite demeure largement majoritaire dans la société malienne. Il appartient donc aux leaders du courant malékite d’être du côté du peuple malien au lieu de se fourvoyer dans une confrontation religieuse fratricide qui ne fera in fine que réduire leur influence.

Juillet 2020

Le 10 juillet 2020, le peuple malien a répondu à l’appel encore plus massivement et cette mobilisation devait sonner le départ de la désobéissance civile dont les modes d’action ont été détaillés devant les manifestants bien déterminés à prendre en main leur destin. Alors que les manifestants essayaient de contenir quelques badauds, qui voulaient profiter de l’occasion pour piller et saccager, le déploiement de la Force Antiterroriste (FORSAT) équipée de balles réelles a mis le feu aux poudres. Certains manifestants ont été pourchassés et exécutés sommairement jusque dans les lieux de culte. Non seulement cette force antiterroriste, formée et équipée par la communauté internationale, n’a pas vocation à intervenir dans des missions de maintien de l’ordre, mais l’usage de la force létale contre des manifestants aux mains nues est un crime passible d’une traduction devant la Cour Pénale Internationale.
La Communauté Internationale, si prompte à donner des leçons sur le respect de la légalité constitutionnelle oublie qu’elle est comptable de cette crise politique parce qu’on a refusé deux fois la sanction démocratique du peuple malien à travers une mascarade électorale à laquelle elle a pris part en tant qu’observateur. Il n’y a pas pire violation de la Constitution que celle de refuser au peuple l’exercice de sa souveraineté démocratique. Il n’y a pas pire crime pour un régime que celui de tirer à balles réelles sur le peuple qu’on est sensé protéger. C’est par politesse que le M5-RFP a reçu la délégation de la Communauté Internationale, sinon IBK et son régime se sont définitivement disqualifiés et il ne leur reste plus qu’à répondre de leurs actes parce qu’on ne peut pas revendiquer d’être « chef » et jouir des avantages du pouvoir jusqu’à l’ivresse sans en assumer la responsabilité.

Compte tenu de la crise sociale post-covid et crise économique, et de la situation insurrectionnelle avec son lot de dégâts matériels et humains, ce n’est plus tenable. Soit IBK et son régime se rendent et se mettent à la disposition de la justice, soit l’armée devra prendre ses responsabilités pour les mettre aux arrêts et transmettre le pouvoir aux civils pour diriger la Transition.