Après le peuple tunisien, égyptien d’autres peuples arabes se soulèvent pour réclamer le pain et la liberté. En Libye les choses prennent un caractère particulièrement dramatique puisque le régime du colonel Kadhafi n’a pas hésité à faire tirer sur les manifestants: on parle de plus de deux cents morts.

Historiquement ces régimes de « démocratie nationale » voulant rompre avec le système féodal et faire émerger une bourgeoisie locale, furent une étape progressiste, profitant de la force propulsive des pays socialistes.  Ces régimes  dirigés par des militaires souvent issus du peuple portaient en eux une volonté de démocratie et de modernisation de  leurs pays rejetant la domination impérialiste. Le caractère révolutionnaire de la bourgeoisie nationale s’exprimait encore et dans certains pays les partis commumistes participèrent au gouvernement. Nasser en Égypte avait donné le signal de ce mouvement.

Très vite cependant la contradiction entre la bourgeoisie  en développement et les  classes populaires  exigeant tous leurs droits, s’installa sur le devant de la scène politique de ces pays. Très vite Nasser exerca une violente répression contre les communistes égyptiens arrêtés, torturés, pendus par  centaines. Cela se reproduit dans tous les pays dirigés par les juntes militaires de plus en plus proches des bourgeoisies nationales (Irak, Syrie, Libye….) et cela s’aggrava au fur et à mesure que le caractère progressiste de ces régimes dégénéra au profit de dictatures de classe de plus en plus anti progressistes et de plus en plus inféodées à l’impérialisme la fin de l’URSS ayant évidement accéléré le processus.

Les peuples de ces pays ont  raison de se révolter pour le progrès social, démocratique et l’indépendance nationale. Les communistes, bien qu’affaiblis par des répressions sauvages, sont au coeur de ces insurrections populaires.

La situation libyenne, est un peu plus particulière, jusqu’à ces dernières années la Lybie « populaire et socialiste » fut un des seuls pays arabes à s’opposer aux impérialistes, et à soutenir les luttes de libérations des peuples dans le monde   .Le peuple lybien a raison de s’insurger contre la chape de plomb de quarante ans d’autoritarisme et d’autocratie, Mais on doit s’interroger sur l’odeur de pétrole et de revanche que l’on sent dans la situation et sur le rôle de la CIA et du Mossad.  Il est indispensable que le peuple de Lybie fasse triompher la révolution démocratique en dehors de toute intervention étrangère

Au-delà de l’expression de notre solidarité internationaliste nous devons aussi mobiliser notre peuple pour  ces mêmes objectifs qui sont tout aussi valables ici que là-bas.

Alors nous dirons à notre tour à l’UE, au capitalisme, à Sarkozy et à leur cortège de misère : « DÉGAGE » !