Le Vénézuela et Le Monde

PRCF solidarité venezuelaLe journal qui s’est fait une spécialité de faire échos aux campagnes de la CIA contre les régimes progressistes d’Amérique Latine a, dans son numéro de dimanche-lundi 11-12 octobre, pondu une article intitulé sans exagération, ni parti pris “La ruine économique du ”.
Aussi avons nous cru utile de publier “La guerre économique principal levier pour déstabiliser la révolution bolivarienne” qui répond à la grossière du Monde et des bourgeois.

Commission internationale du PRCF

Venezuela : une opposition si gentille

venezuela-avant-apresLes élections parlementaires vont avoir lieu au Venezuela le 6 décembre 2015. Le dimanche 20 septembre 2015 à Caracas Henry Ramos Allup, secrétaire général du parti Action démocratique (AD), héritier de l’ancien régime et leader de l’opposition, s’adresse à son public. Le passage ci-dessous, une minute et six secondes, n’est coupé à aucun moment :

« […] (8:24) Une recommandation  : Quand tu vas perdre ces élections, parce que tu vas les perdre – et à partir de là nous allons te mettre un chronomètre pour ton compte à rebours à la présidence, par les voies constitutionnelles, démocratiques, pacifiques, électorales, indiquées par la constitution – je te recommande, et je te le dis avec beaucoup de décence, et même avec charité chrétienne, parce que chrétien je suis : Ne sors pas dans la rue (8:59), ne vas pas dans la rue, après ce résultat électoral, il ne faudrait pas qu’un conducteur te renverse, commettant une erreur, ne respectant pas la signalisation (9:14). Fais attention Nicolás. Attention Nicolás. Si tu trouves des compañeros, ou des militants, ou des personnes de ta famille, qui te ramassent après l’accident. (9:30) […] ».

Ainsi parle le chouchou de Felipe González… Ainsi est l’opposition vénézuélienne. Ce n’est qu’un exemple sur lequel je suis tombé par hasard.

Henry Ramos Allup pourrait, avec ces menaces, compliquer la tâche de ceux qui dépeignent l’opposition vénézuélienne comme un frais éventail d’élans démocratiques. Mais les grands médias, en France et ailleurs, se gardent bien de nous rapporter ses propos. Si par hasard cette information politiquement incorrecte parvenait aux oreilles des braves gens émotionnellement et intellectuellement captifs du dispositif culturel dominant, les caniches de garde trouveraient mille excuses : c’est le prix de la liberté d’expression ; la citation est incomplète ; Maduro est l’ami de Raúl Castro ; condamner Henry Ramos Allup c’est faire le jeu de Maduro. Voire, cerise sur le pudding, Henry Ramos Allup est un infiltré chaviste.

Voir la vidéo :

Numancia Martinez Poggi

La guerre économique