L’annexion de la Cisjordanie par Israël est illégale.

Cette action de Tel-Aviv va à l’encontre de la solution intégrale, juste et durable du conflit israélo-palestinien, qui permettrait au peuple arabe d’exercer son droit à l’autodétermination et de disposer d’un État indépendant et souverain sur la base des frontières d’avant 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et qui garantirait le droit au retour des réfugiés. La politique d’ et de d’Israel et vigoureusement combattue par Cuba Socialiste.

Pourquoi l’annexion de la par est-elle illégale ?

par Enrique Moreno Gimeranez

Cuba réaffirme son rejet des plans israéliens d’annexion des territoires palestiniens en Cisjordanie, qui aggraveraient les risques de conflit dans la région. La seule solution possible est un État palestinien avec ses frontières d’avant 1967 », a récemment souligné le ministre des Relations extérieures Bruno Rodriguez Parrilla sur son compte Twitter.

Ces déclarations interviennent alors que la communauté internationale condamne énergiquement la décision de Tel-Aviv d’annexer environ 30 % du territoire palestinien de Cisjordanie, une promesse faite par le Premier ministre Benjamin Netanyahou qui devait commencer en juillet, à la suite du soutien reçu par l’administration de Donald Trump lors de la publication par les États-Unis du document intitulé « La paix pour la prospérité ». Leur projet visant à améliorer la vie des peuples palestinien et israélien, appelée « Accord du siècle ».

Plusieurs éléments confirment l’illégalité de cette décision de l’État sioniste contre le peuple palestinien.

1. L’annexion constitue une violation grave du Droit international

La Charte des Nations unies, la 4e Convention de Genève et de nombreux accords des Nations unies affirment le caractère inadmissible de l’acquisition de territoire par la force. L’annexion de cette région par Israël, en plus de constituer une grave violation du Droit international et de huit résolutions du Conseil de sécurité depuis 1967, contrevient au droit à l’indépendance et à l’autodétermination du peuple palestinien, et causera des souffrances sociales et des difficultés économiques à la population arabe.

2. Elle constituerait un exemple d’apartheid contre les Palestiniens

Michael Lynk, rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, a déclaré que l’annexion ne laisserait aux Palestiniens que des enclaves de territoires isolés, entourés par Israël, « ce qui resterait de la Cisjordanie deviendrait un bantoustan palestinien, un archipel d’îlots séparés les uns des autres, complètement entourés et divisés par Israël, et déconnectés monde extérieur ». L’apartheid est considéré comme un crime contre l’humanité, selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale.

3. Elle compromet la solution de deux États convenue au niveau international et menace la paix régionale

Cette action de Tel-Aviv va à l’encontre de la solution intégrale, juste et durable du conflit israélo-palestinien, qui permettrait au peuple arabe d’exercer son droit à l’autodétermination et de disposer d’un État indépendant et souverain sur la base des frontières d’avant 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, et qui garantirait le droit au retour des réfugiés. Elle pourrait déclencher un nouveau conflit aux conséquences incalculables au Moyen-Orient.

4. Elle est contraire à la position de la grande majorité de la communauté internationale

De nombreux États, organisations et personnalités ont condamné les plans d’Israël. « Si elle était mise en œuvre, l’annexion constituerait une violation plus grave du Droit international, compromettrait sérieusement la solution des deux États et saperait la possibilité de reprendre les négociations. J’appelle le gouvernement israélien à renoncer à ses plans d’annexion », a déclaré le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

« L’annexion est illégale. Point final (…) Toute annexion. Qu’il s’agisse de 30 % de la Cisjordanie ou de 5% », a déclaré la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme Michelle Bachelet.

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