La Commune de Paris : Dans les yeux d’une Libanaise

À l’occasion des 150 ans de la Commune de Paris, IC est honoré de pouvoir publier cette réflexion de Marie Debs, coordinatrice du forum de la gauche arabe, et professeur des universités.


Introduction

Le mardi 16 mars, j’ai reçu une invitation des Camarades du Parti Communiste de la Fédération russe pour participer à une réunion internationale commémorant les cent cinquante ans de la Commune de Paris. Le titre, surtout, attira mon attention : « La Commune de Paris : la volonté du peuple et la réaction capitaliste. Époques différentes, mêmes méthodes ».

Ce titre, tel qu’il est conçu, pousse à la réflexion et rappelle, en même temps, des souvenirs venus de loin, de ma première année d’université, la « propédeutique », à l’École Supérieure des Lettres à Beyrouth, filière de la prestigieuse Université de Lyon, que j’avais intégrée au lieu d’être en France parce que ma mère s’était opposée à mon voyage, arguant que j’étais très jeune pour vivre seule dans un pays lointain où il lui était impossible de me voir.

Nous avions, cette année-là, en plus de la littérature française, un cours d’Histoire moderne et contemporaine et un autre de philosophie, sans oublier, bien entendu la traduction. À la fin de l’année, nous devions présenter deux dissertations, et mon choix s’arrêta sur la dissertation historique, en plus de la littérature. Le sujet portait sur les mouvements sociaux entre la fin du second Empire et le début de la troisième République… Ce qui veut dire précisément entre la guerre menée par la Prusse contre la France et la chute de la Commune de Paris.

La Commune de Paris et les réalités libanaises

La Commune fut, donc, pour moi, étudiante de gauche âgée de dix-sept ans seulement, une révélation sur bien des plans, tant à travers les descriptions d’Alphonse Daudet[1] et celles de Karl Marx[2] qu’à travers les quelques notes de Louis-Auguste Blanqui  sur la situation de la France à la fin du Second empire, sur la misère du peuple, mais surtout sur les  sacrifices que les classes laborieuses, les ouvriers surtout, étaient prêtes à faire afin de sauvegarder la souveraineté et l’indépendance de leur pays, et, en contrepartie, la capacité de la classe bourgeoise de pactiser avec l’ennemi et de se plier à ses diktats afin de protéger son régime politique au dépens de la patrie… Cependant, mon enthousiasme pour la première République sociale de tous les temps fut sanctionné par un correcteur « versaillais » qui barra ma dissertation d’un long trait au crayon rouge, et je ne dus ma réussite, cette année-là, que grâce à l’intervention de mon professeur.

Si je raconte cette anecdote, c’est simplement pour dire qu’au lieu de me décourager, la sanction m’avait orientée vers une recherche beaucoup plus approfondie sur les causes politiques, sociales et économiques  qui ont mené le peuple de Paris à s’insurger ; et, tout en cherchant, les rapprochements entre les féodaux libanais de la seconde moitié du XIXème siècle, la bourgeoisie libanaise de la première moitié du XXème siècle et celle qui écrasa la Commune s’imposèrent à moi,  dont, surtout, la ressemblance entre ce qui s’était passé à Paris en cette seconde moitié du XIXème siècle et les événements qui avaient marqué le Liban, entre 1821 et 1858, dont, en premier lieu, la première révolution  des paysans de Lehfed, dans la région de Jbeil, contre l’Émir Bachir, noyée dans le sang par l’alliance non sacrée des féodaux de tout le Mont-Liban, ou, encore, la Commune des paysans du Kesrouan, sous la direction de Tanios Chahine, qui donna naissance à la première république libanaise[3] (et qui fut, elle aussi, noyée dans le sang par une guerre « civile » confessionnelle qui se solda par plus de 11 mille morts et 100 mille déplacés)… ou, surtout, les deux guerres « civiles » de 1958 et 1975.

À ne pas oublier, non plus, et suite aux « grands travaux » effectués au milieu et à la fin du siècle précédent, la destruction du cœur de Beyrouth  tout comme celui de Paris… les quartiers populaires autour du centre-ville notamment qui virent, en 1958,  une levée de barricades contre le projet appelé « Le pacte de Bagdad », mais aussi la répression des mouvements sociaux et politiques qui appelaient à faire face aux attaques menées par les soldats de l’entité israélienne contre notre pays et le refus du gouvernement de riposter sous prétexte que la « force du Liban résidait dans sa faiblesse ». Faits que nous vécûmes, à nouveau, au début des années quatre-vingt-dix du XXème siècle, à la suite de la mainmise du grand capital libanais, et aussi arabe, sur ce même centre-ville, à travers le projet appelé « Solidere » qui le transforma en une « société par actions » et permit de déloger une grande partie des quelques dizaines de milliers de petits commerçants et artisans et de les pousser, malgré eux, vers les régions périphériques de la capitale. Sans oublier de mentionner que ces nouveaux « grands travaux » augmentèrent la dette publique de quelques dizaines de milliards de dollars tout en aboutissant à la transformation du centre-ville en une chasse gardée pour les riches propriétaires et les boutiques de luxe.

Partant de ce parallèle, suggéré par le titre sous lequel s’est tenue la réunion internationale à Moscou, et tout en tenant compte des différence qui existent entre la situation sociopolitique libanaise et celle de la France, j’ai voulu quand même faire la tentative de reconstituer, cent cinquante ans plus tard, l’image de Paris et de la France entre le second Empire et les premières années de la troisième République…et, ce, afin de pousser les lecteurs libanais, surtout ceux qui tentent depuis le soulèvement du 17 octobre 2019 la voie du changement, à bien choisir leurs « armes », tout en prenant en considération la possibilité d’une intervention des grands décideurs dans le monde d’aujourd’hui afin de les mettre au pas et, s’il le faut, de noyer leurs rêves dans le sang…

« Paris embelli, Paris agrandi, Paris assaini »?

Commençons, d’abord, par présenter toutes les répercussions des grands travaux effectués, à partir de 1853, par le Baron Haussmann, sur la population de Paris, en particulier sur les ouvriers qui formaient le tiers de la population de la capitale.

Il est vrai que la capitale française avait besoin d’un coup de neuf.  Ses rues, étroites, manquaient de salubrité, ses espaces verts étaient réduits et ses réseaux d’égouts et d’adduction d’eau avaient besoin d’être changés au plus vite. Déjà, des tentatives de modernisation de la ville avaient été amorcées en 1794, sous la Révolution, puis, un peu plus tard, par Napoléon premier… mais, elles étaient demeurées limitées. Voilà pourquoi – disent certains historiens – Napoléon III décida de donner la priorité à la modernisation et à l’embellissement de Paris ; et, pour ce faire, il fit appel au baron Haussmann qui fit, à son tour, appel aux capitaux privés amassés dans les banques et par les banques… ce qui ne déplaisait nullement à l’empereur et à sa femme, Eugénie de Montijo, qui usa et abusa des deniers publics afin de posséder une des plus importantes collections de bijoux de son temps ; collection estimée à près de quatre millions de francs de l’époque (huit millions d’euros actuellement[4]). 

Et, ainsi, le slogan « Paris embelli, Paris agrandi, Paris assaini » cachait, en réalité, de gros profits et ne visait nullement l’amélioration de la santé ou du bien-être de tous les Parisiens, les travailleurs surtout[5]. En effet, un double but, économique et politique, se cachait derrière le projet d’urbanisation : délocaliser une partie de la population de Paris, les pauvres en particulier, vers la périphérie et la campagne environnante, ce qui fut fait à la suite de la destruction de plus de vingt mille logements ; mais, aussi, empêcher toute possibilité aux Parisiens d’élever des barricades ou, surtout, d’organiser une insurrection,  comme ils avaient l’habitude de faire, vu que les grands boulevards remplacèrent peu à peu les rues étroites qui s’y prêtaient parfaitement.

Émile Zola souligne très clairement ce double but, dans des articles parus entre 1868 et 1872[6], mais aussi dans « L’Assommoir ». Son cri d’alarme est perçant : « Pour nettoyer la ville, on a commencé par sabrer le vieux Paris, le Paris du peuple. On a rasé la Cité, jeté des boulevards sur le ventre des quartiers légendaires, continué les quartiers riches jusqu’aux fortifications. Puis, pour achever le nettoyage, on a poussé le peuple lui-même par les épaules, en rêvant de le parquer dans quelque bois voisin ».

D’ailleurs, Haussmann ne cachait point ses visées exprimées dans une lettre à Napoléon III où il dit que la cherté des loyers et des vivres  dans le nouveau Paris doit être considérée « comme un auxiliaire utile pour (le) défendre contre l’invasion des ouvriers de la province » mais aussi afin d’empêcher le retour des ouvriers parisiens vers le centre… Le coût exorbitant de  ces travaux, 1,5 milliards de francs en 1870,  n’avait pas seulement vidé les caisses de l’État et rendu la vie très chère, mais il avait surtout permis aux financiers de l’époque de faire des spéculations juteuses (qui inspirèrent, peut-être, les promoteurs de la destruction du centre-ville de Beyrouth à la fin du XXème et au début du XXIème siècle).

C’est dans cette conjoncture que la guerre contre la Prusse fut déclarée ; guerre qui fut le point de départ de nouveaux problèmes économiques et sociaux et aboutit à la défaite de sedan qui mit fin  au second Empire en septembre 1870 et à la proclamation de la Troisième République… Cependant, la guerre envenima les problèmes socioéconomiques déjà existants et noircit plus encore l’image de désolation et de misère que nous résumons comme suit : La majorité d’une population souffrant de la faim à cause de l’envolée des prix, les ouvriers sans travail et les petits commerçants ruinés, les mesures gouvernementales contre les syndicats mais aussi contre la liberté de la presse, la suppression de la solde de la Garde nationale, et, enfin, le départ du gouvernement Thiers qui s’installe à Versailles, en prévention de l’insurrection qui grondait parce que ce gouvernement avait refusé de défendre Paris et qu’il se préparait à signer l’armistice demandé par les Prussiens, acceptant ainsi de leur livrer les forts qui entourent la capitale, sans oublier la clause exigeant de leur céder l’Alsace et la Lorraine et de procéder à l’élection d’une nouvelle assemblée, malléable, qui accepterait sans rechigner de ratifier le traité de paix dicté par Bismarck.

La Commune, pourquoi ?

Cette image de désolation et de misère, où la grande pauvreté et les conditions sanitaires désastreuses étaient à la base d’une mortalité infantile dépassant les 30 pour cent,  était doublée par la trahison de l’alliance de la grande bourgeoisie et de l’aristocratie au pouvoir. Elle ne pouvait, par suite, que mener à l’insurrection et, surtout, à un changement de cap.

Ainsi la Commune a vu le jour à Paris, le 28 mars 1871, précédée par celles proclamées dans d’autres grandes villes françaises. « C’était – disait Karl Marx[7]la première révolution dans laquelle la classe ouvrière était ouvertement reconnue comme la seule qui fût encore capable d’initiative sociale, même par la grande masse de la classe moyenne de Paris – boutiquiers, commerçants, négociants – les riches capitalistes étant seuls exceptés ».

En effet, à la suite du 28 mars, la Commune de Paris commence par ériger une démocratie populaire directe, mettant les élus sous le contrôle du peuple qui pouvait les révoquer si leurs actions ne sont pas conformes à ses décisions. Il est vrai que cette forme de démocratie ne dura que 72 jours, cependant, elle remit en cause les fondements mêmes de la délégation du pouvoir en mettant les élus sous contrôle permanent, fait qui doit être étudié aujourd’hui à la lumière des dérives que vivent toutes les « démocraties » capitalistes, tant sur le plan des lois électorales appliquées que sur le plan de la répression policière dont les gouvernements usent et abusent afin de réduire au silence les contestataires et de prévenir tout changement redonnant aux peuples leurs droits inaliénables consacrés, le 26 août 1789, par la  Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

Cette mesure politique importante et radicale fut précédée et aussi suivie par d’autres, très nombreuses, dont le décret sur la séparation de l’église et de l’État, la réquisition des entreprises abandonnées par les grands propriétaires, la liberté d’association pour les ouvriers, la limitation à 10 heures de la journée de travail, le rationnement gratuit, mais aussi l’interdiction d’expulser les locataires et, surtout, l’instauration de l’école gratuite, laïque et obligatoire pour tous accompagnée d’un plan de construction de nouvelles écoles… Un seul point noir au tableau, cependant. Les femmes furent, une fois de plus, oubliées dans la loi électorale et, par suite, exclues des postes du pouvoir, malgré leur grande participation aux activités de la Commune et, même, à la défense de la capitale. En contrepartie, elles eurent quelques compensations sur le plan économique et social, dont l’égalité des salaires, l’accès à l’instruction ou, encore, le droit de former des syndicats.

À ce propos, Marx n’a pas manqué de noter que « la grande mesure sociale de la Commune, ce fut sa propre existence et son action. Ses mesures particulières ne pouvaient qu’indiquer la tendance d’un gouvernement du peuple par le peuple. Telles furent l’abolition du travail de nuit pour les compagnons boulangers; l’interdiction, sous peine d’amende, de la pratique en usage chez les employeurs, qui consistait à réduire les salaires en prélevant des amendes sur leurs ouvriers sous de multiples prétextes, procédé par lequel l’employeur combine dans sa propre personne les rôles du législateur, du juge et du bourreau, et empoche l’argent par-dessus le marché. Une autre mesure de cet ordre fut la remise aux associations d’ouvriers, sous réserve du paiement d’une indemnité, de tous les ateliers et fabriques qui avaient fermé, que les capitalistes intéressés aient disparu ou qu’ils aient préféré suspendre le travail »[8].

Voilà pourquoi la Commune fit peur aux représentants du grand capital dont une partie se trouvait au gouvernement formé par Thiers, et voilà pourquoi ce gouvernement plia l’échine devant les Prussiens afin de pouvoir en finir avec cette révolution prolétaire et le gouvernement qui en émana. Surtout que les partis présents dans la commune (jacobins centralisateurs, blanquistes, marxistes internationalistes, indépendants ou anarchistes) avaient des vues parfois très différentes sur la manière de gouverner ; et c’est ainsi que certains d’entre eux ont « dans la mesure de leur pouvoir, gêné l’action réelle de la classe ouvrière, tout comme ils ont gêné le plein développement de toute révolution antérieure. Ils sont un mal inévitable ; avec le temps on s’en débarrasse ; mais, précisément, le temps n’en fut pas laissé à la Commune »[9].

En effet, Thiers, pressé d’en finir, va jusqu’à proposer à Bismarck d’investir Paris. Mais, devant le refus de ce dernier, il  demanda la libération des soldats prisonniers et d’ouvrir l’accès de Paris à ses troupes, les zones du nord notamment. Ce qui fut fait.

… Et ce fut la Semaine sanglante !

Le 21 mai, les troupes versaillaises étaient prêtes à investir la capitale. Menés par le général Mac Mahon, 120 mille hommes participent à l’offensive. Du côté des communards, on ne pouvait compter que sur vingt ou, tout au plus, trente mille soldats, même si la Garde nationale disposait de plus de 150 mille inscrits, dont le tiers dans les compagnies combattantes.

Durant une semaine entière, les combats font rage, malgré la disproportion évidente. Les communards, dont quelques milliers de femmes[10] et des centaines d’enfants, défendent férocement la capitale. Mais les versaillais, plus nombreux et mieux équipés, finirent par avoir le dessus. Et, c’est ainsi que les forts qui défendent Paris tombent les uns après les autres ; puis, ce fut au tour des quartiers où les combats de rues faisaient rage. Au cimetière du Père Lachaise, les combats à l’arme blanche ont fait des dizaines de morts, et 147 communards furent fusillés près du Mur des Fédérés[11].

Le bilan de la Semaine sanglante fut très lourd : des quartiers entiers furent détruits et incendiés. Quarante mille citoyens furent faits prisonniers, dont dix mille déportés vers les bagnes de la Nouvelles Calédonie ; parmi eux cinq mille femmes[12]… plus de trente mille citoyens, des civils surtout, furent exécutés sommairement.  Et, pour aller plus vite en besogne, on tirait à la mitraille sur les prisonniers… Pas de quartier ! Tout bon communard est un communard mort, tel était le mot d’ordre du gouvernement.

La meilleure illustration de ces exécutions sommaires contre la Commune, notamment des massacres qui ont eu lieu durant la journée du 28 mai, nous la trouvons dans une chanson, « La semaine sanglante » de Jean – Baptiste Clément[13] :

« On traque, on enchaine, on fusille,

Tout ce qu’on ramasse au hasard ;

La mère à côté de la fille,

L’enfant dans les bras du vieillard ».

… Mais aussi dans la description du carnage par Marx: « Pour trouver un parallèle à la conduite de Thiers et de ses chiens, il nous faut remonter aux temps de Sylla et des deux triumvirats de Rome. Même carnage en masse, exécuté de sang-froid, même insouciance dans le massacre, de l’âge et du sexe ; même système de torturer les prisonniers mêmes proscriptions, mais cette fois d’une classe entière, même chasse sauvage aux chefs qui se cachent, de peur qu’un seul puisse échapper; mêmes dénonciations d’ennemis politiques et privés; même indifférence envers le carnage de gens entièrement étrangers à la lutte. Il n’y a que cette seule différence : les Romains n’avaient pas encore de mitrailleuses pour expédier en bloc les proscrits, et ils n’avaient pas « la loi à la main », ni, sur les lèvres, le mot d’ordre de « civilisation »[14].

Conclusion

Cependant, malgré cent cinquante ans passés, la Commune est toujours vivante. Elle continue à susciter un grand intérêt  et à faire couler beaucoup d’encre, non seulement en France, mais partout dans le monde, surtout en cette période où la crise systémique du capitalisme, exacerbée par la pandémie du Covid 19, a atteint des niveaux tels qu’il est devenu impossible à la bourgeoisie de lui trouver une solution autre que dans les nouvelles guerres d’agression et les massacres qui sont allumés partout afin de contrer les justes revendications de la classe ouvrière internationale et des peuples de la Planète.

Voilà pourquoi, je voudrais emprunter à la « déclaration » faite, le 19 avril 1871, par la Commune la réponse aux interrogations du peuple libanais qui, tout comme Jean – Baptiste Clément, se demande aujourd’hui, à juste titre, « à quand les gens de guerre tiendront-ils le haut du pavé (…et) à quand enfin la République de la justice et du travail ? » : bientôt, nous mettrons fin au « vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage ; la patrie, ses malheurs et ses désastres »

Marie Nassif-Debs

(Coordinatrice générale du Forum de la Gauche arabe)

Beyrouth, avril 2021


[1] Daudet, Alphonse, « Contes du Lundi ».

[2]Marx, Karl, « La Guerre civile en France 1871 (La Commune de Paris) ».

[3] Yazbek, Youssef Ibrahim, « Révolution et émeute au Liban », 1936, ainsi que de nombreux articles parus dans les journaux communistes ou écrits par des intellectuels de gauche et de droite.

La Commune du Kesrouan contre les féodaux de la famille Khazen fut, elle aussi, noyée dans le sang par une guerre de religion entre les Maronites et les Druzes. Cette révolution et sa répression continue, cent-soixante ans plus tard, à diviser les historiens et les chercheurs sur la personnalité de Tanios Chahine et l’importance de son rôle.

[4] Le franc de 1860 est estimé à 1.99 euros.

[5] Un ouvrier moyen gagnait de 3 à 4 francs par jour (Source: /www.infonumis.info)

[6] Zola, Emile, les revues La Tribune (18 octobre 1868) et la Cloche (juin 1872,  et le roman l’Assommoir (1876).

[7] Marx, Karl, op. cit.

[8] Marx, Karl, op. cit

[9] Marx, Karl, op. cit

[10] Les barricades de la Place Blanche, de la Place Pigalle, de la Montparnasse étaient défendues par des femmes, dont Elizabeth Dimitrieff  et Nathalie Lemel qui ont fondé « L’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ».

[11] Ce Mur est le lieu où l’on commémore les hauts faits de la Commune de Paris.

[12] Dont Louise Michel, une des grandes figures du mouvement révolutionnaire du XIXème siècle, militante très connue durant la Commune de Paris.

[13] Jean – Baptiste Clément (1837 – 1903) est un communard. Il écrivit sa chanson à partir du vécu.

[14] Marx, Karl, op. cit.