Inutile rétropédalage sur la Syrie

impérialismeCi-dessous cet article de publié par le 10 mai, et repris le 13 par Al Manar, ne se place pas du côté des peuples mais de l’impérialisme, et il traduit les tiraillements au sein de la bourgeoisie française. Il met l’accent sur les incohérences et les revirements de la politique extérieure de la France, «grande perdante de la conférence internationale», qui a réussi à s’attirer à la fois l’hostilité du gouvernement syrien et de ses opposants, et à se couvrir de ridicule sur la scène internationale.

L’ a cru pouvoir appliquer à la Syrie la même stratégie qu’en Libye.

Cette attitude jusqu’au-boutiste à la pointe de l’agression impérialiste est seulement motivée par la nécessité de peser davantage en Europe, face à son concurrent allemand. Mais la destruction pratiquée en Libye n’est plus tolérée par les pays émergents désormais et ils l’ont bien fait comprendre aux puissances impérialistes. La Syrie n’est pas la Libye et les agressions sionistes répétées n’ont servi à rien, pas plus que la propagande occidentale sur les gaz de combat. C’est d’ailleurs peu de temps après l’échec de la dernière que Fabius a retourné sa veste.

Ce revirement entérine un autre échec cinglant:

Lors du sommet européen du vendredi 15 mars à Bruxelles, la France avait demandé la levée de l’embargo de l’UE pour armer les « », en précisant qu’elle était prête à agir seule, si les partenaires européens n’étaient pas d’accord. La coalition rebelle “doit avoir les moyens de défendre les régions qu’elle a libérées”, avait déclaré François Hollande soutenu seulement par Cameron. Mais l’Allemagne, les pays scandinaves et d’autres s’étaient opposés à la levée de l’embargo, tandis que la Chine commentait “La France ne doit pas jeter de l’huile sur le feu en Syrie”. Hollande s’est dégonflé comme une baudruche.

A présent l’impérialisme français, qui n’a pas les moyens matériels d’intervenir, n’a pas d’autre choix que de marcher dans les pas d’Obama. Ce comportement de porte-flingue reflète parfaitement sur le plan extérieur la débandade sur le plan économique et financier de notre impérialisme.

(texte envoyé par Patrice Jullien)