Au Honduras, le pouvoir qui tue le plus d’opposants politiques, le régime putschiste soutenu par les USA et l’UE piétine les urnes

Au , le régime de putschistes fascistes installés par un coup d’État en 2009 contre Manuel Zellaya légitimement élu essaye de récidiver en piétinant les élections où, à nouveau la gauche progressiste vient de l’emporter.

Vous ne le verrez pas au journal de France 2, TF1 ou BFM TV. Mélenchon ne sera pas interrogé là-dessus par Léa Salamé ou Jean Jacques Bourdin. La censure est totale. Pendant ce temps-là, avec le soutien total de Washington, de Bruxelles, mais également des Laurence Debray et autres soutiens de l’extrême-droite putschiste qui s’attaquent également au Venezuela, à Tegucigalpa, le régime continue d’assassiner et de tirer sur le peuple.

Refusant la poursuite de la dictature, le peuple est massivement descendu dans la rue malgré le couvre-feu. Ce lundi, une grève générale est lancée, et le Nasralla, le candidat progressiste qui revendique la victoire aux élections, une victoire statistiquement acquise dès le soir du vote au vu des opérations de dépouillement, à appeler l’armée à désobéir et refuser de réprimer son peuple.

Auparavant, le régime a décidé de décréter l’état d’urgence, de déployer l’armée dans les rues pour installer un couvre-feu et suspendre la Constitution pour dix jours dans ce qu’il faut bien appeler un coup d’État

Après le Brasilia, c’est à Tegucigalpa que l’impérialisme américain n’en a pas terminé d’installer et maintenir ses dictatures sanglantes.

Le Honduras est le régime qui assassine le plus d’opposants politiques en Amérique, celui où le nombre d’assassinés est le plus élevé du continent avec 103 meurtres pour 100 000 habitants d’après l’OMS, deux fois plus qu’au Venezuela.

Honduras : le peuple contre la fraude électorale

Christian RODRIGUEZ:

Le Honduras résiste dans la rue à la répression et à la brutalité policière et militaire, sous les ordres du gouvernement actuel mené par Juan Orlando Hernández, candidat de la droite dure à sa réélection, soudainement parti en voyage à Houston. Malgré la suspension des libertés constitutionnelles et le couvre-feu, des milliers de Honduriens manifestent en ce moment pour exiger la publication des résultats de l’élection présidentielle pour laquelle les soupçons de fraude à grande échelle ne font plus guère de doute, presque une semaine après la clôture du scrutin.

C’est le deuxième coup d’État institutionnel que fomente l’extrême-droite depuis le renversement de Manuel Zelaya. L’extrême-droite ne recule devant aucun stratagème. Même chose avec Temer au Brésil pour déposer Dilma Rouseff. Pour l’instant, cela échoue au Venezuela mais jusqu’à quand ?

La réponse est simple : si depuis 2009 et le coup d’État contre Manuel Zelaya, la communauté internationale ne s’est pas préoccupée du Honduras, pourquoi le ferait-elle aujourd’hui ? Les États-Unis et l’Union Européenne font preuve d’un silence complice et assourdissant devant l’établissement d’une nouvelle dictature en Amérique centrale. Nous ne serons pas des leurs et nous soutenons l’avènement d’une véritable démocratie dans ce pays. Nous sommes au côté du peuple hondurien dans la défense de ses droits légitimes et nous partageons ses inquiétudes quant à la grave situation qu’il traverse.

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Honduras : La répression fait 7 morts et 20 blessés

Telesur:

Selon les rapports publiés sur les réseaux sociaux par des sources non officielles, une fois installé le couvre-feu instauré par le Parti National au Gouvernement, la « nuit noire » s’est déchaînée. Jusqu’à présent, on rapporte la mort d’au moins 7 personnes et 20 autres ont été blessés par l’Armée.

Tegucigalpa. La répression militaire qui a débuté à 23 heures vendredi après que le Parti National au Gouvernement ait appliqué le couvre-feu, a fait au moins 7 morts et 20 blessés.

Le Tribunal Electoral Suprême (TSE) a été la cause de la crise actuelle puisque mystérieusement, après que le système de décompte des bulletins soit tombé en panne, Hernández a rejoint et dépassé Salvador Nasralla, candidat de l’Alliance.

Par conséquent, la réponse des militaires a été de faire usage de leurs fusils d’assaut rouillés en tirant à balles réelles sur des civils qui, pou rune raison ou une autre, ne respectaient pas le couvre-feu.

Cela a provoqué la mort d’au moins 7 personnes et a fait 20 blessés dans des affrontements avec la Police et l’Armée. Sur plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, on voit la terreur que l’Etat du Honduras a déchaînée en donnant le feu vert à la brutalité du vert olive.

Nasralla a publié sur Facebook une vidéo sur laquelle il regrette ce qui s’est produit pendant les premières heures du couvre-feu. Le président élu du Honduras a dit : « Je condamne la répression que subit le peuple hondurien à cause du coup d’Etat qui a été fait il y a 3 heures par le président, candidat illégal à sa réélection et chef des forces armées Juan Hernández qui a perdu les élections au Honduras dimanche. »

Selon les défenseurs des droits de l’homme, après l’instauration du couvre-feu, plus de 40 personnes ont été arrêtées à Tegucigalpa. Certaines ont été remises au poste de police au « Core 7 » où des militaires sont venus et où des policiers ont refusé de leur donner des informations.

En plus, peu de temps après la début du couvre-feu, dans cette même ville, des agents de la Police Militaire ont commencé à déloger des voisins du Honduras Résidentiel en tuant une jeune de 19 ans.

Il s’agit de la jeune militante du Parti Liberté et Refondation Kimberly Duarte, qui était sortie pour dire à son frère qu’il y avait un couvre-feu et qui a été touchée par une balle.

Il faut souligner que cet événement a eu un impact international. En effet, le président de la Bolivie, Evo Morales, a déjà remis en question l’Organisation des Etats Américains (OEA) pour ne pas avoir agi comme elle l’a fait dans le conflit médiatique au Venezuela.

« Presque une semaine après les élections au Honduras, pourquoi les Etats-Unis et l’ OEA gardent-ils un silence complice à propos des élections au Honduras et de al mort de citoyens ? La démocratie est en danger dans un pays frère @Almagro_OEA2015 et compagnie non seulement ne se prononcent pas mais semblent regarder ailleurs, » a dit le Président sur Twitter.

La presse traditionnelle a gardé le silence. En effet, un journal national a eu le culot de publier que « le calme revient au Honduras après le vandalisme et la violence » sans mentionner la terreur militaire.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos