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Le 29 janvier 2026, la tension entre les États-Unis et l’Iran atteint un nouveau sommet, alors que Washington multiplie les menaces militaires et que Téhéran affiche une fermeté sans précédent. Le président américain Donald Trump a de nouveau violemment menacé l’Iran de guerre, écrivant sur son réseau social que « le temps est compté » avant une possible attaque, évoquant une frappe « bien pire » que celles menées en juin 2025 contre des sites nucléaires iraniens, et brandissant la menace d’une agression à l’image de celle ayant frappé le Venezuela. Ces déclarations interviennent dans un contexte de blocage des négociations sur le programme nucléaire iranien et d’une présence militaire américaine renforcée dans la région. Les États-Unis ont considérablement accru leur présence militaire dans la région du Golfe, en réponse aux tensions persistantes avec l’Iran. Plusieurs porte-avions, dont l’USS Gerald R. Ford, ont été déployés en mer d’Oman, accompagnés de sous-marins nucléaires et de bombardiers stratégiques B-52. Des batteries de missiles Patriot ont également été installées dans les pays alliés de la région, notamment en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale, analyse la situation pour Initiative Communiste :
Trump n’attaquera pas l’Iran, de même qu’Israël, car les deux savent depuis juin dernier que les représailles iraniennes seraient dévastatrices.
Or les capacités balistiques de l’Iran ont été augmentées depuis juin dernier, de même que ses capacités de destruction AA (anti-aériennes ). La Chine et la Russie ont récemment renforcé énormément les armes anti-aériennes de l’Iran.
En outre, l’Arabie saoudite a prévenu les États-Unis que ce serait une grave erreur et les monarchies du Golfe ont dit officiellement qu’elles ne prêteraient aucun soutien à une telle attaque.
Comme il en a l’habitude, Trump va chercher une solution pour sauver la face aux yeux du monde, mais il ne peut pas se permettre de déclencher un conflit militaire qu’il ne peut pas gagner. Le Pentagone semble penser la même chose et dissuade Trump d’attaquer.
Les États-Unis, Israël et le Royaume-Uni ont échoué à transformer les manifestations pacifiques contre la vie chère – justifiées par les difficultés économiques et financières provoquées par les sanctions occidentales – en révolution car les forces de sécurité iraniennes ont démantelé les réseaux infiltrés terroristes, notamment en leur coupant les connexions satellites que Mossad et CIA leur avaient fournies; ils ont même piégé ceux qui avaient des récepteurs et les ont interceptés.
Ce fut un échec, et il ne leur restait que l’attaque militaire mais elle est trop dangereuse pour leur présence dans la région. C’est pourquoi, comme je l’ai mentionné plus haut, je ne pense pas qu’ils attaqueront.
En outre, l’axe de la résistance, au Yémen, en Irak, au Liban et ailleurs, ne restera pas inactif.
Le monde bascule vers la fin de l’hégémonie américaine et l’Iran en est le pivot.
Beaucoup de pays l’ont compris, dont la Russie, la Chine et l’Arabie, qui soutiennent l’Iran.
Alain Corvez Conseiller en stratégie internationale. Ancien conseiller en relations internationales aux ministères de la Défense et de l’Intérieur.
Les réactions internationales : l’Union européenne à la remorque d’un Trump menaçant l’Europe
L’Iran, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, a rejeté toute négociation tant que les menaces américaines persisteront. « Pour engager des pourparlers, les Américains doivent cesser les menaces et les demandes excessives », a-t-il déclaré. La mission iranienne à l’ONU a prévenu que l’Iran « répondra comme jamais » en cas d’agression, soulignant que le pays se tient prêt à se défendre, tout en restant ouvert à un dialogue « basé sur le respect et les intérêts mutuels » L’Arabie saoudite, traditionnellement rivale de l’Iran, a appelé à la modération, craignant une escalade qui déstabiliserait davantage la région. La Chine et la Russie, alliées de Téhéran, ont exprimé leur opposition à toute intervention militaire, mettant en garde contre les conséquences d’une telle action sur la sécurité mondiale. Moscou et Pékin ont réitéré leur soutien à une solution diplomatique et au respect de l’accord sur le nucléaire iranien. Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, a réaffirmé que l’Iran était prêt à engager des négociations, mais seulement à condition que celles-ci se déroulent sur un pied d’égalité et dans le respect mutuel. Il a exprimé de vifs doutes sur les intentions réelles des États-Unis, soulignant que les expériences passées montrent que Washington privilégie l’imposition de ses positions plutôt que le dialogue. Qalibaf a également mis en garde contre une escalade des tensions régionales, avertissant que l’agressivité américaine pourrait mener à la fin du respect du droit international.
Donald Trump a réaffirmé que les États-Unis ne toléreraient pas le développement d’armes nucléaires par l’Iran, tout en laissant la porte ouverte à des négociations sous conditions. De son côté, l’Union européenne, par la voix de son haut représentant pour les Affaires étrangères, a appelé toutes les parties à la retenue et au retour à la table des négociations, insistant sur la nécessité de préserver la stabilité régionale. Pour autant, l’Union européenne s’est alignée sur Trump en se préparant, avec le soutien zélé de Macron, à une escalade diplomatique contre Téhéran, en déclarant le Corps des gardiens de la révolution, l’une des principales structures militaires de l’Iran, comme organisation terroriste. Officiellement, la France, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, a exprimé sa préoccupation face à l’escalade verbale et militaire. Paris a réitéré son attachement à une solution diplomatique et à la préservation de l’accord de Vienne, tout en condamnant les menaces d’usage de la force.
A lire, à regarder :
- Iran : Ingérence et guerre impérialiste au prétexte de démocratie ?
- Ukraine, Gaza, Iran… Le « narratif » est un piège ! Une réponse à Jacques Baud et Sylvain Ferreira [ #géopolitique #guerremondiale ]

En janvier 2026, les États-Unis ont déployé une imposante force militaire dans la région du Golfe et du Moyen-Orient, centrée sur l’Iran. Voici la composition connue de cette armada :
Moyens navals :
- Porte-avions USS Abraham Lincoln (classe Nimitz, propulsion nucléaire), accompagné de son groupe aéronaval.
- Destroyers lance-missiles : USS Frank E. Petersen Jr, USS Spruance, USS Michael Murphy. Ces navires sont équipés du système de combat Aegis Baseline 9C2, de 96 cellules de lancement vertical (missiles Standard, Tomahawk, ESSM, VL-ASROC), de canons de 5 pouces, de systèmes CIWS Phalanx et de tubes lance-torpilles. Les missiles Tomahawk ont une portée de 1 600 km, permettant des frappes de précision à longue distance fr.euronews.com+3.
Moyens aériens :
- Avions de chasse F-35C embarqués sur le porte-avions, capables d’opérations de supériorité aérienne et de frappe au sol.
- Hélicoptères SH-60 pour la guerre anti-sous-marine et les missions de sauvetage.
Bases terrestres et effectifs :
- Renforcement des bases américaines dans la région (notamment en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar), avec des effectifs supplémentaires de soldats, des batteries de missiles Patriot pour la défense antiaérienne, et des systèmes de drones de surveillance et de frappe.
- Présence de troupes et d’équipements permettant des opérations de projection de force rapide, incluant des unités de Marines et des forces spéciales.
- Capacités de frappe terrestre : missiles de croisière et drones armés, avec une coordination accrue avec les alliés régionaux (Israël, États du Golfe).




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