Guerre antisociale en France, guerre contre les peuples à l’international : le régime Macron ami de Trump, ennemi des peuples !

« L’ennemi principal est chez toi » (prononcé par le député internationaliste allemand Karl Liebknecht en août 1914).

L’attentat commis en violation ouverte du droit international par Trump, Macron et Mme May contre la Syrie souveraine est gravissime en ceci qu’il affaiblit gravement, voire irréversiblement, l’Organisation des Nations-Unies – si insuffisant que soit cet organisme issu des rapports de forces géopolitiques de 1945 – et qu’il renforce lourdement « l’unilatéralisme » étatsunien.

Il est loin le temps où Chirac sauvait l’honneur français en refusant de cautionner l’énorme crime contre la paix fomentée par Bush contre le peuple irakien : aujourd’hui Macron prolonge sa guerre de classe contre les travailleurs et la nation française en s’alignant sur le bellicisme euro-atlantique. Honte à ceux qui, comme P. Laurent, ont feint de condamner les frappes sans organiser la moindre riposte de masse et en renvoyant dos à dos le « régime syrien » – c’est-à-dire l’Etat syrien légal ! – et l’impérialisme, ennemi principal des peuples et de la paix.

Pour sa part, le PRCF appelle à associer dans nos luttes la défense du progrès social démoli par Macron-MEDEF à la sauvegarde de la paix mondiale et la renaissance de l’indépendance française que Folamour-Macron sacrifie à l’euro-atlantisme. C’est pourquoi les militants du PRCF collent présentement une affiche ainsi libellée : « Trump, Macron et l’OTAN jouent avec la paix mondiale : NON A LA GUERRE IMPERIALISTE EN SYRIE ».

Pas plus en ce domaine que sur le front social Macron n’est parvenu à obtenir l’ « union sacrée » tant sont nombreux les censeurs de cet acte irresponsable. Il est en particulier odieux que Le Drian accuse la Russie et la Syrie d’ « effacer les traces » de l’attaque chimique imputée sans preuve à Damas. Quelle étrange « justice » que celle qui frappe d’abord et qui s’inquiète ensuite de savoir si les preuves du forfait imputé à la personne « punie » existaient bel et bien ! Macron redouterait-il que l’enquête officielle n’établise que l’attaque au gaz provenait des « gentils rebelles » et autres intégristes armés jusqu’aux dents par l’Occident et par les pétromonarchies ?