Communiqué de la commission internationale du PRCF – mai 2014


EU-GRECELe 25 mai les élections européennes coïncidaient avec le 2é tour des élections municipales et régionales.

En ce qui concerne les élections européennes, dans des conditions difficiles, le KKE obtient 6.10% des suffrages (+1.6%) et 2 élus alors que 41 partis briguaient les 21 sièges dévolus à la Grèce.

La « Nouvelle démocratie » (droite) passe de 26.89 à 22.75% ; le PASOK (PS) qui n’a même pas osé se présenter sous ses propres couleurs tant il est discrédité peine à atteindre les 8%.

Quant à Syriza que l’on présente chez nous comme le parti de « la gauche radicale », composé d’anciens communistes et de transfuges du Pasok ayant quitté le navire avant qu’il ne coule complètement, il peine à maintenir son score de 2012 : 26.53% ( 26.89% en 2012).

Ce parti, membre du PGE de Pierre Laurent, en réalité successeur de la sociale démocratie, a tout fait pour attirer ce qu’il est convenu d’appeler le « vote utile » ; son mot d’ordre « le 25 on vote, le 26 ils partent ! » et sa pêche à la respectabilité à Washington ou Berlin a pu entretenir des illusions malgré son refus de prendre position contre l’euro et l’UE.

Comme partout en Europe, les fascistes progressent quoique de manière limitée ; Aube Dorée passe de 6.92 à 9.40% ; ce sont avec le KKE les deux seuls partis en progression.

Le succès du Parti communiste de Grèce est plus marquant aux élections régionales et municipales : au 1er tout le KKE enregistre 8.82% des voix contre 4.5% en 2012 où il est vrai ce fut une des pires années pour les communistes, celle où la bourgeoisie a choisi de mettre en selle Syriza, la sociale démocratie officielle ne pouvant plus être un recours.

Au second tour de cette consultation, les quatre municipalités où le PCG arrivait en tête ont toutes été remportées :Patras ( troisième plus grande ville de Grèce) 62,4%, Ikaria il a reçu 50,8, et dans l’agglomération d’Athènes : Petroupolis 53% et Chaïdari 68,5% des voix

Ainsi que le déclarait Dimitris Koutsoumpas, secrétaire général du KKE :

« Bien que la tendance du KKE à rallier des forces et recevoir de nouveaux votes est positive, les résultats des élections dans leur ensemble n’expriment aucune tendance significative à l’émancipation des forces ouvriers et populaires face aux partis de la « route à sens unique européenne », des intérêts du capital et des monopoles. »