Déclaration de M. Bruno Rodríguez Parrilla, Nations Unies, New York, le 1er Octobre 2012

Ce que l’on favorise aujourd’hui, et sans dissimulation, c’est le renversement de gouvernements par la force et la violence, c’est « le changement de régimes » décidé depuis Washington et d’autres capitales de pays de l’OTAN, ce sont des guerres de conquête pour le contrôle de ressources naturelles et de zones d’importance stratégique.

Le gouvernement des États-Unis et certains d’Europe ont décidé de renverser le gouvernement syrien, en vue de quoi ils arment, financent et entraînent des groupes d’opposants, y compris des mercenaires.

C’est, fondamentalement, l’opposition résolue de la Russie et de la Chine qui a empêché que le Conseil de sécurité ne soit manipulé pour pouvoir imposer la formule interventionniste utilisée dans d’autres équipées militaires récentes.

Cuba réaffirme le droit du peuple syrien au plein exercice de son autodétermination et de sa souveraineté, sans ingérence ni intervention étrangères, de quelque nature qu’elles soient. Il faut donc que cessent la violence, les massacres et les actes terroristes qui causé la perte de tant de vie innocentes. Il faut aussi cesser l’envoi d’armes et d’argent aux groupes insurgés et la honteuse manipulation médiatique de la réalité.

Il incombe à l’Assemblée générale de recourir à toutes ses facultés afin de promouvoir un règlement pacifique de la situation qui déchire cette nation arabe et d’empêcher le déclenchement d’une agression militaire étrangère qui aurait de graves conséquences pour tout le Moyen-Orient.

L’Assemblée générale doit agir résolument pour reconnaître l’État palestinien comme membre de plein droit de l’Organisation des Nations Unies, dans ses frontières antérieures à 1967 et avec Jérusalem-Est comme sa capitale, et elle doit le faire d’ores et déjà, avec ou sans Conseil de sécurité, avec ou sans veto étasunien, avec ou sans nouvelles négociations de paix.